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Général, Information Charybde

Vingt livres pour l’été 2021 et pour après

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Pour une nouvelle variation de notre Summer Box des années précédentes, nous vous proposons de choisir ce qui vous tente dans cette liste (elle n’est évidemment pas limitative, juste notre choix du moment pour les six semaines qui viennent !), et ensuite soit de venir les chercher à la librairie Charybde (Ground Control, 81 rue du Charolais 75012 Paris, ouverte tout l’été du mercredi au dimanche de 12 h 00 à 22 h 30, eh oui !), soit de vous les faire expédier à l’adresse de votre choix. Vous pouvez passer commande directement sur le site de la librairie (www.charybde.fr) ou en nous adressant un courriel à : contact(at)charybde.fr

La note de lecture complète sur chacun des vingt ouvrages peut être consultée sur ce même blog en cliquant sur leur titre.

Passez un bel été en livres !

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Singes

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Philippe Annocque : « Mon petit DIRELICON » (Lunatique, 2021)

Agile, tenant dans toutes les formes de sacs ou de poches, un petit dictionnaire irrévérencieux à emporter partout pour rire et parfois être fort sérieux à propos de littérature contemporaine et des clichés tenaces qui gravitent autour d’elle, un peu partout.

Philippe Annocque : « Les singes rouges » (Quidam, 2020)

De la Guyane à la Martinique, des Antilles à Paris, le parcours imagé d’une mère, entre préjugés et fatalités, entre joies et victoires, pour questionner tendrement mais sans complaisance, en vignettes, transformées et extraites par son fils, la mémoire, l’intime,… et la littérature elle-même !

Arno Bertina / Mathieu Larnaudie / Oliver Rohe : « Boulevard de Yougoslavie » (Inculte Dernière Marge, 2021)

Une authentique expérience toute récente de rénovation urbaine, à Rennes, transformée en un roman choral haletant où se réinventent la géographie, la démocratie, le vivre-ensemble, et le décodage de nos fabriques de citoyenneté, usées mais sans doute pas condamnées – si l’on sait et veut bien s’y prendre. Politiquement caustique et résolument optimiste contre toutes attentes !

Arno Camenisch : « Sez Ner » (Quidam, 2020)

Au fin fond du canton suisse des Grisons, c’est l’été aussi, et la montée à l’alpage. En une langue unique créée à partir du suisse allemand, du romanche et de l’italien, magistralement traduite par Camille Luscher, une plongée dans un quotidien à la fois ancestral et terriblement contemporain, drôle et tendre, caustique et brutal, cru et cuit.

Didier Da Silva : « La mort de Masao » (Marest, 2021)

Comment on devient aujourd’hui un fantôme japonais, et ce qui s’ensuit entre attentes trompeuses et pièges de l’ex-quotidien, pour une drôle de fable poétique, songeuse et lumineuse – là où se déjoue joliment la lecture.

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Daylon

Daylon : « Mécaniques sauvages » (Courant Alternatif, 2021)

Dans un monde apparemment réduit à la taille de l’Île-de-France, cernée de déserts et d’accidents physico-climatiques qui pourraient être en train de gagner du terrain, un microcosme social, économique et politique – le nôtre, ou presque – simule la vie ordinaire, l’effondrement et la révolution. Une formidable expérience de pensée et de langage, à lire d’urgence.

Chloé Delaume : « La nuit je suis Buffy Summers » (Jou, 2020)

À partir d’une scène-clé choisie parmi les sept saisons d’une série télévisée qui révolutionna il y a quelques années la fiction adolescente (et bien au-delà), la quête féministe d’une échappatoire rusée à l’aliénation sociale et aux assignations de genre, matérialisées par la psychiatrie dans un petit « roman dont vous êtes l’héroïne », à choix multiples, drôles et enlevés. Tout récemment réédité et toujours aussi indispensable dans votre poche.

Alexander Dickow : « Le premier souper » (La Volte, 2021)

Et si les règles et coutumes alimentaires, presque au sens propre, définissaient une civilisation ? En imaginant un régime profondément décapant pour un récit rusé de science-fiction ou assimilée, en une véritable fête du langage, se trace alors en beauté l’arbitraire des constructions mythico-religieuses ou socio-politiques. Brillant et… terrifiant.

Dominique Dupart : « La vie légale » (Actes Sud, 2021)

Dans les mois qui ont suivi le 11 septembre 2001, une subtile polyphonie caustique pour décoder et recoder les clichés ambiants à propos de réfugiés, d’anti-terrorisme, de cités et d’émancipations : un récit paradoxal parfois, curieusement drôle souvent et néanmoins toujours sérieux. Un grand roman étonnant.

