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Notes de lecture 2018, Nouveautés

Note de lecture : « Le tas de pierres » (Aurélie William Levaux & Christophe Levaux)

Un double regard d’encore enfants pour dénicher en riant (jaune, éventuellement) ce qui se cache sous les pierres abandonnées.

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Je me rappelle encore du bruit que ça a fait quand le train a déraillé. En réalité, je ne savais pas qu’il était en train de dérailler. J’étais en train de fumer dans les volières à la recherche de nouvelles photos comme celles qu’on avait découvertes sous la paille avec ma sœur et Julia quelques mois plus tôt, des photos de femmes aux jambes grandes ouvertes et d’hommes qui s’y glissent en jetant vers l’objectif des regards obscènes, des regards tellement obscènes qu’on avait tous rougi lorsqu’on les avait croisés, même ma mère, parce qu’on avait bien fini par les lui montrer, les photos, vu qu’on pensait qu’elles pouvaient être en lien avec un truc grave, une histoire de pédophilie ou de secte, voire les deux ensemble, c’est Julia qui l’avait suggéré après avoir vu un reportage sur le sujet, sauf qu’il n’y avait rien de si grave, c’était juste les photos que mon grand-oncle utilisait pour se secouer le bonhomme lorsqu’il montait nourrir ses oiseaux, quoi que quand même, ça lui a bien foutu la honte à ma mère qui avait dû raconter toute l’histoire à Gérard quand il est venu rechercher Julia à la fin de la journée, même que je me demande bien comment elle lui a expliqué que son tonton décédé se branlait au milieu des oiseaux tout en haut du jardin […]

Dans un petit village situé au coeur de la plus ancienne région minière de Belgique, entre Liège et Charleroi – mais ce pourrait sans doute être dans n’importe quel bassin houiller épuisé, physiquement et moralement, entre la Manche et la Ruhr, Christophe et sa grande sœur Aurélie, les deux voix de ce bref roman, entament leur pré-adolescence et leur adolescence, entouré de mines abandonnées et d’habitations décaties qu’un petit train touristique parcourt inlassablement, en un jeu de miroirs sociaux et historiques qui minent certainement, intimement et secrètement, de nombreux protagonistes de cette histoire. Le lieu et les deux prénoms, ceux des deux auteurs justement frère et sœur, fournissent un indice autobiographique que l’on se gardera bien, toutefois, d’exploiter : le texte, gouailleur, oscillant à merveille entre l’humour forcené et le drame bien réel, se suffit largement à lui-même.

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C’était donc là au-dessus que je furetais lorsque le train a déraillé. Il était 14, peut-être 15 heures. Je devais être à deux cents mètres à vol d’oiseau du lieu de la catastrophe, c’est pour ça que j’ai tout entendu distinctement. C’est-à-dire que de l’autre côté du ruisseau sur lequel notre jardin tombait à pic, juste après la grand-route qui le longeait jusqu’au moulin, la vallée remontait aussi sec et c’est au cœur de son flanc – juste en face de là où je me trouvais – que le chemin de fer avait été creusé à l’époque où mon grand-oncle était jeune homme, même que lui, il le prenait toujours, le train, pour se rendre dans les villages environnants, mon grand-oncle. À l’époque, il y avait des cafés dans tous les villages, plein de cafés, plusieurs par village, notre instituteur nous avait dit avec une pointe de nostalgie dans la voix. Les gens ne restaient pas à faire des yeux de merlan frit à leur télé à longueur de soirée comme on faisait nous, il avait ajouté, ils allaient à la rencontre les uns des autres, ils conversaient, avec du contenu et tout, il disait encore, sauf que je ne crois pas qu’ils aient fait autre chose que se mettre des grosses races en silence, moi, nos aïeuls, au bout de leurs comptoirs de troquets vermoulus. C’est du moins ce qu’il faisait mon grand-oncle, lorsqu’il prenait le train pour se rendre dans les villages environnants.

