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Post-apocalyptique

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Note de lecture : « Le Sanctuaire » (Laurine Roux)

Une impressionnante fable, faussement bucolique et authentiquement écologique, de la survie de la cellule familiale en milieu hostile. x Papa secoue le jerrican. Un fond d’essence cogne contre l’acier dans un bruit désolant. Papa jure. Il n’a aucune envie de s’y coller. Pourtant va falloir descendre dans les vallées, dégoter une ou deux carcasses de … Lire la suite

Note de lecture : « Le poète du futur » (Sophie Coiffier)

L’étonnante fusion poétique du survivant, en prophète douteux, et du drone, aux batteries quasi-inaltérables, pour évoquer un futur effondré distant et familier. x Le superscanner à impulsions fait des sons bizarres. On pourrait même croire qu’il a rougi. Je concentre mon regard sur le skaï de la berline rouillée et m’exhorte à ne rien penser. … Lire la suite

Note de lecture : « Juste après la vague » (Sandrine Collette)

Après le tsunami, face à l’inexorable montée des eaux, l’impact glacé et pourtant d’une rare tendresse des choix cornéliens et des pulsions dévorantes sur le devenir d’une famille nombreuse tentant de survivre. Une fable liquide sombre et étonnante. x Alors le cordage se tendit d’un coup, et il pensa qu’il avait accroché un tronc d’arbre … Lire la suite

Note de lecture : « Forêt-Furieuse » (Sylvain Pattieu)

Une déréliction post-apocalyptique violente, poétique, forestière et inventive où les enfants abandonnés et réinventés s’affranchissent du sort à eux promis par les propriétaires des corps et par les fous des âmes. x Ici ça se passe pas bulle pour les nouveaux, elle lui dit Destiny-Bienaimée en essuyant le sang de son nez, et d’habitude La-Petite-Elle-Veut-Tout-Faire-Toute-Seule … Lire la suite

Note de lecture bis : « Kree » (Manuela Draeger)

La guerrière Kree Toronto, incarnation parfaite du versant magnifiquement et éternellement errant du post-exotisme. x Le type balançait la tête lentement de côté et d’autre. C’était sa manière de montrer qu’il réfléchissait. Il avait une trogne de géant mal réveillé, sur le front une casquette rouge enfoncée jusqu’aux yeux, si on peut appeler yeux les … Lire la suite

Note de lecture : « Qui a peur de la mort ? » (Nnedi Okorafor)

Un formidable roman d’apprentissage, cruel et cru, violent et beau, alliant technique et magie, pour extraire une véritable mythologie des conflits génocidaires africains, du Biafra au Rwanda, et des émancipations possibles. x Ma vie s’est effondrée quand j’avais seize ans. Papa est mort. Il avait le cœur solide, et pourtant il est mort. À cause … Lire la suite

Note de lecture : « Le poids de la neige » (Christian Guay-Poliquin)

Naufragés dans la neige. x Rescapé d’un terrible accident de voiture qui s’est produit tandis qu’il regagnait son village natal après dix ans d’absence, le narrateur du « Poids de la neige » se retrouve immobilisé, les jambes fracassées, dans ce village isolé, déstabilisé par une panne d’électricité générale. Les villageois le confient à la garde et … Lire la suite

Note de lecture : « Moi, Marthe et les autres » (Antoine Wauters)

Apocalypse et renaissance par le verbe. x Dans un au-delà de la catastrophe, futur proche et indistinct où l’humanité est quasiment retombée à l’état animal, sans que l’on ne sache ni comment ni pourquoi, un petit groupe d’hommes nés après « l’événement » – Marthe, Josh, Hardy, les petits, le narrateur et les autres – arpentent les … Lire la suite

Note de lecture : « Les sables de l’Amargosa » (Claire Vaye Watkins)

L’affrontement généralisé des storytellings politiques, sociaux et intimes, déguisé en bizarre fable post-apocalyptique et écologique. x Elle n’aurait pas dû faire entrer le chien de prairie dans la bibliothèque. Luz Dunn le savait à présent, mais c’était la première bestiole vivante qu’elle voyait depuis longtemps et son apparition l’avait déstabilisée. Elle s’était réveillée un peu … Lire la suite

Note de lecture : « Black Village » (Lutz Bassmann)

Illuminer la noirceur. x «Les mots ont le pouvoir d’illuminer la noirceur». Cette célèbre phrase de la correspondance de Samuel Beckett semble épouser parfaitement la nouvelle œuvre de Lutz Bassmann, «Black Village», paru le 24 août aux éditions Verdier. Les narrateurs du post-exotisme prennent la parole dans des conditions de tragique extrême, prisonniers d’un espace … Lire la suite