Maria Efstathiadi : « Hôtel rouge » (Quidam, 2018)

Pour surmonter les silences d’une mémoire d’enfant, la mobilisation poétique de la Voix, du Souffle et des Oreillyeux, reconstituant un puzzle éclaté et une vérité qui se dérobe. Un tour de force littéraire, une plongée poignante dans les détours secrets du souvenir.

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Manoo

Gauz : « Black Manoo » (Le Nouvel Attila, 2020)

Un Ivoirien à Paris, un maquis clandestin, des amours, des musiques, une vie en avance rapide : une fable contemporaine foncièrement émouvante, subtilement politique, et toujours diablement enjouée même aux moments les plus inattendus.

Michel Gerbal : « Les thèses inconnues » (Le Bréchet, 2018)

Un voyage initiatique échevelé au pays imaginaire et mouvant de Pitchi-Poï, où la poésie sous toutes ses formes permettra peut-être d’affronter le deuil intime et l’histoire planétaire du siècle écoulé. Bouleversant d’intelligence et d’électricité langagière.

Christian Ingrao : « Le soleil noir du paroxysme » (Odile Jacob, 2021)

Étudier la violence nazie pour toujours mieux saisir ce qu’elle dit du temps présent, à travers les intellectuels de la SS, les chasseurs de partisans et les praticiens de la repopulation des terres volées, en inventant au passage lorsque nécessaire, par curiosité, par analogie, par ouverture d’esprit et par transposition, les nouveaux outils qui permettent de faire avancer la science historique. Un livre essentiel pour comprendre comment se fabrique concrètement l’Histoire aujourd’hui.

Luvan, « Agrapha » (La Volte, 2020)

En immersion dans un mystérieux manuscrit ancien évoquant une communauté de femmes vers l’an 1000, un extraordinaire détour poétique et politique par le passé pour mieux essayer de libérer l’avenir. Une écriture acérée, somptueuse et malicieuse, une conception graphique rare et particulièrement rusée.

Baptiste Morizot : « Les Diplomates » (Wildproject, 2016)

Quatre ans avant le large succès de « Manières d’être vivant », le travail fondateur, humble et révolutionnaire à la fois, d’un philosophe féru de nature et d’animaux, appuyé sur les modalités pratiques de la cohabitation avec les loups et sur l’ensemble des travaux pionniers les plus marquants de ses prédécesseurs, écrivains ou scientifiques, pour repenser fondamentalement notre rapport au vivant. L’un des rares exemples de livres pouvant réellement, au sens propre et fort, changer notre regard sur le monde.

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Affect

Sandra Moussempès : « Cinéma de l’affect » (L’Attente, 2020)

Lorsque le son enregistré, surgi du passé, entre en résonance, expérience spirite métaphorique et poétique, avec un dévoilement contemporain toujours aussi nécessaire et subtil, construisant discrètement un féminisme différent et résolu.

Raphaël Nizan : « Sous le ciel vide » (Maurice Nadeau, 2020)

Dans les rues et les sous-sols d’un Paris pas si lointain, une envoûtante descente amoureuse aux enfers des nuits glauques et de la dèche, proposée en une langue rare, hypnotique et acharnée.

Ian Soliane : « Basqu.I.A.t » (Jou, 2021)

En un extraordinaire monologue ambigu, face à un interlocuteur muet ou absent mais hautement significatif, l’art de Jean-Michel Basquiat comme frontière, et comme filtre irréductible, provisoirement ou non, des pouvoirs englobants de l’intelligence artificielle déjà là et à venir : un savoureux vertige esthétique et politique.

Lucie Taïeb : « Les Échappées » (L’Ogre, 2019)

Porté par les mots furtifs et post-exotiques d’une radio clandestine inimaginable, un chapitre décisif, subtilement poétique et langoureusement science-fictif, de l’histoire de la Grande Peur en Occident – et de comment peut-être la surmonter.

Wu Ming (Luther Blissett) : « L’Œil de Carafa » (Seuil, 2001)

Enfin de nouveau disponible en français après presque dix ans d’éclipse éditoriale, le roman d’un collectif italien (malgré leur nom chinois) qui a révolutionné en son temps – et qui continue à nourrir – la manière dont le roman historique transforme le présent. À propos de Réforme et de Contre-Réforme en 1530, un formidable récit fictionnel de mondialisation et d’altermondialisation !

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À propos de Hugues

Un lecteur, un libraire, entre autres.

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