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Notes de lecture 2015, Nouveautés

Note de lecture : « Soundtrack » (Furukawa Hideo)

Danse de guerre bienveillante et corbeaux de combat silencieux dans l’effondrement inexorable d’une Tokyo tropicalisée. Énorme.

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Soundtrack

Publié en 2003, traduit en français en août 2015 par Patrick Honnoré aux éditions Philippe Picquier, le sixième roman de Furukawa Hideo mérite certainement le titre, décerné par l’auteur lui-même, avec quelques années de recul, de « roman fondateur de toute son œuvre ». Les chemins tortueux de l’édition en langue étrangère font que la lectrice ou le lecteur découvriront peut-être ce roman après d’autres nettement plus récents du même auteur, considéré au Japon comme l’un des plus emblématiques de la « génération post-Murakami (Haruki) ».

« Soundtrack » propose résolument un univers en folie, et Furukawa Hideo le parcourt sans ménagements, d’emblée avec de la vitesse, et en accélérant tout au long. Démarrant sur de très marins chapeaux de roue, avec deux enfants miraculeusement sauvés des eaux s’échouant, en pleine tempête, sur une île déserte de l’archipel d’Ogasawara (en général plus connu en Occident sous son ancien nom d’îles Bonin, et particulièrement de la plus célèbre d’entre elles, Iwo Jima), jouant un instant presque calmement au roman d’apprentissage lorsque les deux orphelins que tous croient frère et sœur, Touta et Hitsujiko, sont recueillis par une famille locale après leur découverte lors d’une campagne officielle d’extermination de chèvres sauvages, entrant en nette divergence (au sens nucléaire du terme) lorsque l’une découvre l’amour absolu de la danse tandis que l’autre découvre la haine de la musique, et que leurs chemins se séparent, pour aborder chacun fort différemment une métropole de Tokyo en pleine dérive, mutant de moins en moins insensiblement sous l’effet du changement climatique qui la tropicalise et des migrations humaines qui à la fois la cosmopolitisent en majorité et la raidissent en minorité dans une quête de pureté de la race. À partir de là, il ne saurait définitivement plus être question de raconter le tsunami que devient, presque au sens propre, « Soundtrack », lorsque Hitsujiko prend peu à peu le contrôle, par la danse, de son lycée catholique de jeunes filles de bonne famille, que Touta infiltre les bas-fonds interlopes et surprenants de la ville, et que survient le troisième personnage essentiel, Leni, adolescent / adolescente au sexe variable et non défini, d’origine moyen-orientale qui, en compagnie d’un corbeau à gros bec appelé Kroy, révolutionnera le tissu urbain et souterrain, et permettra l’apothéose du roman.

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Chichijima

Chichijima (archipel d’Ogasawara)

Le temps d’un clin d’œil, son père avait quitté son champ visuel. Assis sur la banquette arrière du cruiser, le fils, six ans, chercha des yeux son père que la mer avait fait disparaître comme par prestidigitation. Il ne reverrait plus jamais le dos de celui qui tenait le volant. Le bateau qui avait soudain perdu tout contrôle commença à tournoyer sur lui-même. Des ondulations de forte amplitude se mirent de la partie. Vint une seconde rafale latérale. Le garçon, cramponné au garde-corps, s’accroupit et regarda, ahuri, image par image, le contenu du cockpit se déverser à la mer. Il n’eut pas besoin qu’on lui explique que son père s’était fait emporter précisément de la même façon par un paquet de mer, giflé par le vent, puis éjecté à bâbord. La pluie cingla le front et frotta les oreilles qui la défiaient, les embruns lui lessivèrent les yeux. Plus aucune couleur n’existait dans l’océan déchaîné, pas étonnant qu’il ne voie plus où était passé son père. Pour la troisième fois le yacht fut secoué de vibrations verticales. Puis au sommet d’une vague de sept mètres il fit une pirouette. Parfaitement, la grande coque du cruiser fit une pirouette, pour de vrai. Le garçon comprit que le bateau allait se retourner et il frémit d’horreur. Mais le déclenchement de son imagination activa dans le même temps son instinct de conservation. Avec d’infinies précautions pour ne pas se laisser emporter par les vagues et les coups de vent hors normes, il concentra les cent millions de nerfs de son corps et entreprit un déplacement de la banquette arrière vers le cockpit. Pas à pas, dans un contexte de violence hallucinant, un doigt après l’autre, quelques centimètres à chaque fois, rampant, devenu le fantôme miniature de son père, il atteignit le siège de pilotage à l’avant.

