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Philippe Annocque

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Les best-sellers 2017 de la librairie Charybde

2017 était la septième année d’activité pour notre librairie Charybde, la sixième année pleine depuis la création en juin 2011. Comme chaque année, nous nous demandions avec une certaine curiosité non exempte de sympathique manipulation comment évolueraient nos « meilleures ventes », qui reflètent vraisemblablement un subtil équilibre entre goûts des libraires, prosélytisme assumé, envies de notre … Lire la suite

Note de lecture : « Un funambule sur le sable » (Gilles Marchand)

Lorsque la différence, visible ou invisible, devient le moteur fantastique d’une ardue lecture poétique du monde. x C’est lorsqu’il est arrivé à la clinique que mon père a compris que tout ne s’était pas exactement passé comme prévu. La couleur des visages des infirmières se confondait avec celle de leurs blouses dans un dégradé de … Lire la suite

Note de lecture : « La ville fond » (Quentin Leclerc)

Une métaphore fantastique et haute en couleurs de la dissonance cognitive contemporaine et de son déni radical de la réalité. x Bram avait toujours eu un goût prononcé pour les paysages et, dès qu’il devait effectuer un trajet, il s’arrangeait pour ne pas conduire, pour observer les paysages. Sa femme n’avait jamais eu aucun goût … Lire la suite

Note de lecture : « La toile » (Sandra Lucbert)

Vie et mort d’une start-up numérique, formidables liaisons dangereuses contemporaines. x Avis au lecteur Autant prévenir : je m’exprime sous contrat. les phrases, je ne les ai pas écrites. Je n’ai pas choisi un seul mot. Je ne suis pas convaincu par ce livre, je ne veux pas vous convaincre de l’ouvrir. Point de lyrisme … Lire la suite

Note de lecture : « Le Mondologue » (Heinrich Steinfest)

Une hilarante et songeuse quête du sens perdu dans les lieux les plus improbables, entre Taïwan, mer de Chine, Stuttgart et Alpes autrichiennes. x x x Visiblement, le démon que nous appelons fatalité (comme on appelle une bombe Little Boy, une brute qui donne du martinet aux enfants, le père Fouettard, celui qui bastonne le … Lire la suite

Je me souviens de : « Morphologie du conte » (Vladimir Propp)

Sans doute le plus célèbre ouvrage du formalisme russe, et un enjeu important pour le structuralisme. x Ce n’est que très tardivement (vers 1994-1995, à l’époque où je me constituais ou reconstituais, en pur autodidacte, une petite bibliothèque de théorie littéraire, dans les versions lycéennes et classes préparatoires de laquelle je ne l’avais, peut-être curieusement, … Lire la suite

Note de lecture : « Real Niggaz Don’t Die ! Grand Theft Auto: San Andreas entre récit et jeu » (Samuel Archibald)

En 50 pages, une saisissante analyse des sens possibles du jeu GTA: San Andreas, et de bien d’autres choses au passage. x Publié en 2012 dans la stimulante collection de mythologie contemporaine (même s’ils ne l’appellent pas ainsi) des éditions le murmure, ce bref essai de Samuel Archibald, par ailleurs professeur au Département des études … Lire la suite

Note de lecture : « Le grand jeu » (Céline Minard)

La formidable Montagne Analogique de la quête obsessionnelle du sens et de l’équilibre. x x Je peux, seule, grimper en m’auto-assurant. C’est long et technique mais c’est possible. Quand je suis sur une paroi, je peux utiliser cette corde, ces pitons et ce grigri qui bloquera ma chute et maintiendra la vitesse acceptable et le … Lire la suite

Note de lecture bis : « Marcher droit, tourner en rond » (Emmanuel Venet)

La somptueuse mise en scène d’un syndrome d’Asperger, l’espace d’un enterrement, en révélateur de la construction de l’hypocrisie sociale. x Je ne comprendrai jamais pourquoi, lors des cérémonies de funérailles, on essaie de nous faire croire qu’il y a une vie après la mort et que le défunt n’avait, de son vivant, que des qualités. … Lire la suite

Lire au soleil – Un été 2016 (1)

      Plus de stations de métro ratées à cause d’une intrigue trop prenante, plus d’inquiétude matinale pour les effets secondaires des nuits blanches : quand arrive juillet, on peut enfin anticiper la joie d’une ivresse plus sereine, ces grandes plages de lecture que l’été permet. Cette joie débute par le choix, souvent cornélien, des … Lire la suite