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Humour du désastre

Ce tag est associé à 19 articles

Note de lecture bis : « Frères sorcières » (Antoine Volodine)

Le pouvoir brut du récit, l’arrangement de la mémoire, la performance de la vocifération. Le post-exotisme dans toute sa splendeur noire et rusée. x Comme nous l’avions noté ici même à propos des « Haïkus de prison » de Lutz Bassmann, comme le décortiquait en profondeur Lionel Ruffel dans son « Volodine post-exotique », et comme le rappelle fort justement … Lire la suite

Note de lecture : « Eureka Street » (Robert McLiam Wilson)

Le Belfast déchiré par les bombes des années 90, par les yeux étonnants de trentenaires presque ordinaires. x J’ai erré dans les pièces de mon appartement désert. J’aimais bien cet appartement. Mais parfois, quand je m’y retrouvai seul, j’avais le sentiment d’être le dernier homme sur Terre et mes deux chambres devenaient un luxe humiliant. … Lire la suite

Note de lecture : « La crise » / « Je ne me souviens pas » (Joachim Séné)

Justification capitaliste hypnotique et dystopie totale, scandées poétiquement en aphorismes libres et acérés. x Sur la photo, LA CRISE C’EST CHAQUE FIN DE MOIS, le S de MOIS est effacé, ou écrit plus vite, moins fort. La crise c’est chaque fin de moi. Le S écrit en dernier, et soudain il n’y a plus de … Lire la suite

Note de lecture bis : « Black Village » (Lutz Bassmann)

Dans le noir fragilement tenu à distance, 31 récits interrompus pour retrouver peut-être le sens du temps. x Très lentement, Goodmann fit de la lumière. Il avait sur lui des poudres et des graisses qu’il avait transportées depuis plusieurs années au fond de ses poches, les protégeant de la pluie et de la poussière et … Lire la suite

Note de lecture : « Black Village » (Lutz Bassmann)

Illuminer la noirceur. x «Les mots ont le pouvoir d’illuminer la noirceur». Cette célèbre phrase de la correspondance de Samuel Beckett semble épouser parfaitement la nouvelle œuvre de Lutz Bassmann, «Black Village», paru le 24 août aux éditions Verdier. Les narrateurs du post-exotisme prennent la parole dans des conditions de tragique extrême, prisonniers d’un espace … Lire la suite

Sourires et éclats de rire littéraires.

Humour du désastre, absurdité joyeuse ou pure jubilation : quelques idées de lecture pour sourire ou rire.   Le rire est le propre de l’homme paraît-il, et pourtant les textes qui font rire sont rares. Pour combattre la mélancolie et accompagner les beaux jours, voici quelques suggestions de lecture susceptibles de déclencher un sourire en … Lire la suite

Note de lecture : « Une nuit de chien » (Juan Carlos Onetti)

La nuit du coup d’État, toute en mortelles confusions. x Weiss avait dit au téléphone : – Il paraît qu’il y a un billet pour vous. Rien de sûr. Un garçon d’en haut, il sait qui vous êtes. Au First and Last, vous connaissez ? D’accord, ce soir à neuf heures. Bonne chance, c’est tout. … Lire la suite

Note de lecture : « Nuit blanche en Balkhyrie » (Antoine Volodine)

Les confidences hallucinées, chuchotées ou vociférées, du Breughel, prisonnier politique et patient psychiatrique interné. x RELECTURE La suie avait durci autour de ma tête. Il faisait froid, il faisait noir. Quelqu’un chuchotait et, à force d’écouter, je reconnus ma propre voix. Breughel appelle Molly, disais-je. Répondez. Je me mis à attendre. Plus un bruit ne … Lire la suite

Note de lecture bis : « Haïkus de prison » (Lutz Bassmann)

Dans sa forme la plus courte et la plus dense, tout le sombre humour du désastre : cellule, convoi et camp. x RELECTURE Depuis l’origine et la « Biographie comparée de Jorian Murgrave » (1985), le post-exotisme d’Antoine Volodine (et avant même que ce corpus ne se trouve une dénomination « officielle » en 1990) cherche à dire l’emprisonnement, … Lire la suite

Note de lecture : « Haïkus de prison » (Lutz Bassmann)

La poésie, dos au mur. x Laissons parler Antoine Volodine de cette autre voix du post-exotisme qu’est Lutz Bassmann, évoquée dans « Le post-exotisme en dix leçons, leçon onze » (Éditions Gallimard, 1998) : « Les derniers jours, Lutz Bassmann les passa comme nous tous, entre la vie et la mort. Une odeur de pourri stagnait dans la cellule, … Lire la suite