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Charles Robinson

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Note de lecture : « Boulevard de Yougoslavie » (Arno Bertina, Mathieu Larnaudie, Oliver Rohe)

Le formidable roman choral, très intime et très politique, d’une rénovation urbaine contemporaine, et de ce que peut encore, peut-être, le volontarisme intelligent et pragmatique du vivre-ensemble. x M’attendais-je à une telle bronca ? Non, même en découvrant la salle, je ne me suis douté de rien. J’ai noté que sans être pleine cela faisait … Lire la suite

Note de lecture : « La vie légale » (Dominique Dupart)

Caustique et savoureux, émouvant et intelligent, le roman intime et fort rusé d’un décodage / recodage des clichés d’après septembre 2001, entre Nord et Sud. x Le 12 novembre 2001, une jeune héroïne des temps modernes piétinait en compagnie d’autres héros et héroïnes des temps modernes sur l’esplanade de la Préfecture du Nord. Elle faisait … Lire la suite

Note de lecture : « Arène » (Négar Djavadi)

Belleville-Sud, entre reflet des caricatures médiatiques orientées de nos cocons numériques et bûcher des vanités d’un âge des cynismes triomphants. Brillant. x Si sa mère n’avait pas poussé la porte de sa chambre en hurlant, il ne serait jamais sorti. Trois jours que t’es là Allongé sur ce lit comme un mollusque à regarder le … Lire la suite

Note de lecture : « Merdeille » (Frédéric Arnoux)

Armée d’une écriture inventive, réjouissante et mordante, une merveille inattendue extrayant des déchets périphériques de la cité néo-libérale l’authentique rictus sardonique des vaincus. x Avertissement : étant partie prenante dans certains choix effectués par les éditions Jou, je serai dans cette note de lecture, à propos d’un roman aussi magnifique qu’inhabituel, encore moins objectif qu’à … Lire la suite

Note de lecture : « Se défendre – Une philosophie de la violence » (Elsa Dorlin)

La redoutable et salutaire exploration philosophique d’une violence bien particulière, celle liée à l’autodéfense des minorités écrasées. x « Se défendre », l’essai d’Elsa Dorlin, enseignante de philosophie à Paris VIII, publié en 2017 dans la collection Zones dirigée par Grégoire Chamayou (dont le « Les chasses à l’homme » sera d’ailleurs judicieusement cité en cours d’ouvrage) à La Découverte, … Lire la suite

Note de lecture : « Gardien du temple » (Hervé Mestron)

Le rêve de Marbella a montré ses cendres : y a -t-il encore un temple à garder pour le rusé et ambitieux Ziz ? x ATTENTION : cette note de lecture, malgré des précautions, risque fort de dévoiler certains éléments importants de l’intrigue de l’ouvrage précédent de l’auteur, « Cendres de Marbella » (2017), que je vous … Lire la suite

Note de lecture : « La petite gauloise » (Jérôme Leroy)

À cent à l’heure, une fable tragique et comique des illusions terroristes et de leurs racines premières toujours sous-estimées. x La raison pour laquelle la tête du capitaine de police Mokrane Méguelati, de l’antenne régionale de la Direction générale de la Sécurité intérieure, vient d’exploser sous l’effet d’une balle de calibre 12, sortie à une … Lire la suite

Note de lecture : « Fief » (David Lopez)

L’étonnant langage, actif et tranquille, d’une poésie des horizons bouchés. x C’est un nuage qui m’accueille. Quand j’ouvre la porte je vois couler sous le plafonnier cette nappe brune, épaisse, et puis eux, qui baignent dedans. Ixe, ça ne le dérange pas qu’on fume chez lui, du moment qu’on ne fume pas de clopes. Je … Lire la suite

Note de lecture : « Protection rapprochée » (Fabien Maréchal)

Société à vau-l’eau et police de (grande) proximité. Glaçant et hilarant. x « Entrez, c’est toujours ouvert. » L’uniforme jaune et bleu pousse le portillon, et grimpe la douzaine de marches jusqu’à moi. Nous avons un facteur philosophe : « Je colporte heurs et malheurs plein la sacoche, aime-t-il à dire, mais ne choisis pas à qui je … Lire la suite

Note de lecture : La moitié du fourbi – 5 : « Noir, et ce n’est pas la nuit » (Revue)

Un cinquième numéro sous le puissant signe du noir à facettes de Guillevic, du Black Power, de Nick Cave, et de bien d’autres ombres surprenantes. x x Je t’écris d’un pays où il fait noir Et ce n’est pas la nuit. Je t’écris Parce qu’il fait noir. Je t’écris sur le mur Qui est au … Lire la suite