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Déliquescence

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Note de lecture : « Le revenant » (Éric Chauvier)

Le pas de côté anthropologique désespéré d’un zombie nommé Baudelaire. x Éric Chauvier, né en 1971, docteur en anthropologie, est avant tout connu aujourd’hui comme un scientifique inventif, contribuant par ses approches et son écriture à renouveler profondément le travail contemporain de l’ethnologie, tout particulièrement celle des marges, des frontières et des inframondes, mais aussi … Lire la suite

Note de lecture : « Les filles de Monroe » (Antoine Volodine)

Dans un monde réduit à l’environnement immédiat d’un hôpital psychiatrique géant, comment aider les filles du dissident Monroe, revenues en commandos de l’au-delà ? Le post-exotisme toujours au sommet de son art étrange. x La fille resta suspendue un instant à la corniche qui courait le long du troisième étage, puis elle tomba et disparut … Lire la suite

Note de lecture : « Fratrie » (Thierry Decottignies)

Comme en un fabuleux rêve expressionniste, l’étrange fin de partie d’un quatrième frère, parmi les villes déliquescentes et les chemins oniriques, magnifiée d’une écriture particulièrement acérée. x Ça faisait des semaines que j’arrêtais pas, alors c’est pas étonnant : au bout d’un moment c’est la surchauffe, les nerfs flambent, et l’angoisse, un matin, une angoisse … Lire la suite

Note de lecture : « Le dernier loup » (László Krasznahorkai)

En une seule phrase de soixante-dix pages, le souffle admirable de la littérature. xx xx « Il se mit à rire, mais pas vraiment de bon cœur car son esprit était occupé par des questions du genre : quelle est la différence entre la vanité des choses et le mépris, et à quoi cela se rapporte-t-il, d’après … Lire la suite

Je me souviens de : « Les enfants du massacre » (Giorgio Scerbanenco)

Sans doute le plus mémorable des puissants et rugueux polars milanais du Scerbanenco « deuxième manière ». Duca Lamberti for ever. x Déjà presque dix-huit mois que l’amusante (mais oui) rubrique « Je me souviens », sur ce blog, ne présentait plus de nouvelle entrée. Il était plus que temps d’y remédier. En cette année 1982-1983, profitant d’une année … Lire la suite

Note de lecture : « Absinthe » (Sébastien Doubinsky)

Lorsque la trame du multivers entre en joyeuse déliquescence, que les rapports entre nature, hommes et dieux se mettent à bouger, vers une apocalypse inattendue : du grand Sébastien Doubinsky. x Des briques d’abord disjointes en apparence et des personnages baroques qui ne sembleraient pas, en toute rationalité, devoir un jour interagir : familier de … Lire la suite

Note de lecture bis : « Frères sorcières » (Antoine Volodine)

Le pouvoir brut du récit, l’arrangement de la mémoire, la performance de la vocifération. Le post-exotisme dans toute sa splendeur noire et rusée. x Comme nous l’avions noté ici même à propos des « Haïkus de prison » de Lutz Bassmann, comme le décortiquait en profondeur Lionel Ruffel dans son « Volodine post-exotique », et comme le rappelle fort justement … Lire la suite

Note de lecture : « Trio pour un monde égaré » (Marie Redonnet)

Les voix ineffaçables de Marie Redonnet pour résister au chaos d’un monde en perdition. x Les trois protagonistes principaux dont les voix s’entrelacent dans le «Trio pour un monde égaré» de Marie Redonnet,  paru le 4 janvier 2018 aux éditions Le Tripode, portent des noms aux consonances hybrides – Willy Chow, Douglas Marenko et Tate … Lire la suite

Note de lecture : « La crise » / « Je ne me souviens pas » (Joachim Séné)

Justification capitaliste hypnotique et dystopie totale, scandées poétiquement en aphorismes libres et acérés. x Sur la photo, LA CRISE C’EST CHAQUE FIN DE MOIS, le S de MOIS est effacé, ou écrit plus vite, moins fort. La crise c’est chaque fin de moi. Le S écrit en dernier, et soudain il n’y a plus de … Lire la suite

Note de lecture bis : « Avec les moines-soldats » (Lutz Bassmann)

La mélancolie fatiguée des derniers combattants oniriques de l’égalitarisme vaincu. x RELECTURE J’ai atteint mon objectif au milieu de l’après-midi, après une bonne heure de marche. J’avais évité la pluie, mais le ciel n’avait cessé de s’assombrir. Sur ma droite, la mer avait changé de couleur, elle aussi. Je l’ai encore longuement admirée, puis je … Lire la suite