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Foisonnement

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Note de lecture : « Telluria » (Vladimir Sorokine)

Le très réussi mariage alchimique du cyberpunk futuriste, de la farce médiévale fantastique et du sens tragique de l’histoire politique et économique. x L’ex-URSS est définitivement en morceaux : aux soubresauts de la fin de l’Union soviétique se sont ajoutées quelques dizaines d’années plus tard les conséquences de la découverte aux alentours de 2022 des … Lire la suite

Note de lecture : « C’est juste un film » (Earl Lovelace)

Trinité-et-Tobago en incroyable carnaval poétique et socio-politique. x Mon nom est Kangkala, artisan de la confusion, greffier de ragots, démolisseur de réputations, révélateur de secrets. Je suis, sous la même peau, vilain et héros, victime et victorieux. Je suis un kaisonien, un vrai de vrai. Je réduis les puissants par le ridicule. Je leur révèle … Lire la suite

Note de lecture : « Méduses » (Antoine Brea)

Terrifiants et jouissifs glissements progressifs de la raison ordinaire dans le désajustement de la syntaxe et du langage du dépit amoureux. x Publié en 2007 au Quartanier, le deuxième roman d’Antoine Brea, sept ans avant son « Roman dormant » enchanteur, par lequel je l’ai découvert l’an dernier, ne revendique sans doute directement aucun onirisme merveilleusement didactique, … Lire la suite

Note de lecture : « Congo Inc. – Le testament de Bismarck » (In Koli Jean Bofane)

Le Congo comme enjeu profondément hilarant et atrocement cruel du réel en tant que jeu vidéo mondialisé. x Publié en 2014 chez Actes Sud, six ans après son « Mathématiques congolaises », « Congo Inc. – Le testament de Bismarck » est le deuxième roman (hors textes destinés principalement à la jeunesse) du Congolais (Kinshasa) In Koli Jean Bofane. … Lire la suite

Note de lecture : « Mantra » (Rodrigo Fresán)

Le chef d’œuvre labyrinthique et mexicain de l’Argentin Rodrigo Fresán. x Le cinquième roman de l’Argentin Rodrigo Fresán, paru en 2001, traduit en français en 2010 par Isabelle Gugnon chez feu (ô combien hélas) le Passage du Nord-Ouest, accédait à une tout autre dimension que ses ouvrages précédents, pourtant déjà plus qu’enthousiasmants, tels « Vies de … Lire la suite

Note de lecture : « Le dictionnaire khazar » (Milorad Pavić)

Un roman-univers abyssal au carrefour des religions et des rêves. x RELECTURE Publié en 1984 en (alors) Yougoslavie, traduit en français en 1988 par Maria Bejanovska chez Belfond, et réédité au Nouvel Attila en octobre 2015, le premier roman de Milorad Pavić, jusqu’alors connu en tant qu’historien de la littérature et poète, fit l’effet d’un … Lire la suite

Note de lecture : « Achab (séquelles) » (Pierre Senges)

L’éblouissant vertige de la liste pour saisir comment se formate l’imaginaire occidental moderne. x Publié en août 2015 chez Verticales, le huitième roman de Pierre Senges propose peut-être l’une des plus formidables illustrations que je connaisse de l’usage démoniaque du « vertige de la liste » cher à Umberto Eco. Imaginant joyeusement et convulsivement un après « Moby … Lire la suite

Note de lecture : « Quoi faire » (Pablo Katchadjian)

Enthousiasmante mathématique onirique du foisonnement romanesque. x Publié en 2010, traduit en français en 2014 par Mikaël Gómez Guthart et Aurelio Diaz Ronda aux éditions toulousaines Le Grand Os, comme premier représentant de leur nouvelle collection POC !, le premier roman disponible dans notre langue de l’Argentin Pablo Katchadjian nous propose un tour de force … Lire la suite

Note de lecture : « Fonds perdus » (Thomas Pynchon)

L’internet, le 11 septembre 2001, la finance : miroirs, écrans et leurres du formidable rire politique et métaphysique de Pynchon. x Publié en septembre 2013, traduit en août 2014 au Seuil par Nicolas Richard, le huitième roman – en cinquante ans d’écriture – de Thomas Pynchon réussit une fois de plus le pari toujours renouvelé … Lire la suite

Note de lecture : « On n’a pas toujours du caviar » (Johannes Mario Simmel)

Énorme et foisonnant roman d’un gentleman espion, entre 1940 et 1960 : la cuisine comme un sport de combat. xxx Ce roman de 1960, son huitième, est sans doute l’œuvre la plus connue de Johannes Mario Simmel, auteur autrichien bien singulier, ayant perdu ses parents dans les camps de concentration nazis, tout en étant lui-même … Lire la suite