☀︎
archives

Hard-boiled

Ce tag est associé à 15 articles

Note de lecture : « Flingue sur fond musical » (Jonathan Lethem)

Du polar hard-boiled dans une discrète dystopie science-fictive : le très bon premier roman de Jonathan Lethem, en 1994. x Elle était là quand je me suis réveillé, je le jure. L’intuition. C’était deux semaines après que j’eus laissé tomber ma dernière affaire, un boulot pour Maynard Stanhunt. L’intuition était là avant que je ne … Lire la suite

Note de lecture : « L’intuitionniste » (Colson Whitehead)

Une industrie imaginaire des ascenseurs, en 1930, en métaphore noire et joueuse d’une course au progrès et à l’argent à la relation non résolue. x L’ascenseur est neuf, il vient d’être installé, il ne devrait pas dégringoler à cette vitesse. Une ville qui pourrait aisément être New York, disons quelque part dans les années 1930 … Lire la suite

Note de lecture : « Gangraine » (Elizabeth Stromme)

Un bon polar précurseur sur l’appropriation du vivant par l’agro-business et le pharma-business, dès 1991. x Je pris mon élan et y allai à fond. Je lui balançai un coup de pied vicieux, expurgeant tout ce que je me trimbalais sur le coeur depuis trois mois. C’est à peine si la voiture, en admettant qu’on … Lire la suite

Note de lecture : « Comme un blues » (Anibal Malvar)

Dans les replis contemporains de l’état profond espagnol. Bien noir et superbe. x Publié en 1998, « Comme un blues » est le quatrième et dernier roman à date écrit en galicien par Anibal Malvar (son « La ballade des misérables » de 2012, traduit en français chez Asphalte en 2014, l’a été en castillan). Également journaliste et scénariste … Lire la suite

Note de lecture : « Calme blanc » (Charles Williams)

Seul à la voile en plein Pacifique, un couple rencontre un curieux bateau-stoppeur. x x Publié en 1963, traduit en français en 1965 à la Série Noire de Gallimard par Michel Peyran, « Calme blanc » est l’un des derniers romans écrits par le prolifique Charles Williams, figure marquante du « hardboiled » américain des années 1950-1960, raisonnablement célébré … Lire la suite

Note de lecture : « Chroniques » (Jean-Patrick Manchette)

Vingt ans de chroniques de polars et de précieuses digressions apparentes, passionnées et passionnantes. x RELECTURE Publié en 1996 chez Rivages, un an après la mort de Jean-Patrick Manchette, ce recueil regroupe un large échantillon de chroniques écrites par le romancier pour divers supports et dans diverses circonstances, entre 1976 et 1995,  sélectionnées par François … Lire la suite

Note de lecture : « Exil » (Frédéric Jaccaud)

L’ambigu blues ultime du hacker condamné à l’exil réel et métaphorique. x Publié en avril 2016 dans la Série Noire de Gallimard, le quatrième roman de Frédéric Jaccaud tente une intense actualisation mythologique de l’influente vulgate cyberpunk, en confrontant sans concession le hacker rêvé dans les années 80-90 par William Gibson, Bruce Sterling et leurs … Lire la suite

Note de lecture : « Hôtel Europa » (Gianni Pirozzi)

D’un Planning familial rennais sous pression aux milices orangistes nord-irlandaises en maraude. Brutal et incisif Pirozzi, à nouveau. x x Publié en 2004 chez Rivages, le deuxième roman de Gianni Pirozzi nous permettait de retrouver plusieurs des protagonistes de « Romicide » (2001), dans un contexte d’abord rennais là aussi, mais ensuite bien différent, puisque la deuxième … Lire la suite

Note de lecture : « Tant de chiens » (Boris Quercia)

Intense « furia cilena », comme un chien dans un jeu de quilles corrompues, passant ou non entre les balles. x Écrit en 2015, traduit la même année chez Asphalte par Isabel Siklodi (sa version originale espagnole est à paraître début 2017), le deuxième roman de Boris Quercia met en scène, comme « Les rues de Santiago » précédemment, … Lire la suite

Note de lecture : « Puerto Apache » (Juan Martini)

Le bidonville argentin criminalisé comme figure violente et tristement comique de l’ultra-modernité inégalitaire. x Publié en 2002, traduit en français en octobre 2015 chez Asphalte, par Julie Alfonsi et Aurélie Bartolo, le onzième roman de l’Argentin Juan Martini, exilé en Espagne de 1975 à 1984, réalise à la perfection une synthèse locale et puissante du … Lire la suite