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Poésie

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Note de lecture : « Vous êtes jeunes, vous êtes beaux » (Tarik Noui)

Dans l’arène improvisée, on n’entendra pas crier vos vieux muscles fatigués. Une fiction magistrale et terrifiante, enfin rééditée. x Dieu m’est témoin que je ne crois plus en lui se dit Lucius. Seul. Dans cet endroit exigu. Seul. Seul. Seul. Dans cet endroit exigu avec la maigre lumière qui lui permet de croire qu’il peut … Lire la suite

Note de lecture : « Moi, Peter Pan » (Michael Roch)

Poétique, mélancolique et résolument tourné vers un avenir hors des boucles sans fin, un Peter Pan inattendu, songeur et séduisant. x Il n’y a pas de miroir au Pays Imaginaire. Alors tous les matins, moi, Peter, Roi des enfants perdus, Prince des poux, Comte des grimaces et des jeux de Gros-mots, je m’assois sur une … Lire la suite

Note de lecture : « Mirages de la mémoire » (Marco Steiner & José Muñoz)

Six nouvelles habiles pour retrouver le goût de l’aventure, de la poésie et du mystère qui environnent si naturellement Corto Maltese. x Il pleuvait en permanence depuis plusieurs jours, et d’évidence, cela n’avait aucune intention de cesser. Le ciel et la mer ne faisaient désormais plus qu’un, un plan gris coupé en deux par une … Lire la suite

Note de lecture : « Roberto Zucco » (Bernard-Marie Koltès)

La dernière pièce écrite par Koltès, et l’approche tangentielle du meurtrier en série et de sa folie. Vertigineux. x LA MÈRE. – Je te donne de l’argent. C’est de l’argent que tu veux. Tu t’achèteras tous les habits que tu veux. ZUCCO. – Je ne veux pas d’argent. C’est mon treillis que je veux. LA … Lire la suite

Note de lecture : « Le marteau sans maître » suivi de « Moulin premier » (René Char)

En 1934, le premier véritable recueil poétique, déjà fulgurant, de René Char. x RELECTURE Publié en 1934 aux Éditions surréalistes (et disponible de nos jours dans la collection Poésie de Gallimard), rassemblant alors des textes écrits depuis 1927, « Le marteau sans maître », s’il n’est pas la première publication de René Char mais sa quatrième, est … Lire la suite

Note de lecture : « Dans la solitude des champs de coton » (Bernard-Marie Koltès)

Un dealer, un client, et c’est tout. En 50 pages, le concentré de poésie théâtrale de l’économie marchande, du désir et du fantasme, mise à nu. x RELECTURE Un deal est une transaction commerciale portant sur des valeurs prohibées ou strictement contrôlées, et qui se conclut, dans des espaces neutres, indéfinis, et non prévus à … Lire la suite

Note de lecture : « Les cendres de Gramsci » suivi de « La religion de notre temps » et de « Poésie en forme de rose » (Pier Paolo Pasolini)

En édition bilingue, de très larges extraits des trois recueils poétiques essentiels de Pasolini. Une interrogation fulgurante, joueuse et déchirante, aujourd’hui comme hier. x Les poèmes de cette édition Gallimard de 1973 revue en 1980 sont extraits de trois recueils essentiels de Pier Paolo Pasolini : « Les cendres de Gramsci » (1957), « La religion de notre … Lire la suite

Note de lecture : « Les Souvenirs de la Glace » – Le Livre des Martyrs 3 (Steven Erikson)

Troisième épisode d’une saga de fantasy épique et intelligente, qui atteint ici un sommet d’art et d’émotion. x Les blocs de calcaire gadrobi du pont jonchaient le rivage boueux, roussis et brisés, comme si la main d’un dieu avait balayé la masse de pierre en un seul geste de mépris insignifiant. Et cela, Grognard le … Lire la suite

Note de lecture : « Pasolini » (René de Ceccatty)

Brève et intense, une biographie empathique allant subtilement à l’essentiel complexe d’une vie artistique et poétique brûlante. x L’art de la biographie à la fois courte et dense n’est pas si facile, et la collection Folio Biographies de Gallimard s’y risque souvent avec des bonheurs contrastés. En confiant en 2005 celle de Pier Paolo Pasolini … Lire la suite

Note de lecture : « Un monde sans rivage » (Hélène Gaudy)

Imaginer le périple de trois hommes en quête du Pôle Nord. Une superbe méditation sur l’illisibilité des traces et la mise en mouvement de la fiction. x On éprouve souvent plus d’intérêt pour ceux qui s’éclipsent que pour ceux qui reviennent, surtout quand le lieu où ils se perdent ressemble à une absence changée en … Lire la suite