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Notes de lecture 2019

Note de lecture : « Petit manuel pour écrire des haïku » (Philippe Costa)

Un étonnant manuel pratique, à la fois savant et joliment bricoleur, abordant l’art du haïku de manière particulièrement décomplexée.

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Poète et animateur régulier d’ateliers d’écriture, Philippe Costa ne nous trompe pas sur son texte, à sa parution en 2000 chez Philippe Picquier, puis à sa réédition en 2010 dans la collection de poche du même éditeur, lorsqu’il l’intitule « Petit manuel pour écrire des haïku » : même s’il est abondamment illustré d’exemples classiques et contemporains de ce type particulier de poésie japonaise (et aussi d’exemples empruntés à certains émules français, ainsi qu’à des créations de l’auteur lui-même), il ne s’agit ni d’une étude historique ni d’une analyse littéraire à proprement parler, mais bien d’un texte pratique, encourageant vivement la lectrice ou lecteur à l’expérimentation et à la mise en œuvre personnelle.

S’appuyant fortement sur les créations d’époque de Bashô, de Buson, de Kikaku, et d’Issa, de leurs disciples ou de leurs émules, mais également sur les anthologies et les commentaires de spécialistes tels que Maurice Coyaud, et sur les considérations de Roland Barthes (dans « L’empire de signes », bien entendu, mais aussi dans « La préparation du roman »), d’Étiemble (« Du haïku », 1995) ou encore de René Sieffert, Philippe Costa lutte férocement, même si c’est avec humour, contre un certain nombre d’idées reçues concernant le haïku (« de saison » ou « de circonstance ») et le senryû, contre le « japonisme zen » omniprésent depuis les années 1980 par la grâce des modes culturelles et de la vogue continue du développement personnel, tout en prodiguant de véritables recommandations techniques et poétiques.

Avant d’aborder les quelque cent cinquante procédés littéraires avec lesquels vous allez pouvoir composer vos haïku, retenez ces recommandations fondamentales de Bashô et de ses disciples concernant l’esprit du haïku.
D’abord, faites en sorte que vos vers respirent le karumi, la légèreté. C’était là, nous dit René Sieffert, l’obsession de Bashô vers la fin de sa vie. A contrario, le meilleur moyen de s’éloigner de ce principe, c’est de se mettre à penser ou à juger. Voilà pourquoi j’ai cru bon de faire de la réflexion, des maximes, des aphorismes, etc. des thèmes absolument interdits dans le haïku. Si vous passez outre, vous obtiendrez quelque chose de pesant – le contraire donc du karumi, de la légèreté. Je crois bon d’insister sur ce point car, encore une fois, lorsqu’ils ne sont pas prévenus, la plupart des débutants tombent dans le piège.
Ensuite, suivez encore Bashô et ses disciples en marquant vos haïku de kokkei ; qu’ils soient aussi kokkeina que possible – cocasses, drôles, humoristiques.
Autre recommandation de l’école de Bashô concernant l’esprit : il faudra faire en sorte que vos haïku aient une « âme ». C’est ce que recommande Kikaku, un disciple de Bashô, dans sa préface au Manteau de pluie du singe : « Le principe premier de sa magie est que si vous ne mettez une âme dans vos versets, ce ne sera que rêve dans un rêve. (…) L’essentiel est donc de donner une âme au haïkai. »
Il existe bien des façons de donner une âme à un haïku. Vous les déduirez vous-même des exemples choisis tout au long de ce livre.

