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Général, Information Charybde

Juillet en BD à Ground Control (4)

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Nous avions prévu ce printemps de vous offrir un joyeux festival de bande dessinée. Il devait débuter… le 14 mars, oui, le jour même de la fermeture administrative des bars, restaurants et tiers lieux (comme notre Ground Control) pour cause d’épidémie.

Qu’à cela ne tienne, nous voici de retour, depuis mercredi 10 juin, sur les 1 500 mètres carrés de terrasse de Ground Control (81 rue du Charolais 75012 Paris), sous les oliviers et quasiment avec le chant des cigales, et depuis mercredi 17 juin, dans la Halle elle-même avec nos 10 000 ouvrages, le mercredi, le jeudi et le vendredi de 17 h à minuit, le samedi de midi à minuit et le dimanche de midi à 22 h, bien décidés à rattraper ce temps confiné (pas nécessairement perdu).

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► Une deuxième chance de vous plonger dans Badass, à travers les albums qui constituaient la belle exposition de BD jeunesse, trop tôt arrêtée du fait du virus, en compagnie des héroïnes Akissi, Aliénor Mandragore, Astrid Bromure, Aubépine, Crevette, Molly (et ses Bergères guerrières), Nola (et sa boîte à musique), Super Sourde et Zita, la fille de l’espace.

► Chaque semaine, durant tout le mois de juin et le début de juillet, dix titres issus de l’ensemble des sélections que l’on avait effectuées en mars pour notre festival de bande dessinée. Il suffit de cliquer sur leur titre pour accéder à la page de commande en ligne chez Charybde / Ground Control.

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► Quatrième semaine :

Javier Cosnava & Toni Carbos, Le dernier Lapon. Adaptée à partir de l’excellent roman d’Olivier Truc (note de lecture détaillée ici), une plongée dans la contrée de la tri-frontière entre Suède, Norvège et Finlande, où les traditions ancestrales liées aux troupeaux de rennes ont maille à partir avec la modernité et les prospections géologiques.

Elsie Herberstein, Vienna, terre d’accueil. « Elsie Herberstein est carnettiste et le thème des sans abri lui tient à cœur, elle a publié deux ouvrages sur le thème.
Elsie est originaire d’Autriche. Et il se trouve que sa tante a ouvert en 2004 un foyer d’accueil pour les sans-abris à Vienne. Celui-ci intègre en 2013 un bâtiment conçu sur mesure, le Mittendrin. Et suite à la crise migratoire de ces dernières années, le foyer héberge une population désormais mélangée de SDF autrichiens et de migrants.
À l’occasion de plusieurs séjours en 2016 et 2017, Elsie s’immerge, crayon en main, dans la réalité de ses exclus de la société. Elle raconte le fonctionnement de la structure, sa vie au quotidien, ses rencontres, les parcours de vie de ses interlocuteurs. Une immersion dans la réalité des exclus de la société. »

Alex W. Inker, Servir le peuple. Pendant graphique du célèbre roman, sulfureux et subversif, de Lianke Yan, cette description de l’ascension sociale d’un jeune soldat se pliant aux désirs sexuels de l’épouse de son colonel, dans la Chine de Mao, est acérée, politique et érotique, jouant à merveille d’un trait étonnant et d’une imagerie empruntée pour être retravaillée à la propagande communiste des années 1970-1990.

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Régis Loisel & Jean-Louis Tripp, Magasin général, L’intégrale 1 & L’intégrale 2. Vingt-cinq ans après « La quête de l’oiseau du temps », quinze ans après « Peter Pan », la troisième série majeure du dessinateur français vivant à Montréal, associé pour l’occasion au peintre et sculpteur partageant son atelier, est beaucoup plus qu’un hommage à ce pays d’adoption. Suivre la vie de Marie, la jeune veuve qui gère la seule épicerie-quicaillerie du village depuis la mort de son époux, c’est s’immerger en profondeur dans la fausse tranquillité de Notre-Dame-des-Lacs et de la campagne québecoise des années 1920, avec tous ses bouleversements sociaux et politiques subrepticement en cours.

Jean-Luc Loyer, Sang noir – La catastrophe de Courrières (note de lecture détaillée ici). En résonance avec la magnifique enquête littéraire publiée chez L’Œil d’Or, qui regroupait l’essentiel des récits et témoignages d’époque, ce roman graphique nous entraîne au cœur d’un ensemble hallucinant de coupables et de rescapés, certains ayant survécu vingt jours par 300 m de fond dans une mine de charbon ravagée par les incendies et les gaz toxiques, pour l’une des plus grandes catastrophes industrielles françaises, avec ses 1 099 morts « officiels » en 1906.

