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Littérature anglaise

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Note de lecture : « La fracture » (Nina Allan)

Disparition inexpliquée et explication inacceptable, imposture et improbabilité, souvenir névrotique et mémoire défaillante : un usage brûlant et malicieux de l’arme science-fictive. x Selena se lia d’amitié avec Stephen Dent l’été d’avant l’été où Julie disparut. Stephen Dent habitait sur Sandy Lane, à quatre ou cinq maisons de là où habitaient Selena, Julie et leurs … Lire la suite

Note de lecture : « Tokyo année zéro » (David Peace)

La langue reine de l’obsession intime et du malaise physique au service du très noir Tokyo en ruines de 1946. x Cinq ans après avoir achevé son magistral « Quatuor du Yorkshire », trois ans après sa redoutable post-conclusion, disjointe et différée, offerte par « GB 84 » (2004) et un an après l’alors relativement bizarre « 44 jours » (qui … Lire la suite

Note de lecture : « Solaire » (Ian McEwan)

La science et le capital face au réchauffement climatique, en une farce songeuse, comédie tragique ou parodie sérieuse. Une étonnante réussite. x Il appartenait à cette classe d’hommes – peu avenants, souvent chauves, petits et gros, intelligents – que certaines belles femmes trouvaient inexplicablement séduisants. Du moins le croyait-il, ce qui semblait suffire à en … Lire la suite

Note de lecture : « Le magasin de jouets magique » (Angela Carter)

En 1967, un brillant faux conte fantastique pour traduire le malaise intime d’une société britannique traversée de bouillonnements souterrains. Et tout autre chose encore. x Comme le rappelait récemment (et avec sa ruse coutumière) le grand Iain Sinclair dans son « Quitter Londres », Angela Carter demeure aujourd’hui l’une des plus fascinantes romancières de la deuxième moitié … Lire la suite

Note de lecture : « Quitter Londres » (Iain Sinclair)

Le somptueux point provisoirement final de l’arpentage d’un Londres désormais disparu. x J’étais venu ici – et j’allais bientôt reprendre la marche, sans savoir encore pour où – car j’avais le sentiment que Londres, où j’habitais depuis cinquante ans, affrontait une force centrifuge qui confinait à l’anéantissement ; et j’étais incapable de dire exactement où, … Lire la suite

Note de lecture : « London Overground » (Iain Sinclair)

Sous les rails du train fantôme londonien entrant en gare ultra-moderne, les luttes des mythologies et de la marchandisation molle, toujours davantage en marche. x x x La City et ses pompes à fric, affamées comme toujours, et nécessitant une injection rapide d’employés et de bureaucrates, il fut décidé en 1865 de raccorder une ligne … Lire la suite

Note de lecture : « Apologie d’un mathématicien » (Complicité)

Approcher au plus serré le tourbillon humain de la beauté mathématique en construction x Créée et montée en 2007 par la fantasque et passionnante troupe théâtrale londonienne Complicite de Simon McBurney, Annabel Arden, Fiona Gordon et Marcelo Magni, « A Disappearing Number » s’empare de la relation entre le mathématicien indien de génie Srinivasa (1887-1920), quasiment autodidacte, … Lire la suite

Note de lecture : « Anatomie d’un soldat » (Harry Parker)

L’absence de parti pris des choses pour dire la guerre, la destruction et la survie. Un tour de force époustouflant et paradoxalement d’autant plus poignant. x Mon numéro de série est le 6545-01-522. J’ai été déballé d’un étui en plastique, puis ouvert, contrôlé et réassemblé. Un marqueur noir a écrit sur moi : BA5799 O … Lire la suite

Note de lecture : « La douleur porte un costume de plumes » (Max Porter)

Un journal de deuil inventif et poignant, désespérant et merveilleusement drôle. x Miraculeusement, et comme Philippe de Jonckheere dans «Une fuite en Égypte», Max Porter réussit dans ce premier livre, publié en 2015 et superbement traduit par Charles Recoursé pour les éditions du Seuil (2016), à parler du deuil le plus douloureux, avec authenticité, une … Lire la suite

Note de lecture bis : « Chalut » (B.S. Johnson)

«Attention, on va jeter l’ancre, attention l’encre que l’on jette» x Œuvre de fiction totalement réaliste, «Chalut», publié en 1966 et traduit par Françoise Marel pour Quidam éditeur (2007), est l’aboutissement d’une auto-expérimentation de B.S. Johnson, alors âgé de moins de vingt-cinq ans, embarqué pendant trois semaines à bord d’un chalutier en campagne de pêche … Lire la suite