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L’une des originalités de ce « petit manuel », qui lui donne une jolie épaisseur de littérature comparée, est sans doute le recours systématique, dans l’analyse et le catalogue des procédés techniques utilisables dans la composition de haïku et de senryû, exemples à l’appui, à la comparaison avec les figures du style « occidental », telles que les recense le classique « Gradus – Les procédés littéraires » de Bernard Dupriez, qui épaule en notes de bas de page quasiment l’ensemble du texte central de l’ouvrage, ou telles que les traite avec davantage de verve et d’humour le récent « Figures stylées » de Mathilde Levesque. Trois chapitres, parmi les derniers de l’ouvrage, chapitres logiquement nettement plus longs que les autres, tentent toutefois de dégager plutôt habilement certaines spécificités culturelles du haïku et du senryû qu’il s’agirait d’émuler dans la pratique, et de rendre éventuellement transposables : « Imprégnez vos haïku de wabi et de sabi«  (ch. 54), « Cultivez le contraste entre fueki (l’immuable) et ryûkô (l’éphémère) » (ch. 55) et « Manifestez votre shiori (sympathie) pour le monde » (ch. 56), tandis que le chapitre final (ch. 61) nous donne un aperçu rapide de l’art de la composition des recueils de haïku.

Ouvrage volontairement iconoclaste, démystificateur et entièrement orienté vers la pratique « décomplexée » de l’écriture poétique, « Petit manuel pour écrire des haïku » ne remplace sans doute pas les traités savants qu’il mentionne, mais propose une introduction fort originale à cet univers à la fois si particulier et si universel.

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Discussion

Une réflexion sur “Note de lecture : « Petit manuel pour écrire des haïku » (Philippe Costa)

  1. VLADIMIR MEDVEDEV

    Pour changer, un auteur tadjik, c’est-à-dire vivant au Tadjikistan. Il s’agit de Vladimir Medvedev, à ne pas confondre avec l’autre Medvedev, Dmitri Anatolievitch, qui alterne avec Vladimir Poutine, la présidence de la Russie. Non, le premier est né près du Baïkal, est journaliste et parle couramment le tadjik (et le russe). A propos du tadjik, c’est une des rares langues de cette région sud de l’ancienne URSS qui ne dérive pas du turc, mais du persan. Avec sa capitale Duchanbé, le pays est coincé entre la Chine et l’Ouzbékistan. Pays montagneux enclavé, à la langue spécifique, il ne faut pas s’étonner qu’il ait connu des révoltes sous la férule soviétique, puis à l’implosion de l’URSS, lors des différentes rivalités entre potentats locaux, profitant du chaos généralisé. Ces histoires, Vladimir les narre dans deux œuvres séparées.

    « Zahhâk, le roi serpent » traduit par Emma Lavigne (2019, Editions Noir sur Blanc, 576 p.) raconte le retour au pays de Zouhourcho, ancien cadre du parti communiste. Il profite du chaos généralisé par l’implosion de l’URSS pour revenir dans les montagnes du Pamir, imposer ses volontés aux habitants et surtout développer la culture du pavot, source de juteux revenus. C’est donc un pays chaotique, morcelé entre les différentes vallées, chacune tenu par un potentat local qui ne pense qu’à s’enrichir. Heureusement, il reste le folklore, les mythes et la sagesse populaire.
    L’histoire s’inspire en partie du « Livre des Rois » de Ferdowsi, traduit par Gilbert Lazard (2002, Actes Sud, 308 p.), vaste histoire du Monde, ou de la Perse, c’est selon. Dans ce texte, le roi Zahhnâk dont les épaules étaient protégées par deux serpents. Ce roi fabuleux, connu aussi sous le nom de « Bivar-Asp » soit « celui qui possède dix mille chevaux » en langue pahlavi, c’est-à-dire en moyen persan, est aussi le « Āži-Dahāk », mi-personnage, mi-serpent, mythique de la Perse antique. Zahhnâk personnifie ce serpent, qui est le mal incarné, sévissant à Babylone. Il est représenté par un homme avec deux têtes de serpent qui lui poussent sur les épaules. La tête humaine dénote l’homme physique, et les deux têtes de serpent le principe dual du mal. Le dragon et le serpent sont tous les deux des symboles de sagesse et de pouvoirs occultes. Afin de calmer les serpents, on doit les nourrir quotidiennement avec des cerveaux humains. Le mythe lui oppose Kaveh, qui a déjà donné 17 de ses fils aux serpents, et le prince Fereydoun qui le chasse du trône. Mais Zahhnâk usurpe encore le trône du roi Jamshid pendant mille ans. Ne pouvant mourir, il finira attaché au Mont Damavand, dans le massif de l’Elbrouz en Géorgie. Ce mythe doit être mis en parallèle avec la dynastie assyrienne, qui régnait sur Babylone et la Perse, avant d’être vaincu par Darius le Grand après également mille ans de règne. La similitude avec le Troisième Reich allemand et les deux S symboliques du serpent agrafés au col des SS parait aussi évident.
    Le roman est partagé entre sept narrateurs, en une vaste polyphonie qui va décrire la vie dans cette région du Pamir. On entendra tour à tour Andreï et sa sœur Zarina, jumeaux de 16 ans, dont le père est tadjik et la mère russe. La mort brutale de leur père va les contraindre à quitter la ville pour rejoindre le reste de la famille dans la montagne. C’est un peu la vie de Vladimir Medvedev pour Andreï, qui a lui aussi la double culture, et sa sœur qui éveille les désirs de Zouhourcho Khouchkadamov. Il y a l’oncle Djoroub, imprégné de l’esprit montagnard et de ses traditions. Le jeune Karim est naïf, rêveur, souvent hors du temps, amoureux de Zarina. D’ailleurs on l’appelle aussi La Courge. Oleg est journaliste russe qui replace les situations dans un pseudo contexte historique, de même que Davron est ancien militaire russe. Cela permet de faire passer et connaitre le folklore tadjik auprès des lecteurs. L’auteur se défend néanmoins d’être le double d’Oleg. C’est cependant au cours d’un séjour au pays qu’il va interviewer Sangak, tout comme Medvedev. Enfin, il y a le cheik Vahhob, ermite soufi, pour mettre un peu de spiritualité et de poésie dans la narration. Chef de guerre sans scrupule, Zouhourcho veut imposer la culture du pavot. « Si vous avez peu de terres, il faut y planter de l’or… ».

