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Notes de lecture 2021

Note de lecture : « Maylis de Kerangal sur les grands chemins de Claude Simon » – Carnets de Chaminadour n°11 (Collectif)

Avec et sans le filtre du travail très contemporain de Maylis de Kerangal, une impressionnante série de lectures croisées de l’œuvre de Claude Simon – et de la transmission en littérature.

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Depuis 2006, Guéret, au cœur du Limousin, est chaque fin septembre le lieu d’une fête littéraire réputée parmi les plus intenses qui soient : les Rencontres de Chaminadour, ainsi nommées d’après le surnom affectueux que Marcel Jouhandeau donnait à la préfecture de la Creuse, auteur qui fut le centre de la première manifestation, créée à l’origine par deux locaux, l’auteur Pierre Michonet le lecteur Hugues Bachelot.

Après avoir ainsi célébré en conférences et en table-rondes Pierre Michon (2007), Julien Gracq (2008), Jean Echenoz (2009), Pascal Quignard (2010), Olivier Rolin (2011), Sylvie Germain (2012) et Patrick Deville (2013), les Rencontres de Chaminadour ont fait évoluer leur formule, en proposant que les quatre jours de discussions honorent aussi un auteur plus ancien « dont l’héritage se reconnaît chez un écrivain d’aujourd’hui », conduisant ainsi aux associations Pierre Michon / Antonin Artaud (2014), Maylis de Kerangal / Claude Simon (2015), Mathias Énard / Blaise Cendrars (2016), Arno Bertina / Svetlana Alexievitch (2017), Mathieu Riboulet / Jean Genet (2018), et Geneviève Brisac / Virginia Woolf (2020), chaque édition étant magnifiée l’année suivante par la publication des Carnets de Chaminadour correspondants, intégrant l’ensemble des communications et des débats ayant eu lieu à Guéret l’année précédente.

C’est ainsi que ce onzième numéro des Carnets, conduisant, selon la formule désormais consacrée, Maylis de Kerangal « sur les grands chemins de » Claude Simon, a été publié en 2016 par l’association qui gère et soutient l’événement annuel.

La lecture de Claude Simon traverse mes derniers écrits, elle y ouvre des pistes sur lesquelles j’avance, sur lesquelles je chemine. Qu’elle les creuse à la manière d’une empreinte, ou qu’elle y fasse entendre sa rumeur éloignée, métamorphosée. Écrivant, on ne sait pas qu’une influence s’exerce, ou bien on ne sait pas le savoir, mais elle est là, et dans un après-coup, elle émane. La phrase de Claude Simon – et ils s’agit très précisément ici de son risque -, la synesthésie qu’elle me demande, la réplique sensorielle qu’elle déclenche, le paysage mental qu’elle instaure, se manifeste dans mon travail, elle infuse, comme archive du livre qui s’écrit, comme épaulement, et comme étonnement. (Maylis de Kerangal, en exergue de l’ouvrage)

Pour des journées démarrant par la traditionnelle rencontre avec des lycéens de Guéret et de la région Limousin, c’est ainsi à Agnès Castiglione qu’il revient de présenter rapidement Pierre Michon, qui va lui-même présenter Maylis de Kerangal, évoquant notamment à grands traits pertinents et incisifs ses romans « Corniche Kennedy » (2008), « Naissance d’un pont » (2010) et « Réparer les vivants » (2014), avant que les deux auteurs n’évoquent, ensemble et séparément, directement dans le vif du sujet, « leur » Claude Simon (« Pourquoi Claude Simon ? »). On y apprend ainsi d’emblée, par le premier (dont le texte « préféré » de l’auteur nobélisé en 1985 serait « Les Géorgiques » de 1981), la résonance presque automatique qui s’établit à la lecture entre Simon et Faulkner, tandis que la deuxième (qui pencherait ou hésiterait, elle, entre « La route des Flandres » de 1960 et « L’acacia » de 1989) nous confirme la possibilité initiale d’intimidation que comporte la lecture de Simon, la plongée synesthésique qui en découle rapidement et la formidable empreinte durable qu’il peut imprimer en chacune et chacun.