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Murakami Haruki

Furukawa Hideo – comme nous le rappelle, parmi d’autres informations précieuses, Patrick Honnoré dans son excellente postface -, dès le début de son parcours, revendiquait avec force une filiation respectueuse avec Gabriel Garcia Marquez, Jorge Luis Borges et, surtout, Murakami Haruki. À la lecture de cet ouvrage de plus de 600 pages écrit à trente-six ans, force est de constater que, bien au-delà de l’hommage nécessaire (le nom de l’héroïne, Hitsujiko, renvoie expressément, par exemple, à l’excellent « La course au mouton sauvage » de 1982), et fort loin de la relative complaisance qui semble s’être peu à peu emparée de son « maître » avec le succès (dont témoigne parfaitement le boursouflé et claudiquant « 1Q84 » de 2009-2010), l’auteur développe dès cette époque une écriture beaucoup plus spécifique, et pour tout dire, beaucoup plus riche, y intégrant aussi bien le sens du rebond foisonnant de ses débuts littéraires en scénariste de Wizardry (l’un des grands ancêtres du jeu vidéo d’aventure, qui connut au Japon dans les années 1980-1990 un succès beaucoup plus fort et plus durable, avec force suites et dérivés, qu’aux États-Unis ou en Europe, où il eut déjà une influence spectaculaire), le sens de l’anticipation scientifique détournée et de la catastrophe rampante développé en une fréquentation assidue des milieux science-fictifs japonais, l’esthétique ouverte au punk le plus rageur et hilarant que l’on trouve chez « l’autre » Murakami, Ryū, ou encore la connaissance approfondie des musiques actuelles et du spectacle vivant (danse et théâtre) d’un écrivain qui, dès ses débuts, consacra une phénoménale énergie à établir un lien permanent entre écriture et performance scénique (ses lectures publiques sont parmi les plus réputées au Japon).

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Corbeau à gros bec (Corvus macrorhynchos)

Leni regardait autour de lui. Le désastre. Dans le fond, plusieurs corbeaux à gros bec poussaient des cris. Mais Leni ne les entendait plus. Toute sa conscience était réservée à la vision de ce qu’il avait devant lui. Un corbeau en sang. Mais il en eut l’intuition immédiate : ses blessures n’étaient pas mortelles. Les blessures n’étaient pas si profondes que ça. Il n’en mourrait pas. Il vivrait.
Ses camarades de la bande des autochtones étaient perchés autour du terrain vague, sur les terrasses des immeubles, à surveiller l’évolution de la situation. De leur hauteur, ils regardaient Leni. La barre de fer à la main, Leni jetait un regard clair sur le corbeau blessé. Le corbeau focalisa ses deux prunelles noires sur Leni, et pendant un instant, l’humain et l’oiseau se regardèrent les yeux dans les yeux.

Les corbeaux, aussi bien ceux à gros bec que ceux à bec fin, distinguent parfaitement les visages des humains. Pour donner un exemple, ils sont capables de se partager le travail de surveillance et d’intimidation des agents municipaux qui viennent en ennemis au début de l’été, quand ils sont occupés à éduquer leurs petits, ou des ouvriers sur les poteaux électriques. Pour protéger leurs oisillons des sources de nuisance. Ils possèdent des facultés d’observation et surtout une extraordinaire mémoire. Leur intelligence n’est pas à sous-estimer. Leur coefficient intellectuel est globalement plus élevé que celui d’un chien. Ils sont capables d’utiliser des outils pour se procurer leur nourriture, et selon des expériences menées en Nouvelle-Calédonie, ils ont à peu près le même niveau technologique que les hommes du paléolithique. En Amérique du Nord, ils se servent des routes pour ouvrir les coquillages. On les a vus à Sendai utiliser les voitures des résidents pour écraser les noix. En Norvège et en Suède, ils ont appris à pêcher en observant les humains creuser des trous dans les lacs gelés, selon une technique similaire à la pêche aux wakasagi. Leurs capacités d’apprentissage sont très élevées, et il a été démontré qu’ils possédaient une conscience du futur, comme on peut en juger par la pratique qu’ils ont de constituer des réserves de nourriture en cas de besoin.
Leur intelligence vient renforcer leur importante ténacité physique, et en seigneur de tous les oiseaux commensaux de l’homme, le corbeau s’est parfaitement adapté à la ville.

