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Littérature japonaise

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Note de lecture : « Un amour inhumain » (Edogawa Ranpo)

Six nouvelles inédites pour découvrir les thèmes fétiches d’une œuvre fantasque et fascinante. x Après Le démon de l’île solitaire (traduit en français par Miyako Slocombe, 2015), les éditions Wombat contribuent à nouveau à la diffusion de l’œuvre d’Edogawa Ranpo en France, avec la parution de cette anthologie de six nouvelles inédites et stupéfiantes, publiées au … Lire la suite

Note de lecture : « Le sommeil d’Europe » (Yoko Tawada)

Langues, lettres et musique en vecteur oblique de découverte de soi et de l’Europe, par une jeune japonaise des années 80. x Voilà plus de trente ans que j’ai atterri dans cette région du continent euroasiatique. Plus exactement : au cœur d’une monarchie qui n’existait plus. Durant tout le vol, j’avais été comme sonnée, je … Lire la suite

Note de lecture : « Le propriétaire absent » (Takiji Kobayashi)

Le saisissant roman d’un « mouvement social » de fermiers misérables à Hokkaidô dans les années 1920. x « Si, dans les départements de Naichi, il est très difficile de recevoir de nouvelles terres, non seulement en propriété, mais également en fermage, vous installer à Hokkaidô vous permet d’obtenir une parcelle déterminée. Quand, dans un délai de cinq … Lire la suite

Note de lecture : « Louange de l’ombre » (Tanizaki Jun’ichirô)

« Nous, les Orientaux, là où il n’y a rien nous faisons surgir l’ombre et cela crée de la beauté. » x La nouvelle traduction de Ryoko Sekiguchi et Patrick Honnoré pour les éditions Philippe Picquier permet de goûter à nouveau à l’éclat et à la poésie de ce texte culte, essai publié en 1933 et initialement … Lire la suite

Note de lecture : « Opium pour Ovide » (Yoko Tawada)

À Hambourg de nos jours, les Métamorphoses d’Ovide, en aliénations flagrantes et en libérations subtiles pour 22 femmes. x Léda entra dans la baignoire. La porte de la salle de bains était fermée. Léda avait les deux bras paralysés. Cela l’empêchait de se laver, mais elle refusait l’aide d’autrui. Elle ne voulait plus montrer son … Lire la suite

Note de lecture : « Soundtrack » (Furukawa Hideo)

Danse de guerre bienveillante et corbeaux de combat silencieux dans l’effondrement inexorable d’une Tokyo tropicalisée. Énorme. x Publié en 2003, traduit en français en août 2015 par Patrick Honnoré aux éditions Philippe Picquier, le sixième roman de Furukawa Hideo mérite certainement le titre, décerné par l’auteur lui-même, avec quelques années de recul, de « roman fondateur … Lire la suite

Note de lecture : « L’île panorama » (Edogawa Ranpo)

L’utopie pervertie d’Edogawa Ranpo. x Après le retour à la vie du chef de la famille Komoda, décédé des suites d’une crise d’épilepsie et étrangement ressuscité, son caractère semble avoir changé du tout au tout ; il se comporte de façon incohérente, semblant pris de folie, et entreprend des travaux mystérieux pour transformer une île appartenant … Lire la suite

Note de lecture : « Le lézard noir » (Edogawa Ranpo)

Une enquête policière en apparence classique, et une belle porte d’entrée dans l’œuvre de ce magnifique illusionniste, Edogawa Ranpo. x Initialement publié en 1934 sous forme de feuilleton, traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle pour les éditions Philippe Picquier en 1993, ce roman rocambolesque et virevoltant d’Edogawa Ranpo peut constituer une belle introduction à l’œuvre de celui qui … Lire la suite

Note de lecture : « La bête aveugle » (Edogawa Ranpo)

Les cauchemars macabres d’un esthète monstrueux. x Visitant le musée du parc d’Ueno, Mizuki Ranko, reine des variétés de Tokyo, surprend un aveugle aux lunettes noires qui caresse longuement une sculpture de marbre qui la représente, de façon si insistante et répugnante qu’elle ressent la brûlure de ces caresses jusque dans sa chair. «Il y avait … Lire la suite

Note de lecture : « Mornes saisons » (Satô Haruo)

Mélancolie, rêves et surnaturel au quotidien. x Ce recueil, paru en Septembre 2014 aux éditions Les Belles Lettres, rassemble quatre nouvelles de Satô Haruo (1892-1964) écrites entre 1917 et 1919, avec une traduction et une postface remarquable de Vincent Portier. Il s’ouvre par la longue nouvelle éponyme, considérée comme le chef d’œuvre de l’auteur. Le narrateur … Lire la suite