Je reviens sur ce que disait Pierre, sur cette histoire d’écrire en Faulkner. Moi je pense qu’on écrit à travers ce qu’on a lu. J’ai la conviction que j’écris parce que j’ai lu, que si je n’avais pas lu je n’écrirais pas, et surtout que plus je lis et plus j’écris, et que moins je lis et moins je peux écrire. Le carburant de mon écriture ce sont mes lectures, j’ai vraiment le sentiment d’écrire à travers ces langues, à travers ces voix. Ce n’est pas du tout étonnant que la lecture de Pierre Michon, ou la lecture de Claude Simon, ou la lecture d’autres auteurs qui m’ont impressionnée – impressionnée au sens de l’impression, de l’imprimerie – jouent dans mes livres, et ce n’est pas me dénier de la singularité. C’est accepter de m’être construite, comme auteur, à travers ces voix dont j’ai fait l’expérience. Des voix qui ont été pour moi des expériences d’abandon, et pas seulement des aventures intellectuelles. (Maylis de Kerangal)

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Précisant d’abord son ressenti et sa pensée vis-à-vis de Claude Simon en une brève et incisive conférence (« Épaulements de Claude Simon »), où elle imagine une bien jolie métaphore que ne renierait sans doute pas le Pierre Lafargue de « La grande épaule portugaise », pourtant situé à bien des lieues des écritures respectives des deux parrains de ces Journées de Chaminadour 2015, Maylis de Kerangal, après une belle intervention de Cécile Yapaudjian-Labat (« Transports, voyages, paysages dans les romans de Maylis de Kerangal »), même si légèrement « tirée par les cheveux » en quelques endroits, accepte de se soumettre au jeu des questions de Jean Kaempfer (« Le goût du romanesque, le sens de l’épopée »), à propos de ses propres œuvres, de son parcours littéraire, de son inscription au sein du collectif Inculte – dont on signale déjà là l’importance qu’a su prendre Claude Simon aux yeux de ses membres, ce dont témoignait notamment la présence de « L’invitation » dans les choix de libraires invités chez Charybde, en octobre 2013, de Mathieu Larnaudie et Oliver Rohe – à écouter ici, avant d’écouter Maylis de Kerangal elle-même, dans le même exercice au même endroit mais en mai 2014, à propos de « L’acacia » -, de la manière d’inscrire un sens épique du récit dans des trames narratives de prime abord inattendues, ou encore des vertus propres des approches quantitatives (la part sacrée du « beaucoup »).

L’écriture de Claude Simon ne relève pas d’une compétence, elle est d’abord une expérience : on est soudain placé devant le langage – « devant » au sens visuel du terme, au sens de la frontalité, au sens d’être en face, dans un face à face. C’est un moment impressionnant. Le langage est là, un soulèvement, et de l’épaule je m’y avance, et me désaxant j’y entre. C’est un moment charnel. Plus rien ne m’est caché, il n’y a plus de secret, pas de double-fond : tout est là. (Maylis de Kerangal)

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Il faut mentionner ensuite plusieurs communications ou discussions ciblées, pointues, consacrées à Maylis de Kerangal, telles « Nature, technologie et écriture : naissance d’un ouvrage d’art », par Pierre Schoentjes, qui, maniant intelligemment le paradoxe apparent, n’hésite pas à tracer une ligne commune remontant à Joseph Conrad, mais surtout à Claude Simon, telles « Claude Simon géographe et ses lieux de mémoire », par Jean-Yves Laurichesse et Jean-Louis Tissier, où l’on trouvera de magnifiques échos au Xavier Boissel de « Paris est un leurre », à l’Emmanuel Ruben de « Sabre », ou au Philippe Annocque de « Mon jeune grand-père »,  « Claude Simon et l’expérience émotionnelle de la langue » par David Zemmour, à l’impressionnant travail sur la prosodie au prix d’un détour par Dostoïevski« La correspondance entre Jean Dubuffet et Claude Simon » par Brigitte Ferrato-Combe, particulièrement érudite et émouvante, « Le legs de Claude Simon à la littérature contemporaine » par Dominique Viart, l’un des sommets de l’ouvrage à mon avis, ou encore, toutes deux consacrées plus particulièrement aux questions de réception littéraire et d’édition, « Un demi-siècle avec Claude Simon : tentative de restitution d’un parcours de lecture » par Alastair B. Duncan et « Bis in Idem, Claude Simon à la Pléiade » par Hugues Pradier et Agnès Castiglione.