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Artiste et illustratrice consacrée (c’est ainsi à elle que l’on doit le dessin de couverture) depuis plusieurs années, Aurélie William Levaux s’est ici associée à son frère Christophe Levaux (auteur l’an dernier du magnifique et intense « La disparition de la chasse » chez Quidam), dont la langue méticuleuse, foisonnante et maîtrisée excellait déjà alors à rendre pleinement palpable les petites et les grandes absurdités du quotidien, saisies à hauteur d’homme ou de femme. En disséquant, sur un rythme à la fois langoureux et enjoué, une tranche d’enfance et d’adolescence emblématique, en changeant avec ruse la focale d’un regard porté sur un monde en petit qui a cependant tout d’un grand, « Le tas de pierres » réussit un formidable travail de démystification, retournant bien des cailloux (et non un « Mailloux »), en effet, pour voir, mine de rien, ce qu’il y a dessous, maniant un véritable art de la digression signifiante pour tamiser les différents discours adultes, rapprocher le dit du fait, en mesurer les écarts et les absences, tout cela dans le mouchoir de poche de quelques familles, d’une école communale, d’escapades dans les bois et au long des voies (où pourrait bien pousser, au passage, quelque « Passerage des décombres », justement).

Si l’on rit beaucoup, au fil de ces 110 pages très enlevées, on n’en songe pas moins tout autant, et la mélancolie insidieuse, souvent brocardée en passant par la narratrice et par le narrateur, y sert aussi de liquide révélateur à quelque chose de potentiellement plus grave, qui saisirait peu à peu les communautés laissées sur le bord en des torsions peut-être insoutenables.

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À propos de charybde2

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Discussion

2 réflexions sur “Note de lecture : « Le tas de pierres » (Aurélie William Levaux & Christophe Levaux)

  1. Allez, il faut en profiter. c’est le moment de solder un certain nombre de critiques de romans japonais, le tot sur fond de catastrophes. je commencerai par le tout récent « O chevaux, la lumière est pourtant innocente » de Hideo Furukawa. Livre superbe, post tsunami et réflexion sur le (ou les) Japon. Puis je réactiverai plusieurs posts sur le même thême.

    Hideo Furukawa, comme son nom l’indique, est un écrivain japonais, né à Kōriyama, à une quarantaine de kilomètres au Sud de Fukushima. Très vite, il se passionne pour le théatre. Il quitte sa ville pour Tokyo et publie son premier roman « Jusan » en 2002, puis «Alors Belka, tu n’aboies plus ? » et « Soundtrack », tous deux publiés en Français et traduits par Philippe Honoré le premier (2015, Editions Philippe Picquier, 464 p.) et le second (2013, Editions Philippe Picquier, 720 p.). il y a d’ailleurs eu des critiques sur ces livres ici même https://charybde2.wordpress.com/2015/09/24/note-de-lecture-soundtrack-furukawa-hideo/

