☀︎
archives

Fragments

Ce tag est associé à 27 articles

Note de lecture : « Peuplié » (Lucie Taïeb)

L’argent et le peuple, sauvagement entrechoqués en une malicieuse folie à deux poétique, tous azimuts et sans prisonniers. x Je n’ai pas bien connu Fredinand Man. Nous nous croisions de loin en loin, dans le Milieu de la capitale, qu’il fréquentait assidûment. Mais je respectais son travail et nous étions nombreux à penser que ce … Lire la suite

Note de lecture : « Deux cents et quelques commencements ou exercices d’écriture ou de lecture amusants » (Marc Cholodenko)

En réinventant à chaud l’art endiablé du commencement, et en le passant sauvagement au mixeur, injecter une inventivité insoupçonnable dans l’éventuelle fatigue romanesque. x Mais la nuit était arrivée comme le personnage qui entre juste pour annoncer « trop tard » et apprendre à l’assemblée qu’une minute plus tôt c’était possible encore et qu’il n’était plus temps … Lire la suite

Note de lecture : « Moi, Marthe et les autres » (Antoine Wauters)

Apocalypse et renaissance par le verbe. x Dans un au-delà de la catastrophe, futur proche et indistinct où l’humanité est quasiment retombée à l’état animal, sans que l’on ne sache ni comment ni pourquoi, un petit groupe d’hommes nés après « l’événement » – Marthe, Josh, Hardy, les petits, le narrateur et les autres – arpentent les … Lire la suite

Note de lecture : « La douleur porte un costume de plumes » (Max Porter)

Un journal de deuil inventif et poignant, désespérant et merveilleusement drôle. x Miraculeusement, et comme Philippe de Jonckheere dans «Une fuite en Égypte», Max Porter réussit dans ce premier livre, publié en 2015 et superbement traduit par Charles Recoursé pour les éditions du Seuil (2016), à parler du deuil le plus douloureux, avec authenticité, une … Lire la suite

Note de lecture bis : Souviens-moi (Yves Pagès)

Nostalgique, insolente et poétique, la mémoire en pointillés. x Je me souviens que j’ai eu envie de faire du vélo en voyant Sami Frey pédaler sur scène en 1989, tandis qu’il disait, totalement détendu, les éclats de mémoire de Georges Pérec. Yves Pagès,lui, est attentif aux blancs, au gouffre de la mémoire où tout vient … Lire la suite

Note de lecture : « Petites natures mortes au travail » (Yves Pagès)

Il était une fois l’aliénation. x Depuis la parution en 2000 aux éditions Verticales de ce livre ironique et mordant dès son titre, les «petites natures mortes au travail», ces travailleurs fragiles qui résistent mal aux petits métiers, sont sans doute plus mortes que jamais, car la précarité n’a cessé de gagner en vivacité dans … Lire la suite

Note de lecture : « Mon prochain » (Gaëlle Obiégly)

Réinventer l’écriture en observant l’autre. x «J’ai l’impression que je ne fais pas partie du monde. Il est derrière une paroi. Si j’osais la percer, mais avec quels outils, des tamanoirs, des éléphants, des guêpes géantes et d’autres créatures avec lesquelles je n’ai jamais été en contact s’élanceraient sur moi. Je n’ai pas vécu de … Lire la suite

Note de lecture : « Paysage avec palmiers » (Bernard Wallet)

Derrière l’ombre étroite des palmiers, toute l’horreur de la guerre. x «Le regard bien calé par les amphétamines et la bouche insensibilisée par le bourbon, j’ai vu, dans le port de Beyrouth, plusieurs cargos, ventre en l’air, dans une posture de vieux poissons obscènes. Dans les cales devenues inaccessibles, des milliers de cigares pourrissaient.» Dans … Lire la suite

Note de lecture : « Yama Loka Terminus » (Léo Henry & Jacques Mucchielli)

À l’œuvre à Yirminadingrad, la poésie critique du témoignage suspect foisonnant. x RELECTURE C’est en 2008, aux éditions de l’Altiplano, que naît officiellement la ville de Yirminadingrad, dans ces 21 nouvelles de Léo Henry et Jacques Mucchielli, travail dont, déjà, l’illustrateur Stéphane Perger est pleinement partie prenante, même si sa présence semble alors se limiter … Lire la suite

Note de lecture : « Portraits crachés » (Yves Pagès)

«Ce sont des portraits crachés, comme ça, en l’air, et qui devaient un jour me retomber dessus.» x Les portraits crachés d’Yves Pagès sont comme des pièces détachées, silhouettes esquissées en seulement quelques lignes, des micro-fictions aux chutes souvent brillantes, des portraits qu’on pourrait insérer dans des histoires plus vastes. Dans cet effeuillage, avec Elisa, … Lire la suite