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Boris Groys

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Note de lecture : « Le mage du Kremlin » (Giuliano Da Empoli)

Indéniablement savoureux et fort habile, ce décryptage fictif, cynique et humoristique, de la politique russe contemporaine (et de son au-delà éventuellement non-dit), manque toutefois de la puissance originale des autrices et auteurs russes traitant le même matériau depuis déjà quelques années. x On disait depuis longtemps les choses les plus diverses sur son compte. Il … Lire la suite

Note de lecture : « La Fugue Thérémine » (Emmanuel Villin)

La vie de l’inventeur soviétique du premier instrument de musique électronique comme puissante métaphore, de chair et d’électricité, des chaos et des paradoxes du vingtième siècle. x Le ronronnement de la tuyauterie a étouffé le premier coup de sonnette. Matinal, Lev procède à sa toilette quotidienne dans la salle de bain de l’étage. Alors qu’il … Lire la suite

Note de lecture : « Les artistes » (Aden Ellias)

Une satire hilarante et cruelle de la vie d’artiste à l’âge du capitalisme tardif en France, un compte-rendu caustique des guerres culturelles et politiques qui se jouent là, mine de rien. x Ils ne connaissaient pas encore le succès, mais s’étaient imaginé qu’il leur viendrait en quelques mois. D’abord circonscrit au petit périmètre des galeries … Lire la suite

Note de lecture : « Proletkult » (Wu Ming)

« Tenace comme la sentinelle d’un futur immédiat », un conte philosophique diabolique qui confronte l’après-révolution russe de 1917 à un détour science-fictif et mémoriel indispensable. x Bogdanov a à peine le temps de serrer des mains, d’oublier quelques noms et de s’installer que le commissaire à l’Éducation rejoint déjà le centre de la scène, devant les … Lire la suite

Note de lecture : « La littérature inquiète » (Benoît Vincent)

Tout ce qui se joue dans l’interstice prolifique entre lire et écrire. Un texte passionnant et essentiel. x Le nom propre est le nom de nom.L’économie du nom, on ne peut la faire. Faire le nom, dire le nom, c’est non seulement réciter sa leçon de choses, faire son herbier de fleurs, mais c’est surtout … Lire la suite

Note de lecture : « L’empire et l’absence » (Léo Strintz)

Dans le night-club scénarisé en permanence de « Lucifer », lorsque la distinction entre artiste, figurant et badaud a implosé, lorsque l’intériorité a été vendue ou volée en désespoir de cause, nul ne vous entendra crier. Un roman littéralement sidérant. x Les feuilletons personnels n’avaient jamais été aussi nombreux – et à un certain niveau, ici, dans … Lire la suite

Note de lecture : « À distance – Neuf essais sur le point de vue en histoire » (Carlo Ginzburg)

Lorsque l’un des créateurs de la micro-histoire explore la notion de distance sous tous ses angles ou presque : puissant et stimulant. x La lectrice ou le lecteur de « Mythes, emblèmes, traces » (1986), recueil d’articles dans lequel on trouve notamment le texte fondamental de 1979, pour l’approche indicielle en histoire, tout particulièrement, qu’est « Traces – Racines … Lire la suite

Note de lecture : « Ruines – Représentations dans l’art de la Renaissance à nos jours » (Michel Makarius)

Traquées dans l’art de la peinture, les ruines comme objet esthétique et politique. x L’une des manières les plus passionnantes de parcourir l’histoire de la peinture ou des arts plastiques est clairement de suivre un guide et une idée, offrant ainsi un angle d’attaque et une richesse de parcours orienté que les histoires linéaires et … Lire la suite

Note de lecture : « Black Bottom » (Philippe Curval)

Une Venise d’art contemporain extrême ou dévoyé, une farce tragique et ravageuse, une rare histoire d’amour fou. x – Tranquille ! D’abord, tu nous racontes. – C’est une longue histoire, qu’il commence. Rayé. Je préfère dicter dans l’iCortex ce qui nous avoue pour saisir le vif du sujet à ma façon. « Douglas Holm, c’est la … Lire la suite

Note de lecture : « La littérature à l’estomac » (Julien Gracq)

Le célèbre pamphlet de Gracq, beaucoup plus qu’un texte de circonstance. x RELECTURE Publié en 1950 chez José Corti, ce court essai de Julien Gracq a souvent été qualifié de pamphlet, que ce soit à l’époque ou depuis lors, et conduisit en toute logique – par sa dimension rejetant une grande partie du fonctionnement de … Lire la suite