☀︎
archives

Jean-Marc Agrati

Ce tag est associé à 22 articles

Note de lecture : « Golden Hello » (Éric Arlix)

Quatorze fragments de réalité et de surréalité radicales, chantant en grinçant le contemporain qui nous broie, mieux que bien des essais. x Georges stoppe le véhicule et se rend à l’arrière de la fourgonnette, il ôte la cagoule de Christophe, le regarde droit dans les yeux en souriant avant de lui enfourner dans la bouche … Lire la suite

Note de lecture : « Le diable est au piano » (Léo Henry)

Vingt oscillations magnétiques entre cruauté et jubilation, entre hommage et vertige. x Ailleurs, en un autre temps ou une autre époque de l’année, Blaise aurait été arrêté et inculpé sur-le-champ, sans considération pour ses origines (helvétiques, quoique tout le monde le crût français) ou sa réputation (flatteuse, bien que limitée). Mais ce dont il est … Lire la suite

Note de lecture : « Remington » (Christophe Ségas)

Cinq formidables récits tapés à la même machine à écrire par un bien curieux concours de circonstances – d’une superbe fiabilité douteuse à l’ère du Reset x L’an dernier, tandis que nous campions depuis trois jours près de Trois-culs-aux-cèpes, village que nous croyions abandonné, nous aperçûmes une silhouette glisser entre les murs pour nous épier. … Lire la suite

Note de lecture : « La trilogie Sebastián Dun » (Ricardo Colautti)

L’étrange fuite en avant d’un mauvais garçon argentin, moitié follement rêvée, moitié terriblement réaliste. Hors des courants et magnifique. x x x Ici, je me mets à enregistrer. La cour est petite, vingt mètres sur vingt mètres. Nous devons tous faire quelque chose. Si on est occupés, on nous réduit la peine pour bonne conduite, … Lire la suite

Note de lecture : « Poisson-chien » (Laurent Rivelaygue)

Road novel presque immobile, sanglant et excité, insensé et jouissif en diable, autour d’un poisson qui doit rester chien sous peine du pire. x JE RAME. HUIT MILLE TROIS CENT TRENTE JOURS, CINQ HEURES, TRENTE-HUIT MINUTES QUE JE RAME. TRENTE-NEUF MINUTES. Le tour du monde à la force du poignet. Galérien de la houle quarante … Lire la suite

Note de lecture : « La Disparition de la chasse » (Christophe Levaux)

L’impressionnante écriture d’une course à l’abîme, facétieuse et glaçante. x Le train s’ébranle, grimpe cahin-caha le flanc escarpé de la vallée, se rassemble en haut, sur la crête, puis s’élance dans la plaine, crève le matin gris mouillé du nord-est, abandonne à son sommeil la ville décrépite et sa gare flambant neuve, fleuron d’un peuple … Lire la suite

Note de lecture : « Effets indésirables » (Larry Fondation)

Incroyables instantanés du bitume humain et sanglant de Los Angeles. x C’est donc grâce aux belles éditions Tusitala que l’on va pouvoir continuer en français en août 2016 (dans une traduction de Romain Guillou) la formidable saga du Los Angeles de la rage et du bitume construite par Larry Fondation depuis 1995, dont ce « Effets … Lire la suite

Note de lecture : « La magie dans les villes » (Frédéric Fiolof)

Un extraordinaire et paradoxal réenchantement du quotidien par la plume de l’imagination. x Publié en août 2016 chez Quidam éditeur, le premier texte long de Frédéric Fiolof, dont je ne connaissais jusqu’ici que les excellentes interventions dans les trois premiers numéros de la revue « La moitié du fourbi » (1, 2 et 3), dont il est … Lire la suite

Note de lecture : « Saccage » (Quentin Leclerc)

Une puissante et singulière poétique de la catastrophe. x x Carcasse, hôtesse, voyageur, prisonnière, déserteur, enfant-singe, guetteur ou pêcheur ? Quel narrateur trouvera au plus près les angles et les mots pour rendre compte – nous faire partager, peut-être – de cette guerre de tous contre tous, puissamment onirique (pourrait-on espérer) et cruellement métaphorique (doit-on … Lire la suite

Note de lecture bis : « Journal d’un chien » (Oskar Panizza)

Le regard fiévreux et caustique d’un chien sur les hommes, parfois drôle mais peu convaincant in fine. x Publié en 1892, traduit en français en 1983 par Dominique Dubuy et Claude Riehl chez Plasma, ce roman de l’Allemand Oskar Panizza est un bien étrange objet littéraire. Psychiatre à la santé minée par la syphilis, qui … Lire la suite