    Son dernier livre « Ô chevaux, la lumière est pourtant innocente », toujours traduit par Patrick Honoré vient de sortir (2018, Editions Philippe Picquier, 160 p.). Encore un livre sur Fukushima, allez vous dire. Non, bien que cela soit un récit de son voyage dans le Tôhoku, région dévastée, mais c’est aussi, et le titre l’indique, un récit sur les chevaux de Sôma. Cette petite ville de la province de Fukushima, à une cinquantaine de kilomètres au Nord, sur la côte, est réputée pour ses chevaux sauvages. Tous les ans, des festivités honorent Taira no Masakado, samouraï du Xème siècle qui a initié cette pratique. Une course, Koshiki Kacchu Keiba, se déroule fin juillet qui voit plusieurs centaines de samurais à cheval qui luttent pour obtenir 40 étendards représentant chacun un sanctuaire. Les festivités sont classées « Biens immatériels de la culture populaire japonaise ».
    Tout commence par « Il y avait cette scène » avec « le grand et le petit frère ». Ce sera « La Sainte Famille », roman qui « a pour personnages principaux les deux frères, l’aîné et le cadet ». Ce roman, c’est celui qu’est en train de terminer Hideo Furukawa, et c’est pour cela aussi qu’il est à Kyoto, pour des repérages pour le troisième roman, après « L’Hiver » et « Tempête et Flots en fureur » qui ont été publiés dans la revue littéraire « Sinchô ». Se greffe là dessus les noms mêmes des deux frères. « L’ainé s’appelle Gyuûichirô. Son nom de famille est Inuzuka ». Or il se trouve que leur patronyme « Inuzuka » signifie « la tombe des chiens et son prénom « Gyûichiro » signifie « le bœuf-premier garçon ». Dans leur nom de famille, il y avait « inu », le chien. Et dans leurs prénoms, il y avait le bœuf « gyû » et le mouton « yô » ». Ces considérations animales étant faites, on passe à la suite de la narration, et on les retrouve régulièrement tout au long du récit.
    Tout au long du récit, il y a le« kamikakushi » (l’enlèvement par les dieux, disparition mystérieuse) en traduction littérale. C’est une notion difficile à traduire, mais très présente dans les contes, qui évoque à la fois la disparition des enfants, mais aussi la suspension du temps. Cette notion intervient lors du voyage de l’auteur avec ses compagnons, en fait des personnes invitées par son journal et sa maison d’édition. Tout commence aussi à Kyoto « J’étais intervenu en première partie ». « Une jeune file est venue. Elle avait l’un de mes livres dans les mains » Elle est de Sôma et elle l’invite à y aller « Venez voir ». Et le voyage, je dirais d’initiation, commence. « A quatre dans une petite voiture immatriculée à Kashiwa. Une voiture de location ». Il y a S et Mme S, et il y a Y. Ce voyage se déroule en avril, un mois après le séisme (le 11 mars, ou 3/11). Le jour de la catastrophe, Hideo Furukawa est à Kyoto, en repérage pour la troisième partie d’un livre qu’il est en train d’écrire.
    En plus de ces considérations, tout le groupe part de Tokyo pour la zone du Tohoku. « En à peine un jour, des choses impossibles se produisaient, s’amplifiaient, continuaient de s’amplifier. Pour dire cette expérience en un mot, le temps avait disparu. Concrètement : disparue, la conscience du jour que l’on était, absent, le sentiment du lendemain. Je peux mettre un nom sur cette expérience : c’était le temps du kamikakushi, l’ « enlèvement par les dieux ». Quand on est enlevé par les dieux, une demi-année peut passer comme une semaine, quelques secondes ou dizaines de secondes passent comme trois mois. Le temps n’est plus ordonné. Toute mesure devient impossible. »
    Les descriptions sont celles de zones dévastées. On est alors un mois après le tsunami. Il reste encore des zones envahies par la mer. La centrale est toujours dangereuse et rejette des produits radioactifs, qui polluent l’herbe et que les vaches, livrées à elles mêmes, ainsi que les chevaux, broutent.
    A ces scènes de désolations se greffent l’histoire du Japon, de ces samourais qui l’ont façonné au cours des shogunats successifs. Et la vie continue. Et puis il y aura ce voyage à New York, au cours duquel Hideo Furukawa se rend sur les ruines de « Ground Zero » et réalise le lien qui existe entre le 9/11 et le 3/11. Tout cela dans une histoire qui se bouscule, le fameux « kamikakushi » qui abolit aussi bien les gens que le temps.

    « Mon texte se termine ici, et commence » termine le livre en annonçant une suite. Un texte très japonais donc. Un texte qui change de point de vue à chaque paragraphe ou presque, qui passe de la description pré- et syn-catastrophe. Puis qui mêle des notions du Japon historique et des traditions d’élevage des chevaux à Sôma. Ces chevaux, dont on peut dire qu’ils sont l’histoire même du Japon. Témoins et détenteurs d’un passé plus grand que l’homme. C’était déjà en partie le message de Belka, qui faisait partie de ces chiens élevés par l’armée japonaise dans « Alors Belka, tu n’aboies plus ».
    C’est un peu sa façon de rendre hommage aux japonais et aux victimes. « Les sinistrés ont alors réalisé qu’il leur fallait parler, prendre la parole, s’exprimer, faire entendre leur voix, au-delà de la réserve traditionnelle japonaise que les Occidentaux peuvent percevoir de nous ». Surtout, il y a ce rapport des Japonais à l’histoire, pas seulement la leur ou celle du pays qui a travers plusieurs catastrophes. « Il y a deux Japon qui coexistent en nous : le Japon d’après la période Meiji, liée à l’Occident, et le Japon du passé qui subsiste à Kyoto. J’ai envie de regarder comment ces deux Japon se rejoignent et se regardent ». Lorsque j’étais au Japon il y eut bien entendu des séismes, pas trop importants, mais aussi des cyclones. Mon collègue m’a alors avoué un jour. « Ici nous avons tout, les volcans, les séismes, les tsunamis, le cyclones, les avalanches ». Comme si les forces de la nature s’étaient liguées contre le pays. Mais celui-ci vit.