    Tout débute donc par la mort du père, Oumar Mirboboevitch, dont le fils Andreï ramène le corps à sa mère Vera et à sa sœur Zarina. Depuis leur ville de Vatan, il leur faut fuir dans la montagne, vers Talkhak, un « kichlak », village en tadjik, où vit Bakchanda, la seconde femme de Oumar. Le tout est sous la gouvernance de Zouhourcho qui vit « dans une très grande maison, un vrai palais. Il est entouré d’une enceinte. Le portail est en métal, il a été forgé à Qalai-Khoumb et il est recouvert d’or », phrase que dément la suivante. « En fait, si on y regarde de plus près, ce n’est pas de l’or, c’est juste du laiton, c’est de la camelote ». Mais le terrible Zouhourcho exerce sa toute-puissance. On le voit au début du roman en condamner un homme, Ghiyoz, qui venait lui demander une faveur. « Il porte un treillis et il a un gigantesque serpent autour de la nuque. On dirait une écharpe afghane. Le serpent soulève la tête, il regarde devant lui. Sa queue remue. Il est couvert de taches grises et noires, comme le treillis de Zouhourcho. On dirait que le serpent sort de ses épaules ». Il fait pendre le condamné. « L’homme a deux âmes – le djon et le rouh. Laquelle va sortir par l’orifice inconvenant de Ghiyoz [le condamné]. Que va devenir l’autre ? ». Réponse de Razzak, le sage : « le djon monte vers Dieu au moment de la mort. Le rouh reste sur terre ». Le ton est donné, l’arbitraire règne dans le pays.
    Oleg, le journaliste est là pour nous expliquer. « Mon rôle est d’observer sans intervenir ». Et effectivement il explique. « Le Tadjikistan, c’est mon pays et la Russie, ma patrie ». Un peu donc comme l’auteur, Dimitri Medvedev. « Et puis quelques années plus tard, pays et patrie ont pris chacun leur route, et je me suis retrouvé comme un enfant de parents divorcés ». Et c’est un pays en guerre qu’il parcourt depuis 1992. « Les armées des seigneurs de guerre se sont livré à une bataille sans merci, massacrant au passage leurs compatriotes. Leurs manœuvres militaires ont pris des allures de nettoyage ethnique, sauf que bourreaux et victimes étaient de la même ethnie ». On se rapproche de Kurtz et de « Au cœur des Ténèbres » de Joseph Conrad traduit par Jean Deubergue (2014, Gallimard, 168 p.).

