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Littérature des Afriques

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Note de lecture : « Gouverneurs de la rosée » (Jacques Roumain)

Magnifique roman haïtien de l’union des paysans pauvres contre l’adversité et l’oppression. Publié en 1944 dans une relative indifférence, quelques mois avant la mort de son auteur, à 37 ans, réédité il y a quelques mois par Zulma après avoir été introuvable pendant des années, « Gouverneurs de la rosée », le troisième roman de l’activiste infatigable … Lire la suite

Note de lecture : « Murambi, le livre des ossements » (Boubacar Boris Diop)

Une grande voix africaine pour aider à la compréhension de l’horreur. Quatre ans après le génocide rwandais, et alors que seuls ou presque des Occidentaux s’étaient penchés sur cette horreur, plusieurs écrivains africains organisèrent une résidence collective pour travailler sur une parole à ce propos. Le Sénégalais Boubacar Boris Diop, auteur notamment du grand « Les … Lire la suite

Note de lecture : « Remington » (Mamadou Mahmoud N’Dongo)

Vif et enjoué, subtil, l’examen de conscience rock’n’roll d’un journaliste culturel quadragénaire. Publié en 2012, le septième roman de Mamadou Mahmoud N’Dongo met en scène une jolie intrusion dans les joies et les doutes intimes d’un journaliste parisien de rock, collaborateur de la très branchée revue culturelle imaginaire « Remington », gratifié ou affligé de co-locataires, d’amis … Lire la suite

Note de lecture : « L’homme dit fou et la mauvaise foi des hommes » (Florent Couao-Zotti)

Le premier recueil de nouvelles du meilleur auteur béninois contemporain. Verve, humour et dureté. Jeune écrivain béninois, Florent Couao-Zotti publie ce recueil de nouvelles en 2000. Le Serpent à Plumes écrivant souvent de pertinentes quatrièmes de couverture, la voici : « Florent Couao-Zotti est un visionnaire, et ses yeux innombrables fouillent avec méticulosité la ville africaine … Lire la suite

Note de lecture : « Thérèse en mille morceaux » (Lyonel Trouillot)

En Haïti, une femme raconte sa libération intime sous l’apparence de la folie. Puissant. Publié en 2000, le deuxième roman de l’Haïtien Lyonel Trouillot frappe fort. La narration prend place au Cap Haïtien, la capitale régionale du nord d’Haïti, sans doute dans les années 50. La jeune Thérèse prend un cahier d’écolier et un stylo-bille … Lire la suite

Note de lecture : « L’empreinte à Crusoé » (Patrick Chamoiseau)

Deux cent trente pages et des notes d’atelier pour réécrire Robinson : un pari réussi, d’une stupéfiante beauté. Publiée en 2012, cette « Empreinte à Crusoé » représentait tout de même une singulière gageure, même pour un « marqueur de paroles » de la stature gigantesque de Patrick Chamoiseau. Comme il le dit dans les précieuses 20 pages finales … Lire la suite

Note de lecture : « Aller et retour » (Ken Bugul)

Errer dans les rues de Dakar pour « retrouver sa tête », et rêver à une indépendance africaine qui aurait fait de même. Une impressionnante synthèse poétique et politique. Publié en février 2014 par la toute jeune maison d’édition dakaroise Athéna (dont il faut vraiment que je vous parle prochainement en détail), le neuvième roman de Ken … Lire la suite

Note de lecture : « Mes hommes à moi » (Ken Bugul)

Retour à l’intime dans ce huitième roman : les hommes d’une vie, dans un décor inattendu. Publié en 2008, le huitième roman de Ken Bugul, après le feu d’artifice de « La pièce d’or » en 2006, marquait le retour, dans une volute dont l’auteur a le secret depuis sa « trilogie autobiographique » (1984-1999) et la volte audacieuse … Lire la suite

Note de lecture : « Rue Félix-Faure » (Ken Bugul)

Une gouailleuse rue de Dakar, un poétique conte philosophique et moral déguisé en enquête policière. Paru en 2005, le sixième roman de la Sénégalaise (vivant à l’époque au Bénin) Ken Bugul est une belle réussite. Fidèle à son style caractéristique, poétique et incantatoire, elle met en scène avec brio une fausse enquête policière et authentique … Lire la suite

Note de lecture : « Le baobab fou » (Ken Bugul)

La formidable quête personnelle d’une jeune Sénégalaise écartelée entre Europe et Afrique. Publié en 1984, le premier roman de la Sénégalaise Ken Bugul causa un certain scandale, car cette subtile trame d’inspiration autobiographique ne faisait pas dans la dentelle. Mêlant étroitement l’attachement à la fois indispensable et aliénant au « village » et à la tradition en … Lire la suite