    Publié par jlv.livres | 4 mai 2018, 21:19
  2. et la suite (ou plutôt le début, puisque écrits avant) avec trois titre et un autre à venir

    « Le Grand Tremblement de Terre du Kantô» de Akira Yoshimura (2010, Actes Sud, 288 p.) relate les évènements qui suivirent ce grand séisme de la région de Tokyo (septembre 1923). A la place de nous raconter le détail des dégâts de ce grand tremblement de terre qui fit tout de même plus de 100 000 victimes en dévastant Tokyo et sa région, Yoshimura raconte les dégâts collatéraux. Certains journaux japonais diffusèrent des informations extravagantes ou exagérées, rapportant par exemple la dévastation totale de Tokyo, un immense tsunami qui déferle jusqu’au Mont Akagi, situé au centre du pays, à mi-chemin entre Tokyo et Niigata, la submersion et l’enfoncement dans la mer de toute la plaine du Kantô, la destruction de l’archipel d’Izu provoquée par le réveil de volcans. Par ailleurs, les Coréens, l’ennemi héréditaire, furent accusés de piller et rançonner, d’allumer des incendies et d’empoisonner les puits. Il s’ensuivit une chasse aux Coréens. L’armée dut intervenir pour les protéger. En supplément une polémique scientifique éclata entre deux grands sismologues japonais de l’époque, Akitsune Imamura et Fusakichi Ōmori. Imamura avait anticipé en 1899 la future théorie de la tectonique des plaques. Pour lui, le tsunami a été provoqué par des mouvements de la croûte terrestre sous la mer. Il prédit en 1905 un séisme majeur qui devrait frappera le Kantô dans moins de 50 ans et tuera plus de 100 000 personnes. Il demande que des mesures soient prises. Omori est en Australie au moment du tremblement de terre de Kantô de 1923. Il rentre au Japon mais sa santé ne lui permet plus d’être autant actif. Il meurt deux mois après le séisme. On lui doit cependant une loi de puissance qui caractérise les séquences sismiques. Celle loi de puissance signe l’imprédictibilité des séismes.

    « Fukushima. Dans la zone interdite » William T. Vollmann (2012, Tristram, 87 p.). Ce qu’il y a de bien avec Vollmann, c’est que son talent d’écrivain se retrouve aussi dans ses articles de journaliste. Un vrai souci du détail qui lui fait aller voir sur place se rendre compte et rendre compte aussi. Dans ce cas ce n’est pas tant la catastrophe en soi qui l’intéresse, mais ce qui se passe ensuite. Il part alors pour le Japon avec un appareillage plus que douteux et décide de se rendre dans la zone interdite. Rencontres avec des habitants souvent désemparés, on le serait à moins, et dépassés par la catastrophe. Quant aux autorités, elles sont le plus souvent impuissantes devant l’ampleur du désastre. Aux destructions du séisme, déjà nombreuses, mais prévisibles, et auxquelles les japonais savent faire face, il faut ajouter l’ampleur du tsunami, beaucoup trop sous-estimé. Y ajouter une graine d’imprévoyance de l’industrie énergétique, à laquelle un soupçon de pingrerie ont fait que l’usine nucléaire a été construite malgré des règles de sécurité existantes. Le tout conjugué a eu le résultat que l’on connait. Malheureusement.

