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Fragilité de la mémoire

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Note de lecture : « Hauts-fonds » (Dov Lynch)

L’odyssée d’un homme balloté par l’histoire, de la fin de la Seconde Guerre mondiale à la chute du Mur. x Après le périple chaotique et périlleux à travers les zones troubles de l’Europe entrepris par un soldat perdu de l’IRA dans «Mer noire» (éditions Anacharsis, 2015), Dov Lynch nous plonge avec «Hauts-fonds» (éditions du Seuil, … Lire la suite

Note de lecture : « Vertiges » (W.G. Sebald)

Les voyages et l’écriture pour ressusciter une réalité ensevelie, sur les traces de Stendhal et Kafka. x Publié en 1990, superbement traduit en 2001 par Patrick Charbonneau pour les éditions Actes Sud, «Vertiges», s’ouvre sur la «légendaire» traversée du Grand-Saint-Bernard vers l’Italie par les armées napoléoniennes en 1800, dans les rangs desquelles se trouve le … Lire la suite

Note de lecture : « Des anges mineurs » (Antoine Volodine)

Une marionnette de chiffons dit l’humanité en ruines, pour quelques gueux et vieilles immortelles. Sombre et magnifique. x Le monde est en lambeaux. Grande révolution, catastrophe nucléaire, univers concentrationnaire, charniers, dévastation, l’espèce humaine s’approche de l’extinction. Les humains ne sont plus que des particules raréfiées et «Des anges mineurs» est un livre créé à l’image … Lire la suite

Note de lecture : « Sporting club » (Emmanuel Villin)

L’art de raconter en se dérobant. x Élégamment déroutant, le premier roman d’Emmanuel Villin, à paraître le 1er septembre aux éditions Asphalte, illustre que raconter est un art de la dissimulation et il réussit avec un talent prometteur à placer le lecteur ou la lectrice dans une situation d’attente et de désir. Le narrateur de … Lire la suite

Note de lecture : « Extrêmes et lumineux » (Christophe Manon)

En une seule phrase, le rayonnement étincelant des souvenirs fugitifs. x Entrant dans le monde souterrain des souvenirs, Christophe Manon dévide en une phrase somptueuse, une suite discontinue de souvenirs ou de fictions, qui s’enchaînent dans le flux d’un récit interrompu d’une scène à l’autre par décrochement, par un mot qui se brise en une … Lire la suite

Note de lecture : « Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie » (Yôko Ogawa)

L’étrange mélancolie qui imprègne le réel évanescent de Yôko Ogawa. x Les lecteurs de Yôko Ogawa reconnaîtront dans les deux courts récits de ce recueil, la nouvelle éponyme et «Un thé qui ne refroidit pas», qui font partie des premiers publiés par l’auteur (1990-91, traduction en français chez Actes Sud en 1998 par Rose-Marie Makino-Fayolle), un univers très familier, … Lire la suite

Note de lecture : « Rue Katalin » (Magda Szabó)

Bien des années après, les événements de la rue Katalin à Budapest en 1942 s’imposent aux protagonistes. x RELECTURE Magda Szabó, décédée en 2007, est certainement l’une des plus célèbres et plus traduites écrivaines hongroises. À son très beau « La porte » de 1987 (Fémina étranger en 2003 en français), je préfère pourtant le plus ancien … Lire la suite