Piero Macola, Les nuisibles. « Italie, plaine du Pô, aujourd’hui. Bruno vit seul. Il est gardien de péage du pont. Son obsession : « rester dans le tracé », ne pas faire de vague, être invisible… Bruno rend régulièrement visite à Maria et l’aide à vider la cabane au bord du fleuve. Depuis la mort de son mari, Maria vit seule avec son chien. Il y a une odeur réconfortante dans sa maison. Une odeur de choses immobiles. La fille de Maria, elle, veut la convaincre d’emménager près d’elle, en ville. C’est dangereux sa maison isolée. Il y a de plus en plus de cambriolages, sans parler des trafics sur le fleuve qui ne cessent d’augmenter. On dit que c’est la faute aux étrangers. Ils squattent de vieilles fermes abandonnées. Ça tourne à l’invasion, on dit cela. Anton, lui, est en Italie depuis 9 mois. Il vit d’expédients et de petits boulots sur les chantiers. Au noir. Un jour il se casse la jambe en tombant d’un échafaudage. Pas question d’hôpital pour les patrons. Il est embarqué dans un refuge, où on le soigne quand même, discrètement. Mais Anton s’enfuit et pique la caisse. Il se réfugie dans la cabane de Maria… »

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Nicolas Petrimaux, Il faut flinguer Ramirez – Acte I. Résolument placé sous le signe de l’hommage à Quentin Tarantino, à Robert Rodriguez et à William Friedkin, ce thriller endiablé passe en revue avec bonheur les clichés du cinéma d’action des années 1980 en mêlant habilement la légende du pire assassin mexicain ayant existé et celle, encore en devenir, du meilleur expert en aspirateurs de tous les temps.

Maël & Olivier Morel, Revenants (note de lecture détaillée ici). Un album exceptionnel autour du désespoir poignant des vétérans américains de la guerre d’Irak, abandonnés le plus souvent à leurs traumatismes, que l’autrice et l’auteur ont exploré dans un beau documentaire diffusé sur Arte, dont cet album constitue aussi, pour ainsi dire, le making of graphique.

Jean-Marc Rochette, Le loup. Comme dans le précédent travail de l’auteur, « Ailefroide altitude 3 954 m », l’action se situe au cœur du massif alpin des Écrins. Heureux détenteur d’un trait lui permettant de célébrer la haute montagne comme personne, il s’aventure cette fois avec bonheur et intelligence dans un questionnement de la place de l’homme face au règne animal, en orchestrant l’affrontement entre un berger et un grand loup blanc, en altitude.

Tom Tirabosco, Femme sauvage. « Dans un futur proche, aux États-Unis, les manifestations  contre les outrances du capitalisme sauvage ont tourné aux émeutes 
et à la guerre civile. Alors que la planète elle-même se rebiffe suite aux dérèglements climatiques, les plus riches se sont retranchés dans des zones ultra sécurisées alors que les Rebels se sont réfugiés dans le Nord afin d’échapper à la répression. Après de nouveaux affrontements, une jeune femme décide de les rejoindre. Elle voyage seule. Très vite, elle va être confrontée à la nature, dans un périple qui la poussera dans ses ultimes retranchements. Elle qui voue à la nature un respect immense, elle découvre vite les difficultés de la survie en milieu sauvage… c’est pourtant au cœur de cette nature hostile qu’elle fera une rencontre qui va bouleverser sa vie. »

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► Rappel de la troisième semaine :

Alcante, Laurent-Frédéric Bollée et Denis Rodier, La bombe.
François Bourgeon, Les passagers du vent : Intégrale des tomes 1 à 5.
Étienne Davodeau, Les ignorants – Récit d’une initiation croisée.
Loulou Dedola et Luca Ferrara, Fela – Back to Lagos.
Fabcaro, Carnet du Pérou – Sur la route de Cuzco.
Emmanuelle Maisonneuve, Julia Pavlowitch et Kan Takahama, Le goût d’Emma.
Makyo, Jean Malaurie et Frédéric Bihel, Malaurie – L’appel de Thulé.
Thierry Smolderen, Une année sans Cthulhu.
Sophie Tardy-Joubert, Pablo Fajardo et Damien Roudeau, Texaco – Et pourtant nous vaincrons.
Alfonso Zapico, Ceux qui construisent des ponts.

► Rappel de la deuxième semaine :

Antonio Altarriba, L’art de voler.
Xavier Harel, L’argent fou de la Françafrique.
Serge Lehman, Metropolis.
Tome 1.
Tome 2.
Tome 3.
Tome 4.
Emmanuel Lepage, Un printemps à Tchernobyl.
Iwan Lepingle, Akkinen zone toxique.
Lomig, Dans la forêt.
Merwan, Mécanique céleste.

► Rappel de la première semaine :

Pratap Chatterjee & Khalil, Verax
Tom Gauld, Vous êtes tous jaloux de mon jetpack
Tom Gauld, En cuisine avec Kafka
Éric Henninot, Le cosmos est mon campement (La Horde du Contrevent 1)
Éric Henninot, L’escadre frêle (La Horde du Contrevent 2)
Guillem March, Karmen
Scott McCloud, L’art invisible
Scott McCloud, Le sculpteur
Quino, Mafalda (Intégrale)
Lewis Trondheim, Bludzee

À propos de Hugues

Un lecteur, un libraire, entre autres.

Discussion

Rétroliens/Pings

  1. Pingback: Juillet en BD à Ground Control (5) | Charybde 27 : le Blog - 8 juillet 2020

  2. Pingback: Juillet en BD à Ground Control (6) | Charybde 27 : le Blog - 16 juillet 2020

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