(…) Il serait vain, bien sûr, de chercher à déterminer très précisément l’influence de Claude Simon sur chacun des écrivains contemporains que nous lisons. Car cela ne se mesure pas en termes de ressemblances ni d’analogies, encore moins de serviles copies. Aucun d’entre eux ne fait, ni ne cherche à faire du Simon. Cela n’aurait pas de sens. Et du reste chacun dit et dira ici lui-même quels effets la lecture de Simon a pu produire sur son propre travail.
Car il est vrai, cependant, que l’écrivain a ouvert des voies, libéré des talents, stimulé des innovations.
Ce qui, d’ailleurs, peut surprendre. On a beaucoup entendu, dans les années 80, cette antienne : « comment écrire après Simon ? comment écrire après Beckett ? »… Eux et leur génération, les écrivains d’alors, les Blanchot, des Forêts, Sarraute et Duras, ceux du Nouveau Roman, ceux de Tel quel, les Sollers ou les Guyotat, paraissaient avoir, avec des talents divers et des réussites inégales, labouré tout le champ des possibles, exploré toutes les explorations, expérimenté toutes les expérimentations, achevé le cycle de la modernité. Ils n’auraient laissé derrière eux que ce que Michon appelle « le fier arpent ravagé du moderne, où rien peut-être ne pousse, mais moderne ». C’est bien là la plaie des jeunes écrivains : allez planter votre graine là-dedans, allez construire votre œuvre sur ces terres épuisées !
Mais justement : l’arpent cultivé par Simon n’est pas stérile, ni asséché. Il broussaille au contraire. Ce n’est certes pas un jardin à la française, loin de là, mais il y a de quoi faire ! Et l’on peut sans doute y greffer sa bouture.
Car, d’entre tous, il a laissé de la chair aux mots. Quoi qu’il en dise, et dieu sait qu’il le répète, ses formes ne sont pas simplement « arrangements, permutations, combinaisons » abstraites. Ces propos trop réitérés, trop rapportés peut-être, sont l’obole qu’il fait aux discours à la mode de son temps. Et peut-être y croit-il un peu lui-même, un temps. Mais non : ses formes sont aux prises avec le chaos du monde, avec sa diversité, les mémoires enchevêtrées, les images hypnotiques ou incertaines, l’Histoire tumultueuse d’un siècle, l’irréductible différence des héritages familiaux, la profusion des mondes traversés, l’inépuisable enchevêtrement des détails aperçus…
Car les romans de Simon ne sont pas de purs exercices formels : voici, non pas racontés ni discourus mais véritablement rendus tangibles : l’irruption d’un étranger dans un village confit sur lui-même (Le Vent, 1957), l’agonie d’une vieille femme (L’Herbe, 1958), l’expérience de la guerre militaire moderne (La Route des Flandres, 1960 ; L’Acacia, 1989), napoléonienne (Les Géorgiques, 1991) ou de la guerre civile (Le Palace, 1962)… etc.
C’est dire combien il y a à lire, à prendre dans cette œuvre. À prendre mais aussi, et peut-être plus encore, à perdre : car, pour la lire, il faut abandonner toute prétention de comprendre, se défaire de l’illusion de pouvoir résumer ce que l’on a lu. Il faut en finir avec le distingo cartésien, avec l’ordonnancement logique. Laisser la sensation déborder la raison, et accepter, cependant, de voir la raison s’obstiner malgré elle : comment c’était (formule récurrente du Palace) ? comment savoir, mais comment savoir (formule réitérée dans La Route des Flandres) ?
Si bien que lire Simon, c’est voir les analogies se multiplier, proliférer les allusions, les crypto-souvenirs, les hypothèses et les visions au mépris de tout ordre et de toutes lois, sinon celles qu’on n’en finit pas de supposer et de désapprendre au fil du texte. Renoncer au « bien écrire », aux apprentissages académiques et scolaires, au profit d’une écriture égarée, égarante, obstinée dans son effort et son élan. (Dominique Viart)

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Suffisamment rare de façon générale, même si cela est beaucoup moins rare à Chaminadour qu’ailleurs, pour être toujours nettement signalé : une part significative de ces journées de 2015 a été consacrée aux questions de traduction, des œuvres de Maylis de Kerangal (Maria Baiocchi : « Une entreprise titanique. Traduire Maylis de Kerangal (en italien) ») et de Claude Simon (Alexey Vishnyakov : « Sur quelques problèmes de l’édition et de la traduction de Claude Simon en russe ») vers des langues étrangères, mais aussi, de manière plus générale, de l’accointance entre la lecture en français et la traduction vers le français (Claro : « Simon à l’épreuve de la version », dont certaines idées-clé étaient présentes sous une forme différente dans son grand « Cannibale lecteur » de 2014), ou de la quête de méta-correspondances entre langues, en fonction d’un type d’auteur donné (Jufang Jin : « Fidélité et déviation : la littérature française traduite en chinois »), quatre présentations assorties d’une véritable table-ronde des traducteurs, pour une discussion théorique et pratique de haute volée.