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La rivière Kandagawa à Tokyo

Pour parvenir à son but ultime, dans un déchaînement progressif mobilisant toutes les forces narratives d’abord disséminées au fil des 400 premières pages, Furukawa Hideo n’hésite pas à convoquer, dans un désordre apparent dont toute la malice apparaîtra in fine, un père survivaliste acharné, une mère suicidaire, un instituteur ayant hérité de ses trois meilleurs amis morts bizarrement une collection de 573 cassettes audio de musiques du monde et de sons improbables, un vieux pêcheur désabusé ayant connu la deuxième guerre mondiale, un chauffeur de bus de nuit clandestin pour travailleurs immigrés illégaux, un médecin vénézuélien devenu l’urgentiste de tout le monde de la nuit non officielle, une ex-prostituée ayant transformé un palais des mariages désaffecté en squat massif, autogéré, dédié à l’amour et à la bienveillance, un réalisateur de films pornographiques reconverti en professeur improvisé de cinéma en tant qu’arme de guerre (dont Patrick Honnoré note avec justesse dans sa postface à quel point il incarne le cheminement et le doute littéraire de l’auteur lui-même), une jeune fille de bonne famille championne d’arts martiaux, une tribu troglodyte revendiquant ses droits immémoriaux, des moustiques anophèles en pleine expansion, des responsables marketing prompts à exploiter la moindre tendance sociétale, aussi infime et insensée soit-elle, des racistes forcenés et fiers suprématistes de la race japonaise, et bien d’autres personnages, simples ombres au tableau ou protagonistes à part entière du déchaînement apocalyptique en gestation.

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Un futur stade pour Tokyo (DGT Architects)

À cet instant, Touta sentit le monde s’obscurcir. Une sensation de déjà-vu, quelque chose qui déchirait les profondeurs de sa conscience. Rejette les pleurnicheries de femelles, devient un homme… Les paroles du Vieux de la Mer l’élançaient, comme des secousses électriques au cœur, mais il n’en trouvait pas la cause. Son imagination n’allait pas jusqu’à lui faire voir que c’étaient exactement les mots que son vrai père avait à la bouche en permanence. Sa mémoire des six années qui avaient précédé sa rencontre avec Hitsujiko était effacée. Il ne connaissait pas la voix de son père. Les entraînements aux techniques de survie que son père lui avait fait subir, les voyages en cruiser, le Touta de treize ans d’aujourd’hui n’en avait aucun souvenir. Malgré tout, il était pris de sévères palpitations, et la chair de poule lui venait sur tout le corps.
Ce qui a explosé ne peut retrouver son état antérieur.

D’une puissance hors normes, « Soundtrack » parvient à une surprenante synthèse des genres, sublimant le réalisme magique de ses aînés dans une chaudière incantatoire, un creuset esthétique travaillé au sourd rythme syncopé du drum and bass et du breakbeat, infusant science-fiction et fantastique chaque fois qu’utile ou nécessaire, sans faux pas, au fil d’une sombre allégresse de plus en plus explosive. Dès 2003, la littérature japonaise et mondiale tenait ainsi sans doute avec Furukawa Hideo une véritable révélation, par sa largeur de champ, sa maîtrise narrative, sa ferveur fusionnelle et son absence de complaisance – qui donne nettement envie de se précipiter sur ses productions plus récentes.

Immenses remerciements à Michael Sergeevitch Ignatov, du département d’études est-asiatiques de l’Université d’Arizona, dont la thèse de 2011, « Corps en mouvement : Furukawa Hideo, écrivain pour l’âge du multimédia » est irremplaçable, fourmillant d’informations aujourd’hui encore introuvables en français.

Pour acheter le livre chez Charybde, c’est ici.

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Photo Hideo FURUKAWA1_web

À propos de charybde2

Un lecteur, un libraire, entre autres.

Discussion

13 réflexions sur “Note de lecture : « Soundtrack » (Furukawa Hideo)

  1. Merci pour ce commentaire, je découvre Furukawa Hideo avec Soundtrack. « Un peu » submergée, j’ai besoin d’avoir quelques clés, quelques mots et de me précipiter (dès que possible) sur ses autres romans chez Picquier. Je n’ai pas lu les Murakami (Ryu ou Haruki) mais j’ai lu Volodine et tout ça me laisse rêveuse !!!

