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Echappées

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Note de lecture : « La semaine perpétuelle » (Laura Vazquez)

La folle danse langagière des soupapes de sûreté d’un monde qui écrase, réduit et in-signifie, transformant les vies en spectaculaires obsessions de l’instant. x Une tête ne tombe pas, elle ne peut pas tomber. Elle est reliée par un fil qui descend jusqu’en bas de la personne, et si la tête tombe, le reste tombe. … Lire la suite

Note de lecture : « Lëd » (Caryl Férey)

Dans le froid glacial de la deuxième plus grande ville polaire du monde, au cœur de la Sibérie arctique, une enquête policière d’abord presque anodine qui fait vaciller les certitudes et les arrangements commodes d’une lisse façade post-soviétique. x Deux millions et demi d’hommes relevaient des différentes structures de sécurité, auxquels il fallait ajouter les … Lire la suite

Note de lecture : « Ton avant-dernier nom de guerre » (Raúl Argemí)

Sur un lit d’hôpital au fin fond de la Patagonie, un chef d’œuvre de narration, dans la mémoire hallucinée d’horreurs qui ne veulent pas disparaître. x Je suis journaliste. Et le journalisme est un art qui oscille souvent entre une quête plus ou moins fructueuse de la vérité et la tentation de la fiction. Certains … Lire la suite

Lecture BD : « Psychonautes » (Alberto Vázquez)

Une fable poétique et cruelle de la désindustrialisation, du désastre écologique, de la différence et du besoin vital d’échappée. Un choc émotionnel et esthétique. x Une petite ville portuaire, sinistrée par le chômage depuis que la pêche, activité historique, s’est raréfiée dans des eaux voisines de plus en plus polluées, et que les conserveries, principaux … Lire la suite

Note de lecture : « First Nation » (Phyllis Yordan)

La poésie crue et tendre d’une survie enjouée à une déchéance annoncée. Poignant, paradoxalement drôle et superbement vital. x Je vois une blonde fatiguée Sur son trente-et-un Maquillée comme une voiture volée Elle attend l’autocar Au milieu de nulle part Au milieu des champs Pour se rendre à une audition Je vois un homme Qui … Lire la suite

Note de lecture : « La maison d’haleine » (William Goyen)

L’intense mémoire poétique d’un lieu révélateur, et l’illusion de l’identité. x … Alors je marchai, je marchai sous la pluie qui tournait à la neige, et j’étais morfondu, transi ; et j’arrivai dans un parc, fidèle image des prairies de l’Enfer. Des couples y chuchotaient dans l’ombre, conspirant tous à réchauffer le monde cette nuit, … Lire la suite