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Cruauté

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Lecture BD : « Psychonautes » (Alberto Vázquez)

Une fable poétique et cruelle de la désindustrialisation, du désastre écologique, de la différence et du besoin vital d’échappée. Un choc émotionnel et esthétique. x Une petite ville portuaire, sinistrée par le chômage depuis que la pêche, activité historique, s’est raréfiée dans des eaux voisines de plus en plus polluées, et que les conserveries, principaux … Lire la suite

Note de lecture : « Sauve qui peut – Demain la santé » (Collectif)

« On avait changé de lunettes et un continent immense avait surgi » : quinze nouvelles pour tenter d’imaginer les lignes de fuite de notre rapport social et politique aux systèmes de santé. Impressionnant. x La fiction littéraire en général, et la science-fiction en particulier, s’attachent depuis longtemps aux résonances intimes de la santé, de la maladie, … Lire la suite

Note de lecture : « Croc fendu » (Tanya Tagaq)

Se jouant de toutes les formes littéraires établies en les mêlant joyeusement, le récit poétique, cruel et savoureux d’un improbable passage à l’âge adulte, dans le Grand Nord canadien des années 1975-1980. x Des fois on se mettait à l’abri dans le placard quand les ivrognes rentraient du bar. Assis, cachés, les genoux collés, on … Lire la suite

Note de lecture : « La nuit nous serons semblables à nous-mêmes » (Alain Giorgetti)

À hauteur d’adolescents, une exceptionnelle reconstitution poétique et réaliste d’une enfance, d’une fuite et d’un passage vers un monde réputé meilleur. x Des dessins sur les portes des parties communes. Des tags sur les palissades et les vieux meubles. Des objets abandonnés qui rouillent à droite à gauche. Des cairns, gravés de noms propres, en … Lire la suite

Note de lecture : « On ne peut pas tenir la mer entre ses mains » (Laure Limongi)

Dans la cruauté impénétrable des secrets de famille délétères, une Corse surprenante et les racines d’une radicale indocilité. x L’eau est claire, animée de vaguelettes. Tout est nimbé de bleu. Bouées, mosaïques, signalétique. Avec ce parfum de chlore caractéristique, qu’on finit par aimer ; il se diffuse en attaquant les résidus abandonnés par les corps. … Lire la suite

Note de lecture : « Glory Hole » (Frédéric Jaccaud)

Une jeune Française et deux jeunes Français dans la spirale mortifère de leurs vies déjà enfuies et du porno américain des années 80 comme planche pourrie de salut illusoire. Décapant, étrange et bien noir. x Seul, Jean mâchonne le pain trop sec d’un jambon-beurre. Il contemple les miettes de son repas qui constellent la table, … Lire la suite

Note de lecture : « Né d’aucune femme » (Franck Bouysse)

Une terrifiante contre-plongée dans les noirceurs de la domination bourgeoise, lorsqu’elle devient pleinement sauvage. x Il se trouvait quelque part plus loin que les aiguilles de ma montre. Cela n’a pas encore eu lieu. Il ne sait rien du trouble. Ce sont des odeurs de printemps suspendues dans l’air frais du matin, des odeurs d’abord, … Lire la suite

Note de lecture : « Nous sommes de grands chiens bleus » (Laurence Albert)

Vingt textes courts pour saisir des moments-clé de passés et de présents, avec tendresse et ironie. x La route crevait le paysage. Je m’étais trompée à un embranchement et ne cherchais plus à atteindre ma destination initiale. Je roulais. J’avais ouvert les vitres de la voiture malgré la fraîcheur. L’air entrait violemment et faisait pleurer … Lire la suite

Note de lecture : « La parallèle Vertov » (Frédéric Delmeulle)

Jouant superbement de registres narratifs bien différents, une belle ré-exploration du sens de l’Histoire et de l’impact humain. x Début du XXème siècle : deux journalistes français et britannique, dignes des magnifiques Harry Blount et Alcide Jolivet du « Michel Strogoff » de Jules Verne, enquêtent sur une mort mystérieuse, en huis clos, au cœur de l’abbaye … Lire la suite

Note de lecture : « Omon Ra » (Viktor Pelevine)

Une farce monumentale et déjantée sur la véritable nature du programme spatial soviétique. x RELECTURE Omon n’est pas un nom très fréquent, ni peut-être le meilleur qui soit. Il m’a été donné par mon père, qui a travaillé toute sa vie dans la milice et voulait que je devienne milicien comme lui. « Tu comprends, Omka, … Lire la suite