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Je me souviens

Je me souviens de : « Les douze corbeaux » (Otfried Preussler)

Une terrifiante et belle légende allemande adaptée pour la jeunesse.

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Cet ouvrage « pour la jeunesse » du grand spécialiste allemand Otfried Preussler (1923-2013), publié en 1971 et traduit en français en 1973 par Évelyne Jeitl dans la collection Safari Signe de Piste des éditions Alsatia (réédité en 1994 au Livre de Poche Jeunesse sous le titre « Le maître des corbeaux », dans une nouvelle traduction de Marie-José Lamorlette, puis à nouveau réédité en 2009 chez Bayard Jeunesse, avec son titre original allemand : « Krabat », et dans une nouvelle traduction de Jean-Claude Mourlevat), est sans doute l’un des romans ayant le plus marqué mon enfance.

Lu vers mes 8 ou 9 ans (au moment de la sortie de l’édition Alsatia, peu ou prou), à un âge sans doute encore impressionnable pour une telle histoire, il a longtemps été pour moi l’emblème d’un fantastique ancestral (adapté ici d’une légende allemande du XVIe siècle, que l’on retrouve sous d’autres formes chez les frères Grimm, par exemple). Aux côtés de Krabat, apprenti-meunier, et de ses onze compagnons, dont la lectrice ou le lecteur réalise très vite qu’ils ont en réalité décidé d’étudier la magie (y compris la magie que l’on appellerait, ailleurs, magie noire), pour un maître lui-même acoquiné avec rien moins que le Diable, il s’agira d’échapper au sort funeste qui semble promis chaque année à l’un des apprentis, et peut-être bien grâce à l’intervention de l’amour d’une jeune fille.

Il existe une sorte de magie que l’on acquiert avec peine, celle du Koraktor, que l’on doit apprendre signe après signe, formule après formule.  Et il en existe une autre qui pousse et grandit au fond du cœur d’une personne, simplement parce qu’elle se soucie d’une autre personne aimée.

Considéré généralement (et à bon droit) comme un chef-d’œuvre en Allemagne, et pas uniquement pour enfants ou jeunes adolescents, ce roman mérite largement à mon sens, encore aujourd’hui, un petit détour vers ces contrées fondatrices de nos jeunesses.

Philippe Maurel en parle joliment ici. Les règles du jeu de la rubrique « Je me souviens » sur ce blog sont ici.

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À propos de charybde2

Un lecteur, un libraire, entre autres.

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