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Umberto Eco

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Note de lecture : « L’art de faire naufrage » (Pierre Senges)

Indissolublement liés à travers cinq siècles et davantage d’histoire de la mer, navigation et naufrage sous la malice érudite de Pierre Senges et d’un évêque franciscain plume de Charles Quint. x Antonio de Guevara (1481-1545), prédicateur franciscain devenu évêque par la suite, fut un personnage discret et pourtant essentiel du règne de l’empereur Charles Quint, dont … Lire la suite

Note de lecture : « Ongle du verbe incarné » (Pierre Lafargue)

La vigueur caustique d’une écriture déchaînée pour pourfendre la destruction du langage par de bien piètres animateurs de cadavres et autres faussaires à envies de domination. x RELECTURE Celui qui boudera ici son plaisir sera réputé mal inspiré, il ne sera reçu nulle part, parmi tout ce qui déplaît aux femmes son nom brillera d’un … Lire la suite

Note de lecture : « La grande épaule portugaise » (Pierre Lafargue)

À dos de titan et à grandes enjambées rageuses, le pas fourmillant de la littérature. Un foisonnement malicieux d’une rare beauté, ne craignant ni les machines à coudre ni les querelles picrocholines, bien au contraire – et déjà un réjouissant monument. x Ils ont été écartés. Ce n’étaient que des flûtistes. Des alarmistes. Des balnéo-botulistes. … Lire la suite

Note de lecture : « Schtroumpfologies » (Antonio Dominguez Leiva & Sébastien Hubier)

Les schtroumpfs de Peyo en superbe support d’une critique rusée de la sur-exégèse en matière de pop culture x « On peut s’imaginer des mondes possibles sans péché et sans malheur, et on en pourrait faire comme des romans, des utopies […] ; mais ces mondes seraient fort inférieurs en bien au nôtre » (Leibniz) La science … Lire la suite

Note de lecture : « Mathias Énard sur les grands chemins de Blaise Cendrars » – Carnets de Chaminadour n°12 (Collectif)

D’une rare richesse, une lecture polyphonique de l’oeuvre de Blaise Cendrars, en résonance avec celles de Mathias Énard et de plusieurs autres à l’écriture également passionnante. x Depuis 2006, Guéret, au cœur du Limousin, est chaque fin septembre le lieu d’une fête littéraire réputée parmi les plus intenses qui soient : les Rencontres de Chaminadour, … Lire la suite

Note de lecture : « La complainte de Foranza » (Sara Doke)

Lorsque le progrès technique et un féminisme combatif et inventif viennent secouer en beauté la fantasy d’un Moyen-Âge italien tardif. Rusé et somptueux. x Je déteste profondément mon prénom, Aphrodisia, qu’y a-t-il de pire ? C’est un prénom plein de promesses que je n’ai aucune intention de tenir. Un prénom de catin. Un prénom qui … Lire la suite

Note de lecture bis : « La bibliothèque de Hans Reiter » (Jean-Yves Jouannais)

Le sens réel de la guerre – et de sa farce – peut-il se dissimuler dans une collection obsessionnelle, folle et tronquée ? Vertigineux. x À 4 heures du matin, un taxi vint me prendre en bas de chez moi. Les rues étaient désertes. On n’entendait que les arbres violentés par des bourrasques discontinues. Un … Lire la suite

Note de lecture : « Les enfances Chino » (Christian Prigent)

Un chef d’œuvre, de langue, de ruse, d’inventivité et de joie complexe : une enfance à Saint-Brieuc transfigurée par Goya et bien d’autres facteurs. x La ville objective se poursuit hors champ sur le plan des sols. Si elle se propage à la vitesse de rotation du monde entre des glacis de landes, bocages, pâtures, … Lire la suite

Note de lecture : « Trop dire ou trop peu – La densité littéraire » (Judith Schlanger)

Une superbe réflexion sur la densité de l’écriture en littérature et ailleurs x C’est grâce à Gaëlle Obiégly, venue jouer les libraires d’un soir chez Charybde un soir de septembre 2017 (on peut écouter sa présentation ici) que j’ai découvert la philosophe française Judith Schlanger, qui enseigne à l’Université Hébraïque de Jérusalem, et en particulier … Lire la suite

Note de lecture : « Hors du charnier natal » (Claro)

Au cœur de la quête de l’autre en nous, le langage. x En nous somnole un autre. Un inconnu au teint cireux, apparemment inerte, qui semble attendre l’affriolant baiser d’une allumette. S’il sourit, ce ne peut être que sous l’effet d’une lente combustion, celle des rêves qui l’embaument. Nous évitons de penser à lui un … Lire la suite