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Littérature islandaise

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Note de lecture : « La fenêtre au sud » (Gyrðir Elíasson)

En Islande, un écrivain comme échoué, à sec, au bord de la mer, dans une attente indicible, ordinaire et inquiétante. Un grand texte de l’oscillation au bord du gouffre. x L’écrivain est celui qui a plus de mal à écrire que les autres. (Thomas Mann) Un simple village islandais au bord de la mer, de … Lire la suite

Note de lecture : « Au bord de la Sandá » (Gyrðir Elíasson)

La mystérieuse solitude assumée d’un peintre islandais, cherchant l’âme de l’arbre et aussi bien autre chose, au nord d’un certain monde et au cœur de la nature. x Ce jour-là, il faisait sombre et quelques gouttes de pluie tombaient du ciel à la dérive quand je me suis engagé dans la vallée, là où la … Lire la suite

Note de lecture : « Trésor de la nouvelle : la littérature scandinave » (Collectif)

22 nouvelles choisies par le grand Régis Boyer. x Dans la très belle collection des Belles Lettres dédiée à l’art de la nouvelle, Régis Boyer (fabuleux traducteur et fin connaisseur qui nous a hélas quittés en juin 2017, à qui nous devons notamment les grands travaux sur les sagas islandaises et norvégiennes, et sur les … Lire la suite

Note de lecture : « Heimska – La stupidité » (Eiríkur Örn Norđdhal)

Pleine d’humour noir, une fable acérée du narcissisme terminal contemporain. x Avant de l’épouser, Áki avait prévenu Lenita que, si elle le trompait, il ne se gênerait pas pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Je sortirai et je coucherai avec quelqu’un d’autre, avait-il menacé. N’importe qui, avait-il répété en voyant qu’elle ne répondait … Lire la suite

Note de lecture : « Poèmes de supermarché » (Andri Snær Magnason)

Extraire une poésie acide des rayons fiévreux du supermarché x x x On est ce que l’on mange Mon grand-père était à 70 % eau il était à 70 % le ruisseau qui longeait la maison descendant des montagnes Il était à 30 % la truite dans le ruisseau la perdrix dans la bruyère et … Lire la suite

Note de lecture : « LoveStar » (Andri Snær Magnason)

Fable faustienne apocalyptique et sommet de noirceur humoristique. x Lorsque les sternes arctiques ne retrouvèrent plus le chemin qui les menait chez elles, mais apparurent comme des nuages d’orage au-dessus du centre de Paris et vinrent piailler à la tête des passants, bien des gens crurent que la fin du monde approchait et qu’il s’agissait … Lire la suite

Note de lecture : « illska » (Eiríkur Örn Norđdhal)

À la fois glaçante et hilarante, la traque échevelée de la nature du racisme populiste européen et du point Godwin. x Publié en 2012 en Islande, à paraître en septembre 2015 en français chez Métailié dans une traduction de Éric Boury, le quatrième roman de Eiríkur Örn Norđdahl, à l’origine principalement poète, fut celui de … Lire la suite

Note de lecture : « La femme en vert » (Arnaldur Indriðason)

Deuxième Erlendur Sveinsson en français, réussi, le roman prend cette fois tout son sens. x Autant j’étais resté largement dubitatif face à « La cité des jarres », le premier roman traduit en français de la série Erlendur Sveinsson, autant le deuxième, « La femme en vert » (publié en 2001, et en 2006 en français) a su éveiller … Lire la suite

Note de lecture : « La cité des jarres » (Arnaldur Indriðason)

Premier contact mitigé avec le plus sombre de tous les flics scandinaves… x Après des mois voire des années de patiences et d’atermoiements, le moment était donc venu d’entrer en Indriðason… x Avec ce troisième roman de la série dite « d’Erlendur Sveinsson » (les deux premiers restant curieusement inédits en français), paru en 2000 (et en … Lire la suite