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Littérature autrichienne

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Note de lecture : « Le Cavalier suédois » (Leo Perutz)

Le dernier roman de Leo Perutz, et l’un de ses plus beaux contes cruels. x RELECTURE Maria Christine von Blohme avait vu le jour en Silésie, au domaine de ses parents. Toute la noblesse des environs était venue saluer sa naissance. De son père, le « Cavalier suédois », elle ne conservait qu’une image floue. « Il avait … Lire la suite

Note de lecture : « Cox ou la course du temps » (Christoph Ransmayr)

L’épopée du plus célèbre horloger d’Europe défié par l’empereur dans la Chine magnifique et cruelle du XVIIIème siècle. x «Cox aborda la terre ferme chinoise sous voiles flottantes le matin de ce jour d’octobre où l’empereur de Chine, Qianlong, l’homme le plus puissant du monde, faisait couper le nez à vingt-sept fonctionnaires des impôts et … Lire la suite

Note de lecture : « Greenland » (Heinrich Steinfest)

Humour, finesse, aventure et émotion machiavéliquement associés dans ce roman parcourant (peut-être) les confins du fantastique, de l’horreur et de la science-fiction. x x Là où se trouvait la fenêtre, il n’y avait jamais eu de store. Pas de store, pas de rideau, pas de volet, rien de tout cela. Les parents n’en voulaient pas. … Lire la suite

Note de lecture : « Le Mondologue » (Heinrich Steinfest)

Une hilarante et songeuse quête du sens perdu dans les lieux les plus improbables, entre Taïwan, mer de Chine, Stuttgart et Alpes autrichiennes. x x x Visiblement, le démon que nous appelons fatalité (comme on appelle une bombe Little Boy, une brute qui donne du martinet aux enfants, le père Fouettard, celui qui bastonne le … Lire la suite

Note de lecture : « Adieu sans fin » (Wolfgang Hermann)

Le portrait lumineux d’un fils décédé, par-delà le naufrage du deuil. x Comment dire l’obscurité, la pétrification du réel que représente la perte d’un fils ? Simplement fiévreux, Fabius, le fils du narrateur d’«Adieu sans fin» est décédé pendant son sommeil à l’âge de seize ans, au début d’un hiver rigoureux, un hiver saturé de neige … Lire la suite

Note de lecture : « La Neige de saint Pierre » (Leo Perutz)

Une fable introspective et fantastique en forme d’avertissement contre la manipulation des masses et le totalitarisme. x RELECTURE  «Lorsque la nuit me libéra, j’étais une chose sans nom, une créature impersonnelle qui ne connaissait pas les concepts de «passé» et d’«avenir». Plusieurs heures durant, mais peut-être aussi seulement l’espace d’une fraction de seconde, je restai … Lire la suite

Note de lecture : « Sale cabot » (Heinrich Steinfest)

Le roman policier en fête de l’intelligence, où les personnages distillent à chaque instant un doute radical et réjouissant. x Publié en 2003, traduit en français en 2006 par Corinna Gepner chez Phébus, le sixième roman de l’Autrichien Heinrich Steinfest était son deuxième mettant en scène le détective privé Markus Cheng (le premier n’ayant toujours … Lire la suite

Note de lecture : « Le poil de la bête » (Heinrich Steinfest)

À son sommet, le rire bizarrement méditatif d’une œuvre policière dadaïste hors sentiers battus. x Publié en 2006, disponible en français à partir d’octobre 2013 chez Carnets Nord dans une traduction de Corinna Gepner, « Ein dickes Fell » est le troisième roman de la série consacrée par Steinfest au détective autrichien manchot d’origine chinoise, Markus Cheng … Lire la suite

Note de lecture : « Le grand nez de Lili Steinbeck », aka « Le onzième pion » (Heinrich Steinfest)

Parodique et déjanté, un thriller policier surprenant, ouvert à des résonances quasi-métaphysiques. x D’Heinrich Steinfest, auteur allemand célébré de polars bizarroïdes, je connaissais le « Requins d’eau douce » (2004) et son enquêteur indiscipliné et féru du philosophe Ludwig Wittgenstein. Ce « Onzième pion » de 2007, traduit en 2012 chez Carnets Nord par Corinna Gepner, et publié en … Lire la suite

Note de lecture : « Brève histoire de pêche à la mouche » (Paulus Hochgatterer)

Week-end de pêche en Autriche, suspense insoutenable. Dans l’imagination du lecteur uniquement ? x De même qu’il m’avait enchanté par sa remarquable subversion du « thriller à serial killer » que constituait son enneigé « La douceur de la vie » de 2007 (publié en français chez Quidam en 2011), le romancier-psychiatre autrichien Paulus Hochgatterer prouve avec ce bref … Lire la suite