☀︎
archives

Eric Chevillard

Ce tag est associé à 31 articles

Note de lecture : « L’art de faire naufrage » (Pierre Senges)

Indissolublement liés à travers cinq siècles et davantage d’histoire de la mer, navigation et naufrage sous la malice érudite de Pierre Senges et d’un évêque franciscain plume de Charles Quint. x Antonio de Guevara (1481-1545), prédicateur franciscain devenu évêque par la suite, fut un personnage discret et pourtant essentiel du règne de l’empereur Charles Quint, dont … Lire la suite

Note de lecture : « Promenades avec chiens » & « Tout près » (Olivier Hervy)

Construire un court roman mystérieux et huit nouvelles affolantes en n’usant que d’aphorismes brefs, faussement indépendants, minutieusement construits et agencés : le nouveau défi relevé par Olivier Hervy pour notre bonheur. x Bien sûr, parfois un vieil homme vit une histoire tragique avec un espadon, un capitaine parcourt les océans à la recherche d’une baleine … Lire la suite

Note de lecture : « Mon cri de Tarzan » (Derek Munn)

En fiction poétique, le « making of » intime d’un film taiseux narrant une découverte de l’Afrique, et tout autre chose simultanément. Magnifique et puissant. x Chaque fois qu’il voit l’affiche, elle lui fait un drôle d’effet. L’image est chargée de souvenirs et la trouver placardée, transformée en grande pub, ne manque jamais de le troubler. On … Lire la suite

Note de lecture : « La grande épaule portugaise » (Pierre Lafargue)

À dos de titan et à grandes enjambées rageuses, le pas fourmillant de la littérature. Un foisonnement malicieux d’une rare beauté, ne craignant ni les machines à coudre ni les querelles picrocholines, bien au contraire – et déjà un réjouissant monument. x Ils ont été écartés. Ce n’étaient que des flûtistes. Des alarmistes. Des balnéo-botulistes. … Lire la suite

Note de lecture : « Blandine Volochot » (Lucien Raphmaj)

Un redoutable moteur d’inférence politique et poétique, né de fureur et de mystère par la collision des particules Blanchot et Volodine dans un accélérateur secret. x Blandine, dis-moi à quoi je rêve avec mon cerveau-araignée Avec mon cerveau mangé par l’inaction Végétalisé par la peur Cristallisé par l’amour Irradié par l’imagination Dans les mystères où … Lire la suite

Note de lecture : « La chauve-souris se cogne un mètre avant le mur » (Olivier Hervy)

Traquer l’incongru dans le quotidien, le paradoxe dans le disjoint, pour en extraire des aphorismes rieurs ou méditatifs. x Depuis 2007 et ses « Expertises », Olivier Hervy nous enchante régulièrement de ses recueils d’aphorismes, construisant au fil des années un extraordinaire clin d’œil au long cours, qui rivalise aisément de machiavélisme discret, quoiqu’utilisant le plus souvent … Lire la suite

Note de lecture : « L’obstination du liseron » (Olivier Hervy)

L’art de l’aphorisme, légèrement et joliment expliqué et illustré, entre la vieille voisine toujours impeccable et le assez rigolé. x Depuis 2007 et ses « Expertises », Olivier Hervy nous enchante régulièrement de ses recueils d’aphorismes, construisant au fil des années un extraordinaire clien d’oeil au long cours, qui rivalise aisément de machiavélisme discret, quoiqu’utilisant le plus … Lire la suite

Note de lecture : « Un titre simple » (Arno Calleja)

« Je vais faire un poème qui tombe » : une malicieuse déclaration d’amour au langage qui invoque, crée, fait trembler et ravit. Sans adoucissants et en toute beauté cruelle et rêveuse. x Je vais faire un poème qui tombe. Au début il tient. C’est à la fin qu’il tombe. C’est normal. Au début le poème il … Lire la suite

Note de lecture : « Combat de nègre et de chiens » (Bernard-Marie Koltès)

Un chantier de BTP au Nigéria, quatre voix qui se heurtent, et l’envol du théâtre de Koltès. x RELECTURE Bernard-Marie Koltès a trente-et-un ans lorsqu’il écrit cette pièce, en 1979, sa neuvième, et n’est alors qu’un auteur relativement obscur de théâtre, suffisamment original et déterminé, néanmoins, pour que plusieurs personnalités singulières de cet univers l’aient … Lire la suite

Note de lecture : « Rade Terminus » (Nicolas Fargues)

Un regard incisif, tendre et ironique, sur le sens de la vie, l’expatriation, le Nord, le Sud, les fardeaux et les murs hérités, et l’incommunicabilité potentielle. x Philippe n’était pas fou. La preuve, il avait parfaitement conscience que, parmi ses comportements solitaires, certains pouvaient sans ambiguïté le faire passer pour un fou aux yeux des … Lire la suite