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Père et fils

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Note de lecture : « La douleur porte un costume de plumes » (Max Porter)

Un journal de deuil inventif et poignant, désespérant et merveilleusement drôle. x Miraculeusement, et comme Philippe de Jonckheere dans «Une fuite en Égypte», Max Porter réussit dans ce premier livre, publié en 2015 et superbement traduit par Charles Recoursé pour les éditions du Seuil (2016), à parler du deuil le plus douloureux, avec authenticité, une … Lire la suite

Note de lecture : « Les huit montagnes » (Paolo Cognetti)

L’histoire rude, authentique et limpide d’une filiation et d’une amitié ancrées dans la montagne. x À l’image de Pietro, héros des “Huit montagnes”, Paolo Cognetti a passé les étés de son enfance et de son adolescence  en montagne, et c’est là qu’à trente ans, tournant le dos à la ville, il a renoué avec la … Lire la suite

Note de lecture : « Le petit garçon sur la plage » (Pierre Demarty)

La dévoration des images ouvrant une béance dans la vie d’un père. Poignant et magnifique. x Au début de l’été de l’année 2015, un père de famille est seul dans son appartement parisien vide et silencieux, tandis que sa femme et ses enfants sont partis en vacances à quelques centaines de kilomètres de là, dans … Lire la suite

Note de lecture : « Le Passage » (Pietro Grossi)

Père et fils dans le Passage du Nord-Ouest. Simple et curieusement beau. x Tout avait commencé la semaine précédente par une banale sonnerie de téléphone. Assis de travers sur un coin de mon bureau, des dessins à la main, j’essayais d’expliquer à un stagiaire le mécanisme d’une série de lucarnes. Je saisis le combiné et … Lire la suite

Note de lecture : « Un souffle sauvage » (Jérôme Lafargue)

Les racines intimes et sauvages d’une écriture libre. x «Un souffle sauvage», court récit autobiographique paru en mai 2017 dans la très belle collection «Ce que la vie signifie pour moi» des éditions du Sonneur, nommée d’après le texte de Jack London de 1906, s’ouvre sur l’image d’un chemin forestier, où le sol recouvert de … Lire la suite

Note de lecture : « Comme un blues » (Anibal Malvar)

Dans les replis contemporains de l’état profond espagnol. Bien noir et superbe. x Publié en 1998, « Comme un blues » est le quatrième et dernier roman à date écrit en galicien par Anibal Malvar (son « La ballade des misérables » de 2012, traduit en français chez Asphalte en 2014, l’a été en castillan). Également journaliste et scénariste … Lire la suite

Note de lecture : « Adieu sans fin » (Wolfgang Hermann)

Le portrait lumineux d’un fils décédé, par-delà le naufrage du deuil. x Comment dire l’obscurité, la pétrification du réel que représente la perte d’un fils ? Simplement fiévreux, Fabius, le fils du narrateur d’«Adieu sans fin» est décédé pendant son sommeil à l’âge de seize ans, au début d’un hiver rigoureux, un hiver saturé de neige … Lire la suite

Note de lecture : « Le silence » (Reinhard Jirgl)

Une histoire familiale pour dire un siècle allemand de catastrophes. Un roman=monumental, terrible & somptueux. x  «Août, encore un mois plein de chaleur à Berlin, en l’an 2003. Le pouls de l’après-midi ralentit, l’heure retient son souffle. Grillée depuis dessemaines desjoursédesnuits. Lesoleil – voilé, gris blanc son éclat, sans ombre é plombé. Le ciel un … Lire la suite

Je me souviens de : « La défense Loujine » (Vladimir Nabokov)

La passion des échecs, dévoratrice du monde. x Je me souviens d’un hiver normand il y a près de trente-cinq ans, et de ce livre de Vladimir Nabokov découvert par hasard dans la bibliothèque familiale, mon premier Nabokov. Je me souviens que Vladimir Nabokov écrivit et publia ce roman sous un nom de plume entre … Lire la suite

Note de lecture : « Sukkwan Island » (David Vann)

Un père, un fils, une année à passer sur une île déserte d’Alaska pour se retrouver. Magistral et fou. x « Sukkwan Island » ne se raconte pas. Tout au plus peut-on en indiquer les prémisses : un père plusieurs fois divorcé, son fils de treize ans quelque peu perdu de vue, se retrouvent un début d’été … Lire la suite