☀︎
archives

Littérature canadienne

Ce tag est associé à 30 articles

Note de lecture : « La mémoire est une corde de bois d’allumage » (Benoit Pinette)

D’une étonnante beauté à facettes, le premier recueil de poésie d’un phénomène du power folk canadien. x tu passes la tondeuse sur mon âme fais de mon idéal un village fortifié inachevé (…) entre les pas tracés de l’ambition et le concours de coups de circuit j’enfonce l’angoisse loin dans la rêverie pour préserver mes chances … Lire la suite

Note de lecture : « L’hôtel de verre » (Emily St. John Mandel)

Et si vous avaliez du verre brisé ? Le rêve emblématique de Madoff revisité en un jeu de miroirs à traverser, d’une puissance hautement inhabituelle. x Et si vous avaliez du verre brisé ? Une phrase griffonnée au marqueur à aide sur la baie vitrée de l’hôtel Caiette, côté est, avec des traînées de blanc … Lire la suite

Note de lecture : « Bondrée » (Andrée A. Michaud)

Un lieu de villégiature, forestier et lacustre, isolé, confronté à une brutale résurgence de sauvagerie enfouie dans l’effacement mémoriel et la vraie-fausse innocence. Impressionnant. x Bondrée est un territoire où les ombres résistent aux lumières les plus crues, une enclave dont l’abondante végétation conserve le souvenir des forêts intouchées qui couvraient le continent nord-américain il … Lire la suite

Note de lecture : « Croc fendu » (Tanya Tagaq)

Se jouant de toutes les formes littéraires établies en les mêlant joyeusement, le récit poétique, cruel et savoureux d’un improbable passage à l’âge adulte, dans le Grand Nord canadien des années 1975-1980. x Des fois on se mettait à l’abri dans le placard quand les ivrognes rentraient du bar. Assis, cachés, les genoux collés, on … Lire la suite

Note de lecture : « Ténèbre » (Paul Kawczak)

Dans l’ombre subtile de Joseph Conrad, au cœur de la ténèbre coloniale du Congo de Léopold, un extraordinaire démantèlement amoureux et métaphorique. x À coup de chicotte, Henry Morton Stanley achevait de tuer un homme. Un jeune porteur, quinze ans peut-être, un Bembe de Mindouli, recruté à Matadi. Pas le temps de comprendre. La peau … Lire la suite

Note de lecture : « Rivière tremblante » (Andrée A. Michaud)

Des enfants disparaissent. Celles et ceux qui restent composent plutôt mal que bien avec leur tristesse et leur culpabilité. Un étrange thriller mélancolique sous les frondaisons et les orages. x C’était notre rituel, cet été-là. Un jour sur deux, avant de souper, on se rendait au dépanneur d’Yvonne Leclerc s’acheter un Sprite ou une orangeade … Lire la suite

Note de lecture : « De rivières » (Vanessa Bell)

La poésie sourdement vibrante d’une force liquide qui va et d’une émancipation féminine toujours menacée. x quels mots mâches-tu quand j’émiette le silence les avions s’éteignent et tu pars une glace dans chaque poing tu ignores le fleuve La Québecoise Vanessa Bell était déjà connue en tant qu’animatrice d’émissions radio littéraires et comme journaliste littéraire, … Lire la suite

Note de lecture : « Réjouissez-vous » (Steven Erikson)

Une fable radicale, la parabole de l’invasion extraterrestre contemporaine comme rarement lue. Rusé, pénétrant, et insistant à raison sur le rôle de la littérature en général et de la science-fiction en particulier. x Elle aurait déjà appelé, maintenant. Garder le contact entre eux était important, mais sans idée de possession excessive de l’autre pour autant … Lire la suite

Note de lecture : « Les Souvenirs de la Glace » – Le Livre des Martyrs 3 (Steven Erikson)

Troisième épisode d’une saga de fantasy épique et intelligente, qui atteint ici un sommet d’art et d’émotion. x Les blocs de calcaire gadrobi du pont jonchaient le rivage boueux, roussis et brisés, comme si la main d’un dieu avait balayé la masse de pierre en un seul geste de mépris insignifiant. Et cela, Grognard le … Lire la suite

Note de lecture : « Les Portes de la Maison des Morts » – Le Livre des Martyrs 2 (Steven Erikson)

Une formidable fantaisie militaire déploie sa toile narrative, avec quelques petits heurts, d’énormes promesses, et beaucoup de sombre réjouissance. x L’air sur le carrefour n’était que bourdonnement, moucheture, comme empli de sable papillonnant. Quelque part dans une rue voisine, un chien agonisant glapit, augurant d’un trépas qui tardait à venir, et non loin de la … Lire la suite