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Carlo Ginzburg

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Note de lecture : « Terraqué » (suivi de) « Exécutoire » (Guillevic)

En 1942 et 1947, deux recueils fondamentaux de poésie combattante, d’émancipation de l’homme face aux choses mauvaises qui rôdent dans la matière, par la force pensée du langage de l’émotion brute. x CHOSES L’armoire était de chêne Et n’était pas ouverte. Peut-être il en serait tombé des morts, Peut-être il en serait tombé du pain. … Lire la suite

Note de lecture : « Feux » (Perrine Le Querrec)

Cinquante-sept feux poétiques bouleversants pour dire l’horreur et pour en imaginer l’issue, pour dire la joie et la répandre. x Feux arrive avec son vocabulaire, mots tous intenses, incandescents et contradictoires Ses histoires oubliées, modestes ou mythiques Feux politiques Feux de religion Feux symboliques Feux géologiques Feux artistiques et littéraires L’humanité se dessine à travers … Lire la suite

Note de lecture : « Sunny girls » (Sandra Moussempès)

Parmi des créatures hollywoodiennes ensoleillées qui ne sont évidemment pas seulement ce qu’elles semblent en première intention, la poésie méticuleuse et sauvage de Sandra Moussempès se déploie et se ramifie. x La chaleur des plateaux, on peut extraire cette chaleur. « Votre corps soutient une veilleuse, vous êtes alangui » – titre du premier dialogue – Le … Lire la suite

Note de lecture : « Énigmes, cinéma » (Olivier Maillart)

Une invitation malicieuse et alerte à affûter encore notre regard d’enquêteur (et non d’interprète), au cinéma et ailleurs. x Dans un essai intitulé « Contre l’interprétation », Susan Sontag met en garde ses lecteurs contre l’attitude qui consiste, face à une œuvre d’art, à opérer systématiquement un travail de transposition. À la place de X, lire A. … Lire la suite

Note de lecture : « Mon jeune grand-père » (Philippe Annocque)

Décryptage indiciaire et familial d’une correspondance matérielle d’un « poilu » emprisonné, tour de force de construction spéculative d’un récit à visées multiples. x La carte est beige et d’un format légèrement inférieur à celui d’une carte postale de vacances – format encore familier aux personnes de ma génération mais pour combien de temps encore ? Alors … Lire la suite

Note de lecture : « Capitale Songe » (Lucien Raphmaj)

Une folle immersion poétique et policière dans un avenir bringuebalant où les rêves de capture et de puissance ont engendré leurs cauchemars logiques, hybrides et tout-puissants. Un réjouissant appel littéraire à la circonspection, à la résistance et à la lutte, tous azimuts. x x Nos histoires dorment mal, insomniaques, elles se retournent et cherchent la … Lire la suite

Note de lecture : « Les diplomates » (Baptiste Morizot)

Un travail humble et révolutionnaire, appuyé sur les modalités pratiques de la cohabitation avec les loups, pour repenser fondamentalement notre rapport au vivant. x Il s’agit avant tout d’un problème géopolitique : réagir au retour spontané du loup en France, et à sa dispersion dans une campagne que la déprise rurale rend presque à son … Lire la suite

Note de lecture : « Blandine Volochot » (Lucien Raphmaj)

Un redoutable moteur d’inférence politique et poétique, né de fureur et de mystère par la collision des particules Blanchot et Volodine dans un accélérateur secret. x Blandine, dis-moi à quoi je rêve avec mon cerveau-araignée Avec mon cerveau mangé par l’inaction Végétalisé par la peur Cristallisé par l’amour Irradié par l’imagination Dans les mystères où … Lire la suite

Note de lecture : « L’Italie en jaune et noir » (Maria Pia De Paulis-Dalembert)

Les actes vivifiants d’un colloque de 2008 sur le roman noir et le polar contemporains en Italie. x Publié en 2010 par les Presses Sorbonne Nouvelle, sous-titré « La littérature policière de 1990 à nos jours », « L’Italie en jaune et noir » est le compte-rendu du vivifiant colloque tenu en octobre 2008 à la Maison d’Italie de … Lire la suite

Note de lecture : « Inconstance des souvenirs tropicaux » (Nathalie Peyrebonne)

Lorsque les souvenirs fondateurs d’une enfance doivent être relus en urgence, et que tout se met alors à vaciller. Une somptueuse poésie mémorielle sous tension du réel. x Vingt ans de vie à Paris n’avaient pas fait de moi une Parisienne. C’était là du provisoire qui durait, une existence adoptée, un beau jour, et qui … Lire la suite