☀︎
archives

Illusions perdues

Ce tag est associé à 6 articles

Note de lecture : « Chavirer » (Lola Lafon)

Face à la prédation sexuelle organisée et à ses dégâts potentiellement irréversibles, une poignante et intelligente approche oblique du sentiment de culpabilité d’une victime et de ses méandres systémiques. x Elle avait traversé tant de décors, des apparences, une vie de nuit et de recommencements. Elle savait tout des réinventions. Elle connaissait les coulisses de … Lire la suite

Note de lecture bis : « Quelqu’un à tuer » (Olivier Martinelli)

Du plomb coincé dans la gorge durant la Guerre civile espagnole, portant loin ses conséquences. x x Publié en 2015 à la Manufacture de Livres, le sixième roman d’Olivier Martinelli est sans doute, moins directement bercé de rock et d’énergie brute que les précédents (et tout particulièrement que les excellents « La nuit ne dure pas » … Lire la suite

Note de lecture : « Dépucelage » (Virginie Lou-Nony)

L’anatomie du prince charmeur, mise à nu par sa conquête, même. x Publié en 2014 aux éditions e-fractions, ce court récit de Virginie Lou-Nony est sa huitième fiction en prose depuis « Éloge de la lumière au temps des dinosaures » en 1996. Elle l’avait rencontré au bord de la mer. Toujours à toute heure des gens … Lire la suite

Note de lecture : « Fado Alexandrino » (Antonio Lobo Antunes)

Avant, pendant et après la révolution des Œillets, le magistral « Tout change, rien ne change » du Portugal et de la violence humaine. x Publié en 1983 au Portugal, traduit en français en 1987 par Pierre Léglise-Costa et Geneviève Leibrich chez Albin Michel (et réédité chez Métailié en 1998), le cinquième roman d’Antonio Lobo Antunes, écrit … Lire la suite

Note de lecture : « Sur le rivage » (Rafael Chirbes)

L’humanité dans les marécages de la crise et d’un passé non résolu. x En cette année 2010, deux ans après le début de la crise économique, l’Espagne a pris des allures de chantier fantôme. Le long de la côte proche de la ville d’Olba, entrepôts abandonnés et chantiers inachevés se succèdent. «Cinq ou six ans … Lire la suite

Note de lecture : « La plus limpide région » (Carlos Fuentes)

Tragique et drôle, l’une des plus impressionnantes coupes transversales et historiques d’une société, celle du Mexique des années 50 et celle d’un monde. x Publié en 1958, traduit en 1964 par Robert Marrast chez Gallimard, le premier roman du Mexicain Carlos Fuentes résonnait très rapidement comme un coup de tonnerre dans les lettres mexicaines, sud-américaines … Lire la suite