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Répression

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Note de lecture : « Les émeutiers » (Philippe Huet)

Luttes sociales au Havre en 1920. Intense et noir. x Publié en 2015 chez Rivages, le quatorzième roman de Philippe Huet, longtemps grand reporter au journal historique Paris Normandie, avant ses débuts en littérature en 1989, à quarante-sept ans, allie une nouvelle fois, après notamment « Les quais de la colère » (2005), ses fines connaissances de … Lire la suite

Note de lecture : « Radio clandestine – Mémoire des Fosses Ardéatines » (Ascanio Celestini)

Rappeler un massacre de 1944, et démonter le révisionnisme qu’il entraîna. x Créée en 2000, publiée en 2005, traduite en français en 2009 aux éditions Espaces 34 de Montpellier par Olivier Favier, la troisième pièce de théâtre narratif d’Ascanio Celestini raconte, dans tous les détails qu’autorisent l’art suprême de la digression non innocente, le massacre … Lire la suite

Note de lecture : « Vue sur l’ossuaire » (Antoine Volodine)

Immortalité de la littérature des marges. x Maria Samarkande et Jean Vlassenko, deux écrivains unis par un amour que ni la barbarie ni la mort ne pourront entièrement effacer, sont enfermés arbitrairement et torturés par le pouvoir, la Colonie, qui voudrait leur faire avouer que «Vue sur l’ossuaire», un ensemble de récits qu’ils ont écrit … Lire la suite

Note de lecture : « Écrivains » (Antoine Volodine)

On ne finit jamais de lire et d’écouter les textes d’Antoine Volodine. x Entrer dans l’univers d’Antoine Volodine et des écrivains post-exotiques, c’est pénétrer un monde clos et fascinant, parfaitement cohérent même s’il semble parfois chaotique, dans lequel les écrivains et leurs fictions sont mis en abîme de manière vertigineuse. x Paru en 2010 aux … Lire la suite

Note de lecture : « Le soir du dinosaure » (Cristina Peri-Rossi)

Onze nouvelles uruguayennes, où des enfants inventent des échappées subversives à la dictature. x « Le soir du dinosaure » regroupe les deux premiers recueils de nouvelles de l’Uruguayenne Cristina Peri-Rossi, publiés en 1976 et en 1980, traduits en français et assemblés en un seul volume par Laure Bataillon et Françoise Campo-Timal, sous le titre du premier … Lire la suite

Note de lecture : « Perdido Street Station » (China Miéville)

Bigarrée, diabolique, poétique et poignante, la création d’une intense fantasy politique. x RELECTURE Publié en 2000, traduit en français en 2003 par Nathalie Mège au Fleuve Noir, le deuxième roman de l’Anglo-Américain China Miéville, couronné par le British Fantasy Award et par le prestigieux prix Arthur C. Clarke, fit l’effet d’une petite bombe littéraire à … Lire la suite

♥︎ Charybde 1 : « Lost City Radio » (Daniel Alarcón)

Guerre indistincte, mots disparus et émission de radio fantomatique. x x Dans un pays qui n’a pas de nom, qui pourrait être n’importe quel pays d’Amérique latine, marqué par une guerre civile que personne ne peut plus penser faute de mots… il reste des numéros, la désolation et une émission de radio. x Le récit … Lire la suite

Note de lecture bis : « Danse avec Nathan Golshem » (Lutz Bassmann)

La danse et l’amour, plus forts que la défaite. x «L’exotisme, c’est le centre de l’empire qui regarde ses marges, du point de vue des gagnants et des vainqueurs. Mes personnages eux décrivent le monde depuis l’extérieur, loin des capitales et de ceux qui ont la parole et qui décrivent le monde de façon impériale et impérialiste … Lire la suite

Note de lecture : « Poèmes de la révolution » (Ernesto Cardenal)

Une célébration lyrique et fougueuse du combat sandiniste et de sa victoire, avant les désenchantements. x Publiés en 1984 au Nicaragua, traduits en français en 2011 par Bernard Desfretières (qui propose aussi une précieuse introduction et des notes abondantes, fort utiles pour expliquer les nombreux noms propres utilisés), au Temps des Cerises, ces « Vols victorieux », … Lire la suite

Note de lecture : « Les aigles puent » (Lutz Bassmann)

Poésie insensée de la résistance à l’agonie. x «Nous avions perdu sur toute la ligne depuis plusieurs générations. Aucune lutte n’avait abouti. De temps en temps, pour respecter à la fois la tradition et notre instinct, nous lancions des offensives politico-militaires depuis nos camps, nos centres psychiatriques ou nos ghettos. Elles se terminaient systématiquement en … Lire la suite