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Réalisme magique

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Note de lecture : « Sucre noir » (Miguel Bonnefoy)

Mirages et hasards de la fortune sur les traces d’un trésor légendaire des Caraïbes. x Miguel Bonnefoy avait montré son talent dans «Le voyage d’Octavio» pour parer les événements historiques et ses personnages d’attributs de légende, à partir d’une mythologie initiale irrigant tout le roman. Dans la filiation de ce premier roman, «Sucre noir», paru … Lire la suite

Note de lecture : « Le voyage d’Octavio » (Miguel Bonnefoy)

Le voyage picaresque d’un paysan analphabète pour s’approprier la langue et l’histoire du Venezuela. x À Saint-Paul de Limon, un village aux alentours de Caracas transformé en bidonville au cours de la première moitié du XXème siècle, Don Octavio mène une vie solitaire et minuscule, emmuré dans son analphabétisme, donnant un coup de main, mais sans … Lire la suite

Note de lecture : « C’est juste un film » (Earl Lovelace)

Trinité-et-Tobago en incroyable carnaval poétique et socio-politique. x Mon nom est Kangkala, artisan de la confusion, greffier de ragots, démolisseur de réputations, révélateur de secrets. Je suis, sous la même peau, vilain et héros, victime et victorieux. Je suis un kaisonien, un vrai de vrai. Je réduis les puissants par le ridicule. Je leur révèle … Lire la suite

Note de lecture : « L’homme qui savait la langue des serpents » (Andrus Kivirähk)

La fable satirique et luxuriante du dernier homme qui savait la langue des serpents. x «- Et, tu lis quoi en ce moment ? – Un roman très original, excessivement drôle, qui se dévore, «L’homme qui savait la langue des serpents» – Marrant, ce titre. Qu’est-ce que c’est ? – C’est l’histoire du dernier homme … Lire la suite

Note de lecture : « Le Palais du paon » (Wilson Harris)

Remonter le fleuve pour identifier son désir et sa mort, en un somptueux et acéré Guyana onirique. x Publié en 1960, traduit en français en 1979 par Jean-Pierre Durix aux éditions des Autres, le premier roman de Wilson Harris, auteur  essentiel du Guyana (ex-Guyane britannique) contemporain (et par ailleurs récent lauréat du prix Nocturne 2015 … Lire la suite

Note de lecture : « Palais de glace » (Tarjei Vesaas)

Entre rêve et réel, une fable mystérieuse dans la splendeur d’un paysage de glace. x De ce roman de 1963, réédité en français en 2014 dans une nouvelle traduction de Jean-Baptiste Coursaud pour les éditions Cambourakis, les images qui restent, indélébiles, sont les visions envoûtantes d’un paysage d’hiver qui se transforme, magnifique et angoissant sous l’effet du … Lire la suite

Note de lecture : « Indiana, Indiana – Les beaux moments obscurs de la nuit » (Laird Hunt)

La vie rurale et fantastique d’un simple d’esprit comme ultime récit américain réparateur. x Publié en 2003, deux ans après le très impressionnant « Une impossibilité », traduit en français en 2007 par Barbara Schmidt chez Actes Sud, le deuxième roman de Laird Hunt tisse une étrange beauté rurale gentiment folle, doucement magique et insidieusement tragique, dans … Lire la suite

Note de lecture : « Soundtrack » (Furukawa Hideo)

Danse de guerre bienveillante et corbeaux de combat silencieux dans l’effondrement inexorable d’une Tokyo tropicalisée. Énorme. x Publié en 2003, traduit en français en août 2015 par Patrick Honnoré aux éditions Philippe Picquier, le sixième roman de Furukawa Hideo mérite certainement le titre, décerné par l’auteur lui-même, avec quelques années de recul, de « roman fondateur … Lire la suite

♥︎ Charybde 1 : « Palais de glace » (Tarjei Vesaas)

Une cascade gelée comme fil de rasoir narratif, d’une immense et trouble beauté. x Siss et Unn sont deux petites filles qui se découvrent liées par une amitié trouble. Un matin, Unn fait l’école buissonnière et disparaît, alors que les premières neiges commencent à tomber. Je ne gâcherai pas un suspense à couper le souffle … Lire la suite

♥︎ Charybde 3 : « Le cœur cousu » (Carole Martinez)

Emprunter en Andalousie et en beauté les chemins du réalisme magique. x « Mon nom est Soledad. Je suis née, dans ce pays où les corps sèchent, avec des bras morts incapables d’enlacer et de grandes mains inutiles. Ma mère a avalé tant de sable, avant de trouver un mur derrière lequel accoucher, qu’il m’est passé … Lire la suite