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Polyphonie

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Note de lecture : « Lincoln au Bardo » (George Saunders)

Une polyphonie inventive en forme de sarabande langagière qui saisit la fusion surnaturelle du deuil intime, de l’obsession au-delà de la mort et de la prise de lourdes décisions historiques, dans un cimetière de Washington en 1862. x « Vous savez, me dit Mrs. Lincoln, le Président est censé donner une série de dîners de gala … Lire la suite

Note de lecture : « Arno Bertina sur les grands chemins de Svetlana Alexievitch » – Carnets de Chaminadour n°13 (Collectif)

Une impressionnante approche croisée et polyphonique des œuvres de Svetlana Alexievitch et d’Arno Bertina, et incidemment, de bien d’autres. Un régal. x Depuis 2006, Guéret, au cœur du Limousin, est chaque fin septembre le lieu d’une fête littéraire réputée parmi les plus intenses qui soient : les Rencontres de Chaminadour, ainsi nommées d’après le surnom … Lire la suite

Note de lecture : « La horde du contrevent » (Alain Damasio)

« Et si un homme auprès de nous vient à manquer à son visage de vivant, qu’on lui tienne de force la face dans le vent » : publié il y a quinze ans, ambitieux, puissant, joueur et songeur, l’un des très grands romans contemporains. x RELECTURE ) À la cinquième salve, l’onde de choc fractura le … Lire la suite

Note de lecture : « Steve Jobs » (Alban Lefranc)

Du multiple corps d’un roi à la solitude conquérante : un magistral recodage d’une figure contemporaine mythique et adulée. x « Steve Jobs, corps aboli » avait été créé en 2016 à Théâtre Ouvert dans une mise en scène de Robert Cantarella. Depuis, Alban Lefranc nous avait offert « Table rase » (pièce elle-même retravaillée à partir de son … Lire la suite

Note de lecture : « Accident de personne » (Guillaume Vissac)

Chorale et funeste, la poésie inquiétante et puissante de l’écrasement souterrain, accidentel ou suicidaire. x Regarde : c’est un musée des morts qu’on aurait déterré. (→ CELUI OU CELLE QUI DIT « REGARDE » SANS POUR AUTANT GUIDER) En préliminaire, Guillaume Vissac décrit ainsi la naissance de ce texte d’une force maligne qui va et d’une beauté … Lire la suite

Note de lecture : « La maison haute » (Anne Nivat)

Apparatchiks décrépits et nouveaux riches : la visite intime d’un gratte-ciel de Moscou après l’effondrement de l’Union Soviétique. x Quatrième livre de l’auteur publié en 2002 aux éditions Fayard, «La Maison haute» de la journaliste, écrivain et reporter de guerre Anne Nivat qui est surtout connue pour ses livres sur les guerres, en Tchétchénie, en Irak … Lire la suite

Note de lecture : « Toi » (Zoran Drvenkar)

Somptueux et original thriller polyphonique, tortueux cheminement des âmes mortes. x Publié en 2010, traduit en français en 2012 chez Sonatine par Corinna Gepner (dont le travail ici, après celui sur « Sorry », est à nouveau impressionnant de justesse et d’allant), le quatrième roman (hors littérature jeunesse) de l’Allemand Zoran Drvenkar parvient à nouveau à proposer … Lire la suite

Note de lecture : « Saccage » (Quentin Leclerc)

Une puissante et singulière poétique de la catastrophe. x x Carcasse, hôtesse, voyageur, prisonnière, déserteur, enfant-singe, guetteur ou pêcheur ? Quel narrateur trouvera au plus près les angles et les mots pour rendre compte – nous faire partager, peut-être – de cette guerre de tous contre tous, puissamment onirique (pourrait-on espérer) et cruellement métaphorique (doit-on … Lire la suite

Note de lecture : « Tadjélé – Récits d’exil » (Léo Henry, Jacques Mucchielli, Laurent Kloetzer & Stéphane Perger)

C’est peut-être in fine dans l’exil que Yirminadingrad se révèle encore plus brillamment, étoile secrète d’un monde tardif et agité. x Publié chez Dystopia Workshop fin 2012, le troisième recueil de nouvelles consacré à la ville mythique de Yirminadingrad, après « Yama Loka Terminus » (2008), qui en fournissait divers témoignages hautement suspects depuis l’intérieur, et « Bara … Lire la suite

Note de lecture : « La fin de l’homme rouge » (Svetlana Alexievitch)

Illusions et désenchantement : L’exil intérieur des Russes après la chute de l’Union Soviétique. x «Quand Gorbatchev est arrivé au pouvoir, nous étions tous fous de joie. On vivait dans des rêves, des illusions. On vidait nos cœurs dans nos cuisines. On voulait une nouvelle Russie… Au bout de vingt ans, on a enfin compris : … Lire la suite