    Publié par Jaulain | 24 septembre 2015, 10:59
    • Je le découvre aussi (j’avais acheté « Alors, Belka, on n’aboie plus ? » mais je n’avais pas encore trouvé le temps de le lire). Là, je suis conquis, et en effet, il y a risque de submersion permanent, il faut accepter de se laisser aller, et de retrouver ses petits plus tard, au fil de la rivière…

      Publié par charybde2 | 24 septembre 2015, 11:02
    • Vous saviez que Furukawa et Volodine s’étaient rencontrés dans le cadre du Salon du Livre de Paris, 2012, où Furukawa était invité (pour « Belka », à l’époque) ? Bon, personnellement, j’avais été un peu déçu de la rencontre, Furukawa acquiesçant un peu trop systématiquement à tout ce que disait Volodine, Volodine un peu surpris par cette méthode pas assez dialectique à son goût (il y avait de quoi, je dois dire), et l’animateur de la rencontre incapable de tenir les rênes. En fin de compte, c’est le traducteur, qui était à l’origine de la rencontre, qui aurait dû prendre les choses en main, mais il a laissé filer et tout est parti comme un pull-over sur lequel on tire le bout de laine qui pend.
      Mais Furukawa et Volodine, tout à fait !

      Publié par patokichi | 7 octobre 2015, 23:10
      • Je ne connaissais pas cette rencontre entre les deux auteurs, merci !

        Publié par charybde2 | 8 octobre 2015, 01:29
      • Non je ne savais pas, du coup j’ai cherché une vidéo ou une trace écrite, mais je ne trouve rien.
        Ce sont les personnages, dans leur quête solitaire et en même temps imprégnés de conscience collective, qui résonnent d’un auteur à l’autre. Ils errent plus ou moins, dans des mondes désolés et furieux à la fois. Entre autres !
        De Volodine, j’ai lu Terminus Radieux et … Slogans de Maria Soudaieva, et… Onze Rêves De Suie de Manuela Draeger.

        Publié par Jaulain | 21 octobre 2015, 16:36
      • Je n’ai lu que Des Anges mineurs et Dondog et Le Postexotisme en dix leçons, je crois, en tout cas pas ceux que vous mentionnez, ce qui renforce ma conviction que le parallèle Furukawa Volodine n’est pas une vue de l’esprit.

        Publié par patokichi | 30 octobre 2015, 00:54
  2. Et on peut mentionner que ce sont aussi tous les deux des auteurs à univers riche et complexe, qui ont su s’approprier et personnaliser les motifs partagés issus du milieu littéraire « science-fiction » de leurs jeunes années, là encore, sans doute pas uniquement une convergence de hasard. En tout cas, merci pour ces informations !

    Publié par charybde2 | 30 octobre 2015, 08:41
  3. Roman très surprenant et déroutant, tant par la forme que le fond. Mais j’avais aimé « Alors Belka, tu n’aboies plus ? », roman de quatre chiens abandonnés sur une ile déserte par l’armée impériale japonaise. Leurs descendants vont quitter l’ile et essaimer, à la recherche d’une terre promise.

    Pour revenir à Soudtrack. Tout commence par un petit garçon, Touta, (6 ans) et son père sur un canot hors bord en pleine tempête. Le père tombe à l’eau et le canot finit sur une plage d’une ile déserte (pas tout à fait car il y a des chèvres). Au même moment une mère se jette à la mer avec sa fille Hisujiko, (4 ans). La mer se noie, la fille tombe dans un bateau de sauvetage et finit par échouer sur l’ile déserte (mais avec les chèvres et la garçon). C’est parti, roman robinsonesque (ou crusoesque). Patratras, les iliens japonais voisins viennent chasser les chèvres (quelques années après tout de même), récupèrent les enfants. Ceux-ci sont adoptés par une famille qui les élève. Roman initiatique donc. Re-patatras. Le garçon fugue et la fille part chez l’instituteur (qui retourne bientôt à Tokyo). Roman japonais. Re-re-patatras.

