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Littérature hongroise

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Note de lecture : « Le dernier loup » (László Krasznahorkai)

En une seule phrase de soixante-dix pages, le souffle admirable de la littérature. xx xx « Il se mit à rire, mais pas vraiment de bon cœur car son esprit était occupé par des questions du genre : quelle est la différence entre la vanité des choses et le mépris, et à quoi cela se rapporte-t-il, d’après … Lire la suite

Note de lecture : « La vallée de la Sinistra » (Ádám Bodor)

Fabuleux roman noir et farceur des confins sylvestres et montagnards de la dictature bureaucratique balkanique. x Quinze jours avant sa mort, le colonel Borcan m’emmena en mission de reconnaissance sur l’une des hauteurs dénudées du district forestier. Il me recommanda d’ouvrir l’œil, d’observer surtout les taillis de sorbiers qui bordaient le chemin, pour savoir si … Lire la suite

Note de lecture : « Venise » (Deszö Kosztolányi)

Une brève mosaïque d’une Venise au cœur d’un esprit hongrois de 1910. x Ils nous firent visiter de bout en bout leur musée, où je vis des fresques représentant des scènes de leur passé, des héros, des saints, des rois, le profil maigre du dernier roi d’Arménie qui, lors d’une bataille, armé d’une sorte de … Lire la suite

Note de lecture : « Farémido – Le cinquième voyage de Gulliver » (Frigyes Karinthy)

Une expérience de pensée science-fictive et swiftienne en 1916, également stimulante et décevante. x Une fois n’est pas coutume, je dois avouer avoir été quelque peu déçu à la lecture de ce « Cinquième voyage de Gulliver », pourtant fort intelligemment mis en avant par Brian Aldiss dans son article du volume critique « The Mechanical God ». Publié … Lire la suite

Note de lecture : « La mélancolie de la résistance » (László Krasznahorkai)

Le sublime concerto quasiment fantastique d’une déliquescence hongroise ouvrant la voie à l’avidité opportuniste. x Publié en 1989, traduit en français en 2006 par Joëlle Dufeuilly chez Gallimard, le deuxième roman du Hongrois László Krasznahorkai, quatre ans après son très impressionnant « Tango de Satan », montrait avec éclat que le coup de maître initial de l’auteur … Lire la suite

Note de lecture : « Tango de Satan » (László Krasznahorkai)

Glaçante et épique dissolution de liens sociaux dans la pluie et la boue hongroises. x Publié en 1985, traduit en français en 2000 dans la collection Du monde entier de Gallimard par Joëlle Dufeuilly, le premier roman du Hongrois László Krasznahorkai me faisait de l’œil depuis longtemps et avec insistance, tant du fait de l’enthousiasme … Lire la suite

Note de lecture : « Epépé » (Ferenc Karinthy)

Inoubliable fable dystopique sur l’extraordinaire difficulté de ne pas se résigner, dans un monde oppressant et incompréhensible. x Ferenc Karinthy (1921-1992), auteur hongrois prolixe à ce jour peu traduit en français, et fils du célèbre écrivain Frigyes Karinthy, publia «Épépé», qu’il considérait lui-même comme son œuvre majeure, en Hongrie en 1970. Budaï, un linguiste hongrois en partance … Lire la suite

Note de lecture : « Les boîtes » (István Örkény)

Un court roman loufoque illustrant de biais l’absurdité de la guerre. x L’absurdité est omniprésente en littérature, et notamment dans l’Est de l’Europe. István Örkény (1912-1979) s’inscrit dans la tradition du drame absurde hongrois avec «Les boîtes», un roman traduit par Natalia Zaremba-Huszvai et Charles Zaremba pour les éditions Cambourakis en 2009, qui souligne le … Lire la suite