On ne naît pas traducteur, on le devient, on le devient  sans cesse, et ce devenir se traduit à son tour par une danse perpétuelle entre deux activités jumelles : la lecture et l’écriture. Traduire, et là j’avoue ignorer encore si cette hypothèse est pertinente, banale ou niaise, c’est peut-être redécouvrir la lecture dans l’écriture et l’écriture dans la lecture. (…)
Ce désir qu’aurait le texte fini de recommencer, est-il fantasmatique, projeté à sa propre surface par l’étranger que je deviens et qui en fait l’épreuve, ou n’est-ce pas au contraire l’une des conditions de sa survie ? Comprenez-moi bien : je ne dis pas que le texte aspire à être traduit – ce serait lui prêter une ambition contraire à la culture de l’échec sur laquelle il se fonde -, mais plutôt que la traduction déjà le somme, l’aspire opérant une sorte d’appel d’air, entendant ou guettant en lui des vibrations qu’on supposait imperceptibles, parce que cadenassées à son contexte originel. Or la lecture, le travail du lecteur, a remis en branle le texte, et celui-ci a besoin pour perdurer d’être sans cesse déformé, malaxé, oublié, célébré, trahi, adapté, etc.
Ma lecture d’un texte, quand je vais le traduire, relève donc d’une écriture invisible, pour ainsi dire palimpseste, car la parole étrangère a déjà commencé à migrer ; en elle, des pulsions linguistiques exigent une nouvelle surface à bombarder, tels des électrons chassés d’une matière et qui se cherchent de nouvelles attractions inédites. Migrer est la grande affaire, s’enliser le grand danger. Les grands textes aiment à fuir, et il revient au traducteur de ne pas les traiter en fiers diplomates mais en ce qu’ils sont : des transfuges, des clandestins, venus nous secouer dans nos habitudes. (Claro)

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En dehors de la rencontre des traducteurs, les discussions directes se seront concentrées sur quatre table-rondes, l’une, animée par Alain Nicolas, le formidable critique littéraire de L’Humanité, regroupant, autour d’une problématique centrée sur la réception et sur l’accompagnement du « phénomène » Claude Simon plusieurs intervenants des « métiers du livre » moins souvent invités que les autrices et auteurs dans de telles rencontres (Anne-Marie Corchi, directrice de la médiathèque du Grand Guéret, Roger Coste, libraire à Perpignan, Hugues Pradier, directeur éditorial de La Pléiade, Marianne Alphant, romancière, critique et cinéaste, Sylvie Gouttebaron, directrice de la Maison des écrivains et de la littérature, et Jean-Paul Tingaud, libraire à Guéret), les trois autres traitant de « Dans les rapides de l’œuvre : éclaboussures », animée par Élodie Karaki, avec Maylis de Kerangal et Pierre Michon, qui y revenaient sur les modalités de leur découverte respective de Claude Simon, et de « Découverte de Simon et apport de sa langue », en deux plateaux successifs, l’un avec Marie-Hélène Lafon, Luc Lang, Arno Bertina et Christophe Pradeau, animé par Maylis de Kerangal, l’autre avec Mathias Énard, Oliver Rohe et Claro, animé par Jean Kaempfer.

Il est une fois de plus fascinant de constater par écrit, faut d’avoir pu assister aux rencontres à l’époque (les enregistrements sonores en sont néanmoins disponibles sur le site des Rencontres de Chaminadour, ici) la qualité et la vivacité des échanges, au cours desquels se déploient simultanément une vaste culture rendue accessible, une verve humoristique réelle et une volonté spéculative partagée, au sens le plus noble du terme. Comme les autres titres de la collection que j’ai eu l’occasion de lire pour l’instant, ces Carnets de Chaminadour n°11 sont une source vive de réflexion et d’émotion, au centre névralgique de la littérature.

Jean Kaempfer : (…) Dominique rappelait tout à l’heure qu’il y a des choses qui ont été autorisées par cette longue phrase simonienne, non conclusive, non hiérarchisée. Il y a là quelque chose dont il me semble que vous héritez…
Mathias Énard : Oui, tout à fait, même si ce n’est pas forcément un héritage conscient au moment où je décide de l’univers ou de la forme narrative de Zone. Je ne me dis pas : « Tiens, c’est Claude Simon qui m’a ouvert ces espaces ». Mais ce qui est sûr, c’est ceci : Qu’apprend-on en lisant, et surtout quand on lit Claude Simon ? C’est « la possibilité de ». Quand je lis justement La Route des Flandres, qu’est-ce qui me fascine ? La très grande liberté qu’on y trouve, en fait, et la possibilité de me dire : « Mais on peut écrire ainsi, construire un roman ainsi, c’est possible ». Je pense que si je ne l’avais pas lu… Je n’aurais pas osé. Vous me parlez de Butor. Le voyage de Zone n’a pas grand-chose à voir en fait avec celui de La Modification, mais disons que sans Simon, Butor, même Sarraute dans une autre mesure et d’une façon très différente, je pense que je n’aurais jamais trouvé la liberté d’écrire quelque chose comme Zone. Ce sont ces espaces-là qui m’ont été ouverts.

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À propos de Hugues

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