    « Saga o Bobo Sangake, voine », ou « La saga de Bâbâ Sangak, guerrier » courte nouvelle analysée par Stéphane Dudoignon et parue dans « Druzhba Narodov » à Moscou en 1993. Medvedev y raconte les débuts difficiles de cette région du Tadjikistan, avec la lutte des basmatchis contre les soviétiques dans les années 20. Cette lutte démarre en 1916 quand le tsar essaye d’enrôler les musulmans pour les engager dans la première guerre mondiale. Ismail Enver, dit Enver Pacha, ancien ministre de l’Empire Ottoman, mais chassé par Mustafa Kemal Atatürk, s’était rapproché des bolcheviques, mais surtout essayait d’unifier un état turc et musulman dans la région. Il parvient à réunifier la république, dite de Boukhara qui comprend Duchanbé et Samarkande. A la fin de la guerre, les basmatchis, abandonnés par les occidentaux, sont brutalement réprimés, Ismail Enver tué, et ses compagnons finalement décimés à l’arme chimique en 1934. Le héros de cette rébellion, Habibullah Kalakani est un tadjik, replié en Afghanistan, qui pousse le leader des Basmatchis, Ibrahim Bek, à effectuer des raids contre les soviétiques. Cette résistance est à l’origine de nombreux films soviétiques, qui, comme les « western », décrivent la vie des « ostern », ajoutant une note ethnique aux thèmes habituels. Les grandes purges staliniennes de 1936-1937 auront raison des mouvements indépendantistes. Dans ce contexte, l’implosion de l’URSS fait revivre ces mouvements séparatistes, dont celles de Sangak Safarov, président du Front Populaire du Tadjikistan qui regroupe les forces conservatrices.
    Sangak Safarov est alors la figure centrale de la guerre civile. A 65 ans, il attend la naissance de son neuvième enfant. Il faut dire qu’il a commencé tard, ayant été en prison longtemps (23 ans) auparavant. C’est le véritable chef de l’Etat tadjik après sa victoire militaire en décembre 1992, à la tête d’environ 8000 combattants. Bien qu’il existe un Parlement, des élus et un ministère de l’intérieur et de la sécurité, le véritable pouvoir est entre les mains du Front Populaire Tadjik. Dans « Zahhâk, le roi serpent », on apprend que ces années de prison lui sont dues pour brigandage et larcins divers.

