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Enrique Vila-Matas

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Note de lecture : « Microfilm » (Emmanuel Villin)

Kafka rencontre Alfred Hitchcock place Vendôme, dans un grand éclat de rire absurde. x Passionné de cinéma, fin connaisseur du cimetière du Montparnasse et de ses tombes glorieuses, le héros anonyme de «Microfilm» tente vainement de percer dans le cinéma. Malgré son indémodable trench, imitant le style d’Alain Delon dans Le samouraï, à cause d’une … Lire la suite

Note de lecture bis : « Des monstres littéraires » (Jérôme Orsoni)

Enchâsser les niveaux de récit en un jeu très sérieux, pour transformer les théories en objets et personnages littéraires. x Mais qui a dit qu’il fallait aimer la littérature ? Lorsqu’elle est l’objet même du récit, le risque pris est vite énorme. Jorge Luis Borges, ou plus près de nous, Roberto Bolaño et Enrique Vila-Matas, … Lire la suite

Note de lecture bis : « Artistes sans œuvres » (Jean-Yves Jouannais)

I would prefer not to. Une anthologie paradoxale et fascinante des artistes ayant choisi l’éclipse.   «Artistes sans œuvres», anatomie en coupe des artistes qui n’ont rien produit, pourrait passer pour un exercice futile ou absurde, une apologie gratuite de la paresse. Il n’en est rien. Ce parcours autour des artistes ayant choisi l’inaboutissement ou … Lire la suite

Note de lecture : « Fonctions Bartleby, bref traité d’investigations poétiques » (Frank Smith)

Non pas pour saluer Melville, mais pour établir le potentiel poétique et critique de son Bartleby. x Flux ouverts. Lignes, dans quelqu’un au pluriel, du dehors. Qui se tordent. Sans début, ni fin. Lignes de mots océaniques et aériennes. Lignes de océaniques mots tout court. Lignes de mots de vie en dehors et perspective. Qui … Lire la suite

Note de lecture : « La conscience de Zeno » (Italo Svevo)

L’introspection d’un héros incertain et emblématique. x Italo Svevo (1861-1928) publia vers la fin de sa vie, en 1923, ce dernier roman reconnu comme son chef d’œuvre, un livre marqué par la décadence de l’empire austro-hongrois et la période de basculement du monde dans laquelle il vécut dans sa ville de Trieste, carrefour européen et caisse … Lire la suite

Note de lecture : « Le stade de Wimbledon » (Daniele del Giudice)

Portrait en creux d’un artiste sans œuvre. x Enrique Vila-Matas donne dans «Bartleby et compagnie» un aperçu de la vie de Roberto (Bobi) Bazlen et du roman de Daniele del Giudice, «Le stade de Wimbledon», publié en 1983 et traduit de l’italien par René de Ceccatty pour les éditions Rivages, dans lequel le narrateur tente, en … Lire la suite

Note de lecture bis : « Le roman de Bolaño » (Éric Bonnargent & Gilles Marchand)

Jeux de miroirs, mises en abyme et jubilation totale, que l’on connaisse ou pas l’œuvre de Roberto Bolaño. x Dans son court texte d’introduction à «Étoile distante», Roberto Bolaño confie que cette histoire a été racontée ou rêvée par son ami Arturo B., son double fictionnel, lui se contentant d’en être le script. Miroir et … Lire la suite

Note de lecture : « Le roman de Bolaño » (Éric Bonnargent & Gilles Marchand)

Deux grands blessés de la vie réunis par courrier en une belle quête de mémoire et de sens face au Mal. x À paraître le 19 mars 2015 aux éditions du Sonneur, le roman à quatre mains concocté par Éric Bonnargent et Gilles Marchand fera certainement beaucoup plus que réjouir les amatrices et amateurs du … Lire la suite

Note de lecture : « Artistes sans œuvres » (Jean-Yves Jouannais)

Une malicieuse et follement intelligente réflexion sur la « production » (et son absence) en art. x Publiée en 1997 chez Verticales, la première œuvre de Jean-Yves Jouannais marquait l’apparition d’une voix bien particulière, pour un travail résolument difficile à classer, entre l’essai social et politique, la réflexion historique et littéraire et le jeu langagier subtil. Servi … Lire la suite

Note de lecture : « L’usage des ruines » (Jean-Yves Jouannais)

Somptueuse construction, assemblage de vignettes inattendues, qui parvient à jouer avec le chaos. x x Publié en 2012 aux éditions Verticales, le sixième ouvrage de Jean-Yves Jouannais marque une convergence, voire une synthèse provisoire, entre le travail sur l’art « de réserve et d’attente » (en décalant outrageusement une formule de François Géré issue d’un tout autre … Lire la suite