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Andréas Becker

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Note de lecture : « La mesure de la joie en centimètres » (Arno Calleja)

Un couple d’amis fortuit et nécessaire, une fuite d’eau inordinaire, un langage détourné et réagencé pour percer certains mystères : une mystérieuse fête marseillaise du sens et de son recel. x Le narrateur de ce bref roman (80 pages) se confie à nous, volontairement ou non, par le biais « d’un cahier Conquérant 32 x 23 … Lire la suite

Note de lecture : La moitié du fourbi – 12 : « Rouge »

Rouge, flamboyant, sanglant ou en colère, mais toujours foisonnant, intelligent et poétique, le douzième numéro de la revue La Moitié du Fourbi. x Pour la douzième fois depuis février 2015 et ce numéro 1 au thème déjà légèrement mystérieux (« Écrire petit »), la revue La Moitié du Fourbi revenait nous étonner et nous enchanter en ce … Lire la suite

Note de lecture : « La grande épaule portugaise » (Pierre Lafargue)

À dos de titan et à grandes enjambées rageuses, le pas fourmillant de la littérature. Un foisonnement malicieux d’une rare beauté, ne craignant ni les machines à coudre ni les querelles picrocholines, bien au contraire – et déjà un réjouissant monument. x Ils ont été écartés. Ce n’étaient que des flûtistes. Des alarmistes. Des balnéo-botulistes. … Lire la suite

Note de lecture : « Jamais » (Véronique Bergen)

Dans un rapport mère-fille fantasmé et jusqu’au-boutiste, depuis un lit d’hôpital, en une heure pile de monologue véhément et hilarant, une vérité crue de l’essence du langage. x La fenêtre donne sur la guerre qui a décimé mon enfance, la fenêtre donne sur les cris de ma mère. Mes mains empoignent la crémone mais, vidées … Lire la suite

Note de lecture : « MOAB – Épopée en 22 chants » (Jean-Yves Jouannais)

Monstrueux et sublime, le pot-pourri de la guerre, bouchère et paradoxale. x En ce temps-là, la guerre couvrait Ecbatane. Et il suffisait peut-être de l’ordre d’un seul homme pour allumer sur le sol de presque toute la Gaule, les mêmes foyers d’incendie qu’au printemps, aux abords d’Avaricum. Alors l’incendie gagna en vitesse. La marche à … Lire la suite

Note de lecture : « L’île aux troncs » (Michel Jullien)

Dans la glace et l’horreur, le feu et l’humour, l’incroyable odyssée d’une colonie de mutilés soviétiques de la deuxième guerre mondiale. x Et le travelling des hommes-souches se prolongeait, nouveau foyer, vingt-deuxième cellule, voici justement celle d’après, la vingt-troisième, celle de Pavel Tchechnev devant laquelle on parlait bas, Pavel des petits soins qui apportait la … Lire la suite

Note de lecture : « Chaos » (Mathieu Brosseau)

En 150 pages, une quête antipsychiatrique et poétique totale, terriblement politique et monstrueusement intime. x Entre chaque pavillon il y a des jeux pour les insensés, rire joyeux, balançoires et niches, au cas où une petite fatigue viendrait à advenir chez un patient. Et puis, au beau milieu de tout cela, de grands et nobles … Lire la suite

Note de lecture : « La Ritournelle » (Perrine Le Querrec)

Deviner le langage d’une obsession, extraire la beauté d’un dysfonctionnement, saisir la genèse d’un art brut de l’entassement. x Dans la chambre parentale le jour entre de nouveau, c’est une expérience nouvelle à laquelle ni Georgia ni Eugen n’étaient suffisamment préparés. Ils restent dans cette clarté plusieurs jours soudés l’un à l’autre visage tourné vers … Lire la suite

Note de lecture : « Jeanne L’Étang » (Perrine Le Querrec)

Trouver la tendresse au cœur des enfermements : Jeanne et la Salpêtrière. x Ma mère n’est pas folle. Elle est mon amie. Je suis la poupée préférée de ma mère. Traces blanches, traînées rouges, silence noir, je m’habille de ses lambeaux ; le visage tourné vers la fenêtre, j’attends le bruit de ses pas, je … Lire la suite

Note de lecture : « La Disparition de la chasse » (Christophe Levaux)

L’impressionnante écriture d’une course à l’abîme, facétieuse et glaçante. x Le train s’ébranle, grimpe cahin-caha le flanc escarpé de la vallée, se rassemble en haut, sur la crête, puis s’élance dans la plaine, crève le matin gris mouillé du nord-est, abandonne à son sommeil la ville décrépite et sa gare flambant neuve, fleuron d’un peuple … Lire la suite