    « La submersion du Japon » de Komatsu Sakyo traduit par Masury et Maryse Shibata (2000, Editions Philippe Picquier, 232 p) Comme c’est l’usage, le nom précède le prénom.Court roman qui raconte l’histoire d’un scientifique, le professeur Tadokoro, et de Odonera, pilote de submersible chargé d’explorer les fonds marins. Et il s’en passe des choses dans ces fonds sous-marins : courants de boue, modifications des fonds, bref tout se prépare pour la disparition (à prévoir) de l’archipel. Récit d’anticipation, même si cela ne devait pas se passer comme dans le livre. (on s’attend à un fort tremblement de terre dans la région de Tokyo dans les années qui viennent, un peu dans le genre de celui du Kanto en 1923). Dans le livre, on passe à le dimension supérieure. Tout le système de convection du manteau terrestre se réorganise et le Japon est appelé à disparaître (les Japonais ont déjà « mis à l’abri » des collections artistiques par des expositions internationales).
    Bref une histoire de « science fiction » pas impossible à se réaliser, bien que les bases scientifiques soient quelquefois légères. L’empereur est absent du livre (a t’il aussi été envoyé à l’étranger ?). Récit bien tenu, jusqu’au glouglou final où l’océan engloutit le pays (que hélas on ne lit pas). Bref, une lecture facile (2 bonnes heures pour un cauchemar qui s’oublie vite).

    Ces dernières années, les japonais ont beaucoup revu leurs normes de prévention. Sonnés une première fois après Kobé (1995), ils l’ont été encore plus après le séisme de Tohoku en 2011. Il est vrai que l’amplitude des vagues a surpris. C’est d’ailleurs plus le tsunami que le séisme qui a provoqué le désastre. Les immeubles de Tokyo ont bougé, quelquefois de façon assez forte, mais ils ont tenu bon. Tous sont maintenant construits selon des normes parasismiques, avec renforcement des structures, amortisseurs,… De même, toutes les structures porteuses des bâtiments de l’aéroport de San Francisco reposent tous sur des coussins amortisseurs de la taille d’une grande assiette. Les simulations au Japon ont été reconduites. Un des résultats de ces estimations est d’envisager un, voire même plusieurs séismes couplés, au sud de Tokyo, sur la fosse de Nankai. On pourrait s’attendre à des séismes importants dans les régions de Tonankai à la hauteur d’Osaka et de Nankai, au large de l’ile de Shikoku, et surtout à des tsunamis avec des hauteurs de vagues estimées entre 20 et 35 m. Le nombre de victimes pourrait avoisiner les 100 000 personnes. En effet, un séisme dans la région de Tokyo, ne laisse que 5 minutes pour l’évacuation des gens à Shizuoka, à une centaine de kilomètres au sud. Sans être alarmiste, il est évident que ce serait plus qu’une catastrophe nationale.

    « The Big Ones » de Lucy Jones (2018, Penguin Random House, 256 p.) et en sous-titre « How Natural Disasters have shaped us (and what can we do about them». Soit un titre « Les numéros un : Comment les catastrophes naturelles nous ont formés (et ce que l’on peut faire à leur sujet) ».
    Lucy Jones est une séismologiste, anciennement à l’US Geological Survey, et maintenant à Caltech. Elle est consultante ministérielle pour la réduction des Risques et a été à l’initiative du programme « Great Shake Out Drill », forage profond avant le grand séisme.
    Il s’agit d’un programme issu du « Great Shake Out Day », qui a lieu maintenant tous les ans le 18 octobre aux USA, Canada, Nouvelle Zélande et Japon, et qui mobilise plusieurs millions de participants. Durant toute la journée, un tremblement de terre est simulé Donc, à cette date, à 10.15, le matin, il y aura en Californie la journée de sensibilisation des californiens au grand séisme qui menace. Exercices de sauvetage et de survie au programme. Si vous voyagez dans ces coins là à cette époque, choisissez une autre date pour le shopping.

    Publié par jlv.livres | 4 mai 2018, 21:20

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