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Déliquescence

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Note de lecture : « Le dernier loup » (László Krasznahorkai)

En une seule phrase de soixante-dix pages, le souffle admirable de la littérature. xx xx « Il se mit à rire, mais pas vraiment de bon cœur car son esprit était occupé par des questions du genre : quelle est la différence entre la vanité des choses et le mépris, et à quoi cela se rapporte-t-il, d’après … Lire la suite

Je me souviens de : « Les enfants du massacre » (Giorgio Scerbanenco)

Sans doute le plus mémorable des puissants et rugueux polars milanais du Scerbanenco « deuxième manière ». Duca Lamberti for ever. x Déjà presque dix-huit mois que l’amusante (mais oui) rubrique « Je me souviens », sur ce blog, ne présentait plus de nouvelle entrée. Il était plus que temps d’y remédier. En cette année 1982-1983, profitant d’une année … Lire la suite

Note de lecture : « Absinthe » (Sébastien Doubinsky)

Lorsque la trame du multivers entre en joyeuse déliquescence, que les rapports entre nature, hommes et dieux se mettent à bouger, vers une apocalypse inattendue : du grand Sébastien Doubinsky. x Des briques d’abord disjointes en apparence et des personnages baroques qui ne sembleraient pas, en toute rationalité, devoir un jour interagir : familier de … Lire la suite

Note de lecture bis : « Frères sorcières » (Antoine Volodine)

Le pouvoir brut du récit, l’arrangement de la mémoire, la performance de la vocifération. Le post-exotisme dans toute sa splendeur noire et rusée. x Comme nous l’avions noté ici même à propos des « Haïkus de prison » de Lutz Bassmann, comme le décortiquait en profondeur Lionel Ruffel dans son « Volodine post-exotique », et comme le rappelle fort justement … Lire la suite

Note de lecture : « Trio pour un monde égaré » (Marie Redonnet)

Les voix ineffaçables de Marie Redonnet pour résister au chaos d’un monde en perdition. x Les trois protagonistes principaux dont les voix s’entrelacent dans le «Trio pour un monde égaré» de Marie Redonnet,  paru le 4 janvier 2018 aux éditions Le Tripode, portent des noms aux consonances hybrides – Willy Chow, Douglas Marenko et Tate … Lire la suite

Note de lecture : « La crise » / « Je ne me souviens pas » (Joachim Séné)

Justification capitaliste hypnotique et dystopie totale, scandées poétiquement en aphorismes libres et acérés. x Sur la photo, LA CRISE C’EST CHAQUE FIN DE MOIS, le S de MOIS est effacé, ou écrit plus vite, moins fort. La crise c’est chaque fin de moi. Le S écrit en dernier, et soudain il n’y a plus de … Lire la suite

Note de lecture bis : « Avec les moines-soldats » (Lutz Bassmann)

La mélancolie fatiguée des derniers combattants oniriques de l’égalitarisme vaincu. x RELECTURE J’ai atteint mon objectif au milieu de l’après-midi, après une bonne heure de marche. J’avais évité la pluie, mais le ciel n’avait cessé de s’assombrir. Sur ma droite, la mer avait changé de couleur, elle aussi. Je l’ai encore longuement admirée, puis je … Lire la suite

Note de lecture : « La ville fond » (Quentin Leclerc)

Une métaphore fantastique et haute en couleurs de la dissonance cognitive contemporaine et de son déni radical de la réalité. x Bram avait toujours eu un goût prononcé pour les paysages et, dès qu’il devait effectuer un trajet, il s’arrangeait pour ne pas conduire, pour observer les paysages. Sa femme n’avait jamais eu aucun goût … Lire la suite

Note de lecture : « The Only Ones » (Carola Dibbell)

Une vertigineuse éducation sur le tas, dans la jungle des pandémies et des opérations génétiques de fortune. x C’est ça qu’ils veulent d’habitude là où je bosse. C’est débile, mais plein de gens se mettent dans la tête que s’ils arrivent à baiser avec une vivace de Powell’s Cove, ils vont pas mourir… et ben … Lire la suite

Note de lecture bis : « Meursault, contre-enquête » (Kamel Daoud)

Variation et réappropriation de la langue et de l’Histoire algérienne, en comblant les blancs de «L’étranger» de Camus. x Dans ce roman paru en 2013 en Algérie aux éditions Barzakh, après son recueil de nouvelles poétiques et rageuses «Le Minotaure 504», puis chez Actes Sud en 2014, confondant l’auteur et l’assassin de «L’étranger», Camus et Meursault, Kamel Daoud, écrivain … Lire la suite