    Les deux enfants ont bien grandi, ce sont maintenant des adolescents, sont séparés dans un Tokyo (de 2006-2009) mais très changé. D’une part le climat y est devenu tropical (dans Tokyo même, mais pas son entourage), d’autre part la ville est envahie d’immigrés, d’où une Arab Street, ou un quartier Liban. Naturellement la juxtaposition des Japonais et non Japonais est explosive. C‘est dans cette ambiance qu’apparait un troisième personnage, Leni, garçon/fille ou fille/garçon, c’est selon. Pour corser le tout, Leni est toujours accompagné de Kroy, corbeau (male et veuf). On en est alors vers la page 200 (sur 600), toujours dans la première partie (la seconde ne commence qu’à la page 482).

    On a presque intérêt à avoir sous les yeux une carte de Tokyo pour situer les lieux (exacts) où se déroulent les faits. En gros, il s’agit de Nishi-Ogibuko, Nishi signifiant ouest. Globalement si l’on considère Tokyo, et une coupe d’est en ouest passant e au niveau entre les gares de Tokyo et de Ueno (les deux grandes gares de l’est), on suit la ligne Chuo qui file vers l’ouest, un peu au nord de Shinjuku, l’autre gare, mais de l’ouest) on arrive dans le quartier de Nakano, puis de Suginami. C’est là que se trouve Nishi-Ogibuko.
    A partir de là, tout ou presque, part dans toutes les directions. A tel point que le lecteur est parfois perdu. Mais ce n’est rien, le reste est à l’avenant. L’enchainement des chapitres (ou même des sous chapitres) est quelquefois difficile à suivre. On passe brutalement d’une histoire avec Tatou à autre chose avec Leni.

    Plusieurs pistes pour la suite.
    Les deux enfants vont-ils se retrouver ? Sachant que Hitsujiko (ou Yuko) s’est plongée dans la danse, et y entraine ses amies.
    Kroy, le corbeau veuf, sera-t-il vengé ?
    Comment vont se gérer les relations entre Leni et Touta ?
    Tokyo sera-t-il toujours Tokyo ? Et les « vrais » Japonais dans tout cela ?
    Y aura-t-il du retard sur la ligne de métro Chûô (celle qui relie Tokyo à Nagoya)
    Kroy aura-t-il connaissance de son visionnage du « Cuirassé Potemkine » ?
    Fera-t’il moins chaud demain ?

    Bien sur je ne raconterai pas comment tout cela se termine. Sachez que la seconde partie (les chapitres 0 à 30) sont de plus en plus courts. Certains ne font que 3 mots « Ils l’avaient trouvé » (ch.17). D’ailleurs le suivant n’est pas beaucoup plus long (« Sept mille corbeaux avaient trouvé Dieu »).

    Je vous laisse par ailleurs dans l’expectative et dans l’attente d’un sujet de Bac : A partir du chapitre 18 de « Soundtrack » de Furukawa Hideo, analysez la fonction religieuse chez les corvidés.
    Plusieurs pistes :
    – que font les autres corbeaux (les non inclus dans les 7000)
    – a partir de combien de fidèles peut ont se qualifier de déité
    – la fonction divine d’un corvidé peut elle servir de modèle à d’autres
    – les corvidés ont-ils un jour été invités chez Jacques Chancel
    – s’il y a un Dieu pour les corbeaux, s’applique t’il pour les autres zozios
    – la quête du divin est elle une constante dans l’œuvre de Furukawa (comparez avec Belka). Tiens si j’avais le courage, je relirais ce roman.

    Publié par jlv.livres | 16 décembre 2015, 17:09
    • Merci beaucoup (et j’ai hâte en effet de lire Belka) ! Mais euh… j’essaie aussi de faire des notes de lecture sans révéler « trop » d’éléments d’intrigue, pour laisser la joie de la découverte de certains éléments… 😉

      Publié par charybde2 | 16 décembre 2015, 17:11
  4. Et l’incitation à étudier la fonction religieuse chez les corvidés est en effet excellente !

    Publié par charybde2 | 16 décembre 2015, 17:13
  5. si le Corbeau est Dieu
    alors le Diable est le Renard
    et Eve a mangé le Fromage

    Publié par jlv.livres | 18 décembre 2015, 09:19

Rétroliens/Pings

  1. Pingback: Troisième aperçu de la rentrée littéraire (Septembre 2015) | Charybde 27 : le Blog - 3 octobre 2015

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