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Maria Soudaïeva

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Note de lecture : « Le Théâtre des paroles » (Valère Novarina)

Neuf textes dits « théoriques » de Valère Novarina sur son théâtre et sur le théâtre, neuf étincelles d’intelligence littéraire et de souffle continu, neuf œuvres à part entière. x RELECTURE L’acteur n’exécute pas mais s’exécute, interprète pas mais se pénètre, raisonne pas mais fait tout son corps résonner. Construit pas son personnage mais s’décompose le corps … Lire la suite

Note de lecture : « Blandine Volochot » (Lucien Raphmaj)

Un redoutable moteur d’inférence politique et poétique, né de fureur et de mystère par la collision des particules Blanchot et Volodine dans un accélérateur secret. x Blandine, dis-moi à quoi je rêve avec mon cerveau-araignée Avec mon cerveau mangé par l’inaction Végétalisé par la peur Cristallisé par l’amour Irradié par l’imagination Dans les mystères où … Lire la suite

Note de lecture : « Les Affaires du Club de la rue de Rome – Janvier-août 1891 » (Adorée Floupette)

Quatre affaires horrifiques dans le Paris décadent de 1891, des enquêtrices et enquêteurs rares, une reconstitution mémorielle hors du commun. x Une grue… Une grue… Une femme honnête… Alphonse Allais fumait à la brune, accoudé à une borne. Il avait chaud aux joues, froid aux doigts, et rotait le mauvais usquebac qu’il avait bu d’abondance … Lire la suite

Note de lecture : « Le Gambit du Renard » (Yoon Ha Lee)

Mathématiques souterraines et sociétés de castes combattantes. Guerrier, politique et brillant. x À l’académie Kel, une instructrice avait expliqué à la promotion de Cheris que le crible de seuil était une arme à utiliser en dernier recours, et pas seulement à cause de ses fameuses implications. Ladite instructrice avait eu l’occasion de voir un crible … Lire la suite

Note de lecture bis : « Frères sorcières » (Antoine Volodine)

Le pouvoir brut du récit, l’arrangement de la mémoire, la performance de la vocifération. Le post-exotisme dans toute sa splendeur noire et rusée. x Comme nous l’avions noté ici même à propos des « Haïkus de prison » de Lutz Bassmann, comme le décortiquait en profondeur Lionel Ruffel dans son « Volodine post-exotique », et comme le rappelle fort justement … Lire la suite

Note de lecture : « Point du jour » (Léo Henry & Stéphane Perger)

Un univers entier, souterrain et gluant, à parcourir aux côtés de Bobi la gynoïde, de Gin la lombric, d’Ishmaël et de Double Brasse : Point du jour. x « Qu’est-ce que t’en dis ? j’ai demandé à la fille qui marchait avec moi. Elle a hoché la tête, le soleil lui a fait un nimbe poudreux, … Lire la suite

Note de lecture : « Chœurs politiques » (Frank Smith)

Étranges et magnifiques conseils à un jeune poète politique, sur le mode impératif et chanté, critique et scandé. x – Comment, comment dans l’ordre des discours enfin prendre la parole ? – Ne demande pas d’entrée de jeu, et ne t’explique pas, et rends-toi compte que tu n’as rien à dire, et ordonne, invente un … Lire la suite

Note de lecture bis : « Avec les moines-soldats » (Lutz Bassmann)

La mélancolie fatiguée des derniers combattants oniriques de l’égalitarisme vaincu. x RELECTURE J’ai atteint mon objectif au milieu de l’après-midi, après une bonne heure de marche. J’avais évité la pluie, mais le ciel n’avait cessé de s’assombrir. Sur ma droite, la mer avait changé de couleur, elle aussi. Je l’ai encore longuement admirée, puis je … Lire la suite

Note de lecture : « Adar » (Collectif)

La quintessence collective, naturelle ET enrichie, de Yirminadingrad. x L’un des plus beaux mystères de la création littéraire – et l’un de ceux que je préfère, en tout cas – est sans doute celui de la solidité des constructions imaginaires que nous proposent les grands inventeurs, de leur épaisseur et de leur authentique résilience aux … Lire la suite

Note de lecture : « Macau » (Antoine Volodine & Olivier Aubert)

Mourir à Macau. x Dans la chaleur humide et asphyxiante de Macau, ligoté sur une jonque et bâillonné avec du ruban adhésif, sous la surveillance d’une femme, Laura Kim, et d’un vieux pêcheur chinois, un homme, qui se faisait appeler Breughel dans «Le port intérieur», attend sa dernière heure. «Je savais bien ce qui m’attendait. … Lire la suite