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Deuil

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Note de lecture : « Avant que j’oublie » (Anne Pauly)

Tombeau pour un père déglingué et sensible, entre rire et larmes. x « On m’avait dit, en brandissant comme une menace un rouleau de sacs-poubelle, quand quelqu’un meurt, il faut agir, trier, ranger, répartir, écrémer, choisir ce que tu veux garder et te débarrasser du reste. Et plus vite que ça. C’est comme ça qu’on fait, … Lire la suite

Note de lecture : « Un autre monde » (Alfons Cervera)

Un magnifique combat pour comprendre, par-delà la mort, les silences d’un père taiseux. x La photographie a jauni. Si ça se trouve, tu ne te la rappelles même pas. Tu me l’as dit à un moment : parfois certaines choses se passent comme si elles se produisaient hors du temps. Je ne sais pas de … Lire la suite

Note de lecture : « Simon » (Jocelyne Desverchère)

Un drame familial à hauteur d’enfant. Un texte comme une épure, tragique et lumineux. x Simon a six ans. Il entretient avec sa mère une relation de complicité tendre et d’amour exclusif, une belle relation de mère à fils. Il est le narrateur du deuxième roman de Jocelyne Desverchère, paru en février 2018 aux éditions … Lire la suite

Note de lecture : « La douleur porte un costume de plumes » (Max Porter)

Un journal de deuil inventif et poignant, désespérant et merveilleusement drôle. x Miraculeusement, et comme Philippe de Jonckheere dans «Une fuite en Égypte», Max Porter réussit dans ce premier livre, publié en 2015 et superbement traduit par Charles Recoursé pour les éditions du Seuil (2016), à parler du deuil le plus douloureux, avec authenticité, une … Lire la suite

Note de lecture : « Cox ou la course du temps » (Christoph Ransmayr)

L’épopée du plus célèbre horloger d’Europe défié par l’empereur dans la Chine magnifique et cruelle du XVIIIème siècle. x «Cox aborda la terre ferme chinoise sous voiles flottantes le matin de ce jour d’octobre où l’empereur de Chine, Qianlong, l’homme le plus puissant du monde, faisait couper le nez à vingt-sept fonctionnaires des impôts et … Lire la suite

Note de lecture : « N’être personne » (Gaëlle Obiégly)

Cabinet d’écriture accidentel pour l’invention d’un récit formidable, dérisoire et essentiel. x Hôtesse d’accueil dans une entreprise, la narratrice de «N’être personne», publié en janvier 2017 aux éditions Verticales, reste accidentellement enfermée seule dans les W-C de son entreprise pendant un week-end entier, avec uniquement un Bic et du papier hygiénique pour écrire. Impossible de … Lire la suite

Note de lecture : « Une fuite en Égypte » (Philippe de Jonckheere)

Exceptionnelle écriture de l’égarement d’un père en deuil. x Pendant les toutes premières phrases, une question se pose : s’agit-il d’une réponse à une mise en accusation ou d’un monologue intérieur ? Le déferlement des phrases ponctuées uniquement par des points virgule, leur succession ininterrompue et leur continuité incertaine happent immédiatement le lecteur d’Une fuite en Égypte, … Lire la suite

Note de lecture : « Adieu sans fin » (Wolfgang Hermann)

Le portrait lumineux d’un fils décédé, par-delà le naufrage du deuil. x Comment dire l’obscurité, la pétrification du réel que représente la perte d’un fils ? Simplement fiévreux, Fabius, le fils du narrateur d’«Adieu sans fin» est décédé pendant son sommeil à l’âge de seize ans, au début d’un hiver rigoureux, un hiver saturé de neige … Lire la suite

Note de lecture : « Chaos calme » (Sandro Veronesi)

Depuis un banc public, affronter les cyclones du deuil impossible et de la futilité économique. x Publié en 2005, traduit en français en 2008 par Dominique Vittoz chez Grasset, ce roman fut celui de la consécration pour l’Italien Sandro Veronesi, avec le prix Strega l’année suivant sa parution, et le prix Femina étranger l’année de … Lire la suite

Note de lecture : « Depuis qu’elle est morte, elle va beaucoup mieux » (Franz Bartelt)

Tombeau émouvant pour une mère. x «Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte.» En écho à la douleur de la perte qu’exprime «Le livre de ma mère» d’Albert Cohen, le titre en forme de pirouette du texte de Franz Bartelt, «Depuis qu’elle est morte elle … Lire la suite