    On assiste plus loin à l’interview de Sangak par Oleg, qui reprend certainement l’entrevue de Medvedev en 1992-93, avant qu’il ne soit tué. On assiste à son exécution dans le dernier tiers du livre, ou plutôt on en a le récit par sbires interposés. Il essaye alors de rassembler l’intelligentsia urbaine et l’élite des lettrés traditionnels des campagnes. De nos jours, on a élaboré le mythe de Bâbâ Sangak, président du Front Populaire du Tadjikistan, devenu héros populaire. Et Vladimir Medvedev en écrit la saga. « Tout le monde sait pourquoi je me suis trouvé en prison, et pourquoi mon père lui aussi a été réprimé ». Le tout en opposition avec l’histoire soviétique officielle. « Dans ma lignée, personne n’a jamais été communiste, au contraire les communistes n’ont cessé de nous réprimer ». Bâbâ Sangak est né dans le village de Farq-i Shâdî qui fait partie du canton de Shughnan, à l’est de Duchanbé, d’un père ingénieur dans une mine d’or, et d’une mère issue d’une lignée de forgerons. Ces deux métiers impliquent tous deux l’extraction et le travail des métaux. Lire à ce sujet le bel ouvrage de Mircea Eliade «Forgerons et alchimistes » (1977, Flammarion, 190 p.). Ces deux métiers gèrent la transmission héréditaire de secrets initiatiques, symbolisée par des généalogies sacrées dont certaines remontent au prophète David. Les orfèvres et forgerons du Pamir, bien plus respectés que d’ordinaires mullahs, sont vénérés en tant qu’éléments de pureté physique et spirituelle.
    Comme souvent, dans ces nouvelles républiques, les choses ne sont pas si simples. Il y a bien des élections et des élus. L’actuel président Emomalii Rahmon, élu en 1992 et réélu depuis, a un lourd passé. Mais depuis 2015, un décret l’a nommé «Fondateur de la paix et de l’unité nationale, leader de la nation». Il bénéficie d’une immunité à vie contre les poursuites, ainsi que le droit de veto sur toutes les décisions importantes de l’État. Un référendum national en 2016 a aussi levé la limite des mandats présidentiels. Voilà une situation qu’elle est bonne. D’ailleurs, Rahmon et sa famille contrôlent les principales entreprises du pays, y compris la plus grande banque. En contrepartie, en 2018, le bon président a imaginé une centrale hydroélectrique pour résoudre les problèmes énergétiques de son pays.
    Pour en revenir à Bâbâ Sangak, il meurt tragiquement le 4 avril 1993, bien que sa vallée d’origine ait embrassé la cause des basmatchis, puis celle des soviets, avant d’être éliminé par ses rivaux de la vallée voisine du Gharm. Il faut reconnaitre que Sangak avait eu pour premier adversaire le petit fils du chef basmatchi, qui avait tué son grand-père. On assiste alors à des affrontements entre les populations des différentes vallées (Khudjand ou Kulâb) qui affrontent la plaine (Matchâ) et inversement.
    Livre épais, de près de 600 pages, mais aux chapitres courts, avec des voix et des points de vue différents. La lecture en est facilitée. A vrai dire, il y a des longueurs, et le début est assez long à mettre l’histoire en place. On assiste à l’introduction des personnages, et à la mise en place des conditions locales. Ce qui n’est pas sans intérêt pour une région qui reste très attachée aux cultures et traditions ancestrales. L’islamisme y est tout puissant, avec son lot de traditions basées sur la famille, le rôle de patriarche et la quasi servilité des femmes. Il y a à ce propos des passages très bien écrits sur la destinée de Zarina, mariée malgré elle à Zouhourcho. Grande tradition de la préparation au mariage avec les filles de son âge, toutes aussi ignorantes de ce qui va se passer, et de l’excitation des femmes qui tiennent à bien préparer la future mariée. A ce niveau, le roman oscille souvent entre le compte rendu de mœurs et de traditions. Puis dans la seconde moitié du roman, l’action reprend ses droits et donne un rythme plus soutenu à l’écriture.

    L’autre coté des choses est la description de l’état général du pays, en fait de chaque vallée, perdue dans une montagne aride. « L’effondrement de l’Union Soviétique a été un cataclysme, c’est un fait. Comme si la croûte terrestre avait tremblé et qu’un continent monolithique s’était morcelé ». Effectivement, la montagne fait également partie des personnages. « La guerre, bon c’est la guerre, mais les montagnes, c’est la puissance, la grandeur, la beauté.[…]. Les montagnes, pour moi, c’est un sentiment de danger permanent. De danger réel ». restent les chefs de guerre qui se partagent un pouvoir sans limites. Il y a ce Zouhourcho, personnage fictif bien entendu, mais qui en cache un autre bien réel. Il y a en filigrane, cet Alioch le Bossu que l’auteur n’a pas rencontré personnellement, mais dont on entrevoie le destin et peut être la fin, tombé par inadvertance d’un hélicoptère d’où on lui a conseillé d’admirer le paysage montagneux. En fait tué par l’explosion d’une voiture, commanditée par la reprise en mains par les islamistes. On pourra lire à cet effet « Géopolitique des drogues 1995. Rapport de l’OGD » (1995, La Découverte, 271 p.) qui fait le point sur

    Publié par jlv.livres | 18 janvier 2020, 18:17

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