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Enlèvement

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Note de lecture : « Le Gros, le Français et la Souris » (Raúl Argemi)

L’Argentine de la « transition démocratique ». Un enlèvement crapuleux. Une complexité plus grande qu’il n’y paraît. Une froideur crue et implacable. Impressionnant. x Il s’agit presque toujours d’une question de pouvoir, de l’exercer ou d’être un perdant. Ni les dix commandements ni les tables de multiplication ne sont des points d’appui solides sans le pouvoir. Avec … Lire la suite

Note de lecture : « Monde ouvert » (Adrien Girault)

Deux gardiens d’un otage indistinct en échappée étrange, juste avant la fin d’un certain monde. Mystérieux, poétique et décapant. x La route était mauvaise, tournoyait et, surtout, était couverte d’une fine couche de gravier. Le moteur de la Xantia surchauffait, et parfois même rugissait, indiquant sans doute un passage de rapport mal maîtrisé? La voiture … Lire la suite

Note de lecture : « La fracture » (Nina Allan)

Disparition inexpliquée et explication inacceptable, imposture et improbabilité, souvenir névrotique et mémoire défaillante : un usage brûlant et malicieux de l’arme science-fictive. x Selena se lia d’amitié avec Stephen Dent l’été d’avant l’été où Julie disparut. Stephen Dent habitait sur Sandy Lane, à quatre ou cinq maisons de là où habitaient Selena, Julie et leurs … Lire la suite

Note de lecture : « Substance » (Claro)

Aux frontières mystérieuses de la vie, de la mort et de l’identité humaine, un conte farceur, rusé, ambigu, et diaboliquement poétique. x Les mystères sont des monstres patients. La chambre de la Tante était toujours fermée à double tour. Toujours. Deux fois la clé dans la serrure tournait, d’abord dans le sens des aiguilles d’une … Lire la suite

Note de lecture : « Dernière nuit à Montréal » (Emily St. John Mandel)

Une intense vie de fugitive qui déjoue les attentes, en beauté rusée. x Publié en 2009, traduit en français en 2012 chez Rivages par Gérard de Chergé, le premier roman d’Emily St. John Mandel joue délicieusement et profondément avec nos nerfs, concevant un thriller sobre et intense, sans recours aux effets spéciaux ou aux facilités, … Lire la suite

Note de lecture : « Klaxon, trompettes… et pétarades » (Dario Fo)

Spectaculaire théâtralité au service d’une satire sociale et politique acérée. x L’Avant-Scène Théâtre publiait en novembre 2010 le texte intégral de cette pièce de Dario Fo, dans sa version française mise en scène par Marc Prin aux Amandiers de Nanterre, assortie d’une brève introduction d’Olivier Celik, , et d’entretiens avec Dario Fo, Marc Prin, Julien … Lire la suite

Note de lecture : « Glyphe » (Percival Everett)

Farce énorme narrée par un bébé (très) surdoué, mix d’effets drôles et sérieux très réussi. x Publié en 1999 (en 2008 en français chez Actes Sud, dans une toujours impeccable traduction d’Anne-Laure Tissut), le dixième roman de Percival Everett marquait un aboutissement provisoire, allant sensiblement plus loin que précédemment dans le mélange bakhtinien des tonalités, … Lire la suite

Note de lecture : « Vidéos » (Fabrice Pataut)

L’enlèvement d’un adolescent à Los Angeles en déroutante nouvelle menée avec brio. x Publiée en 2003 aux éditions du Rocher, une étonnante nouvelle de Fabrice Pataut, sur ce terrain de Los Angeles qu’il connaît, affectionne et retrouvera longuement dans son envoûtant roman « Reconquêtes ». Ici, 60 pages bien denses pour dire l’insidieuse folie qui s’installe dans … Lire la suite

Note de lecture : « La traque de la musaraigne » (Florent Couao-Zotti)

Un poète breton pris dans un délirant imbroglio post-braquage dans la douce Porto-Novo. x Publié en mars 2014 chez l’éditeur marseillais de polar Jigal, le troisième roman policier (après, en un sens, « Le cantique des cannibales », en 2004, et, sans ambiguïté, « Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au cochon de le … Lire la suite

Note de lecture : « Noche triste » (Stéphane Monnot)

Huit nouvelles, toujours étonnantes, à savourer en souriant et davantage. x x Le tout nouveau recueil de nouvelles aux éditions Antidata, qui paraît en ce mois de septembre 2012, a été confié à Stéphane Monnot, dont j’avais déjà bien apprécié la « Tegucigalpa (une obsession américaine) » dans l’anthologie « Temps additionnel » (autour du football) chez le même … Lire la suite