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Effacement

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Note de lecture : « Poèmes de la mémoire et autres mouvements » (Conceição Evaristo)

En toute poésie, ce que veut toujours dire aujourd’hui être femme noire au Brésil. x Conceição Evaristo est une autrice rarissime : afro-brésilienne, née au sein d’une fratrie de neuf enfants dans une favela de Belo Horizonte, dans l’état du Minas Gerais, elle aura la chance (si la chance proprement dite à quelque chose à … Lire la suite

Note de lecture : « Ulla ou l’effacement » (Andréas Becker)

De l’agonie silencieuse d’une femme et d’une mère, extraire une signification puissante et une tendresse subtile. x Elle, elle était allongée sur le canapé, sur le dos, une main sur son ventre bombé d’eau. C’était ça, elle, là. Elle n’était rien d’autre que ça, là, le canapé contre un mur blanc, un mur vide. C’était … Lire la suite

Note de lecture : « Contes du soleil noir : Invisible » (Alex Jestaire)

Lorsque les invisibles sociaux deviennent réellement et sombrement invisibles. Un terrifiant troisième conte contemporain. x Ce type n’a pas bougé depuis plus d’une heure. Pas du tout. J’imagine que si vous passiez là vous jetteriez un œil, vous vous diriez : « Ah tiens, un SDF. Du genre punk à chien. » Vous serez peut-être attendri par … Lire la suite

Note de lecture : « La voix sombre » (Ryoko Sekiguchi)

Méditation sur les voix des disparus, fantômes intacts qui habitent notre paysage intérieur. x Dans ce livre au titre émouvant paru aux éditions P.O.L. en novembre 2015, Ryoko Sekiguchi s’adresse à son lecteur et sans doute à elle-même, avec des notes, prenant en compte toutes les sensations fugaces ou tenaces qui l’assaillent, pour constater l’importance de … Lire la suite

Note de lecture : « L’annulaire » (Yôko Ogawa)

De la littérature comme immortel fragment de l’existence. x Célèbre novella de la prolifique Yôko Ogawa parue en 1994, traduite du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle pour les éditions Actes Sud en 1999, «L’annulaire» s’aventure au-delà de l’étrangeté habituelle des récits de l’auteur, présente dès ces premiers écrits, pour pénétrer un territoire véritablement fantastique et obsédant. … Lire la suite

Note de lecture : « Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie » (Yôko Ogawa)

L’étrange mélancolie qui imprègne le réel évanescent de Yôko Ogawa. x Les lecteurs de Yôko Ogawa reconnaîtront dans les deux courts récits de ce recueil, la nouvelle éponyme et «Un thé qui ne refroidit pas», qui font partie des premiers publiés par l’auteur (1990-91, traduction en français chez Actes Sud en 1998 par Rose-Marie Makino-Fayolle), un univers très familier, … Lire la suite

Note de lecture : « Le glamour » (Christopher Priest)

Identité et mémoire, solubles dans la discrétion et l’invisibilité ? x Publié tout d’abord en 1984 (traduit alors en français en 1986 par Henry-Luc Planchat en Ailleurs & Demain chez Laffont), le septième roman de Christopher Priest a été largement refondu en 2005, et traduit sous cette nouvelle forme par Michelle Charrier aux Lunes d’Encre … Lire la suite