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Incongru

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Note de lecture : « Anaconda » (Horacio Quiroga)

Dix-neuf nouvelles de 1921, pour un art secret de l’écriture qui dissout et qui inquiète, dans la jungle uruguayenne ou ailleurs. x Il était dix heures du soir et il faisait une chaleur suffocante. Le temps lourd, sans un souffle, pesait sur la forêt. Le ciel de charbon était de temps à autre déchiré à … Lire la suite

Note de lecture bis : « Pas Liev » (Philippe Annocque)

Osciller entre comprendre et se conformer, jusqu’à la folie. x x Publié en octobre 2015 chez Quidam, ce nouveau texte de Philippe Annocque use presque en secret de quasiment tout ce que l’auteur a écrit précédemment pour pousser toujours plus loin la mise en fiction poétique et déstabilisante du choc organisé entre conformisme social et … Lire la suite

Note de lecture : « Lapsus mordicus – Sous les doigts de pied de la lettre » (Plonk & Replonk)

Porter sur le monde du livre le fer suisse de la fêlure entre image trafiquée et légende caustico-poétique. x Publié en 2013 en leurs propres éditions (« Plonk & Replonk, La Chaux-de-Fonds, Suisse »), cet album commenté poursuit le travail indispensable de ce collectif de détournement photographique, jouant de l’absurde, de l’incongru au sens de Pierre Jourde … Lire la suite

Note de lecture : « Le démarcheur » (Éric Chevillard)

L’entreprise de pompes funèbres, creuset d’un regard incongru sur la vie et la mort, forge d’une écriture. x Publié en 1988 aux éditions de Minuit, le deuxième roman d’Éric Chevillard met déjà largement en place, avant l’explosion que représentera – pour moi – « Palafox » en 1990, les éléments d’une écriture difficilement imitable, dans laquelle la … Lire la suite

Note de lecture : « Scalps » (Éric Chevillard)

Sept nouvelles, comme autant de trophées arrachées au réel. x Paru en 2004 aux éditions Fata Morgana, ces courts récits sont comme sept combats de ce dompteur de mots qu’est Éric Chevillard, qui «consignent les réactions épidermiques d’un sujet aux prises avec l’angoisse, laquelle s’incarne en des personnages suffisants ou bornés dont l’aplomb le renvoie sans cesse à ses propres … Lire la suite

Note de lecture : « Crimes exemplaires » (Max Aub)

Cadavres exquis. x Max Aub (1903 – 1972), intellectuel espagnol engagé né à Paris, auteur d’une œuvre importante, et plutôt méconnu en France en dehors de ce livre-culte, incisif et drôle, publia celui-ci en 1957, traduit de l’espagnol en 1997 grâce aux éditions Phébus (traduction de Danièle Guibbert). Avec le plus grand sérieux, Max Aub affirme en … Lire la suite

Note de lecture : « L’autofictif prend un coach – Journal 2010-2011 » (Éric Chevillard)

Quatrième année de cet extraordinaire carnet de route, entre faux aphorismes et vrais jeux d’imaginaire. x Publié en 2012 à l’Arbre Vengeur, le quatrième volume du vrai-faux journal d’Éric Chevillard, qui n’a toujours d’autofictif que le nom ironique, après « L’autofictif » (2009), « L’autofictif voit une loutre » (2010) et « L’autofictif père et fils » (2011), couvre cette fois … Lire la suite

Note de lecture : « Empailler le toréador » (Pierre Jourde)

Un délectable parcours à la recherche de l’incongru en littérature. x Publié en 1999 chez José Corti, le sixième essai de Pierre Jourde était sous-titré « L’incongru dans la littérature française – de Charles Nodier à Éric Chevillard ». Associant rigueur conceptuelle et approche de type universitaire (familière au professeur de littérature à Grenoble III qu’est Pierre … Lire la suite