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Guerre du Vietnam

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Note de lecture : « S’adapter pour vaincre » (Michel Goya)

Une précieuse incursion dans les mécanismes de l’innovation systémique en matière militaire, au XIXème et au XXème siècle. x Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle et l’âge des révolutions, politiques et industrielles, il était parfaitement possible de faire toute une carrière d’officier dans une armée européenne sans avoir à remettre en cause fondamentalement la manière … Lire la suite

Note de lecture : « Les oiseaux morts de l’Amérique » (Christian Garcin)

La quête mémorielle d’un vétéran du Vietnam marginalisé et extrêmement touchant. x Hoyt Stapleton, vétéran du Vietnam et héros singulier des «Oiseaux morts de l’Amérique», vit avec Matthew McMulligan et Steven Myers dans un no man’s land en périphérie de Las Vegas, dans des canalisations d’évacuation et de collection des eaux, à seulement quelques encablures … Lire la suite

Note de lecture : « Le sympathisant » (Viet Thanh Nguyen)

Par les yeux d’une taupe communiste au sein de la police secrète sud-vietnamienne, à la fin de la guerre, une chasse déterminée, hilarante et tragique, au sens culturel du cliché de l’Ouest envers l’Asie. x Professeur américain de littérature et d’anthropologie (à l’Université de Californie du Sud), d’origine vietnamienne (il est arrivé à quatre ans … Lire la suite

Note de lecture : « Sayonara baby » (Fabrice Colin)

Traquer l’impossible réalité entre Pearl Harbor et les camps d’internement en Californie, à l’intérieur d’un autre Monterey 1967. x Le désert. Sous le ciel crépusculaire, piqueté de vautours, se dévoile une gigantesque étendue grisâtre hérissée de carcasses métalliques. Au loin, on aperçoit des falaises couvertes de broussailles pelées, nées d’un déluge ancien, et la ligne … Lire la suite

Note de lecture : « À la vitesse de la lumière » (Javier Cercas)

Écrire aux portes de l’enfer. x Pourquoi et comment écrire ? Ces questions sont au cœur de ce roman brillant et bouleversant de Javier Cercas, publié en 2005 et traduit en 2006 par Élisabeth Beyer et Aleksander Grujičič pour les éditions Actes Sud, qui raconte une histoire, en même temps que la naissance d’un écrivain. … Lire la suite

Note de lecture : « Retour à My Lai » (Dominique Legrand)

Quarante-cinq ans après le terrible massacre, une douce et cruelle parenthèse pour deux protagonistes de l’époque. x Danang. Depuis quarante-cinq ans, ces deux syllabes s’entrechoquent comme des pierres au fond de mon cerveau. Elles ne m’ont laissé en paix ni une journée, ni peut-être même une seule heure. Depuis cette aube de mars 1968, pas … Lire la suite

Je me souviens de : « La guerre éternelle » (Joe Haldeman)

Guerre spatiale et embrigadement, décalage temporel et mutation sociale. Un très grand roman de 1975. x C’est relativement tardivement dans mon « cursus science-fictif », sans doute vers 1985 ou 1986, que j’ai découvert ce roman publié en 1975, couronné cette année-là par les prix Hugo et Nebula, traduit en français par Gérard Lebec en 1976 chez … Lire la suite

Note de lecture : « Putain de mort » (Michael Herr)

Guerre du Vietnam : le poids et le choc des mots d’époque. x Publié en 1977 sous forme de livre (après qu’une partie du contenu ait été diffusé sous forme d’articles dans Esquire entre 1967 et 1971), traduit en français en 1980 par Pierre Alien (dont le lexique, en particulier militaire, est hélas ici souvent … Lire la suite

Note de lecture : « Go et Mao – Pour une interprétation de la stratégie maoïste en termes de jeu de go » (Scott A. Boorman)

En 1969, une lecture radicalement différente de la théorie des jeux alors dominante en politique et en stratégie. x RELECTURE Publié en 1969, traduit en français en 1972 par James du Mourier aux éditions du Seuil, l’ouvrage de jeunesse du mathématicien sociologue américain Scott A. Boorman est davantage qu’une curiosité rare. Écrite à dix-neuf ans … Lire la suite

Note de lecture : « À propos de courage » (Tim O’Brien)

Le poids et les ruines intérieures de la guerre. x Faulkner aurait dit que nous disposons tous d’un territoire pas plus grand qu’un timbre-poste, mais que ce qui importe n’est pas sa superficie, mais la profondeur à laquelle on le creuse, une phrase qui résonne avec ce livre et avec l’ensemble de l’œuvre de Tim … Lire la suite