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Notes de lecture 2017

Note de lecture : « Creating Short Fiction » (Damon Knight)

Les précieux conseils d’écriture de l’un des plus grands noms de la nouvelle, en science-fiction ou ailleurs.

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LECTURE EN VERSION ORIGINALE AMÉRICAINE

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C’est lors de la récente « Soirée de la nouvelle » à la librairie Charybde, parce que l’un des participants s’enquérait de l’existence de « traités théoriques » sur la forme courte, que je me suis souvenu de l’existence, au sein du genre science-fictif en général, mais surtout aux États-unis et au Royaume-Uni, de nombreux ouvrages de théoriciens et de praticiens, souvent sans réel équivalent en France, à propos de l’écriture elle-même – et que je suis allé chercher celui de Damon Knight sur l’étagère où il attendait patiemment depuis trop d’années. Pour n’en citer que quelques-uns parmi les plus connus, et sans préjuger de leurs qualités respectives, Ben Bova, Orson Scott Card, James E. Gunn, Ursula K. Le Guin, Barry B. Longyear, Mike Resnick, Norman Spinrad, Brian Stableford, ou encore Lisa Tuttle se sont tour à tour essayés à mettre en forme leur expérience de l’écriture de fiction. Bien peu ont été traduits en français, les rares exceptions étant Orson Scott Card (son « Comment écrire de la fantasy et de la science fiction » et son « Personnages et points de vue », ce dernier étant particulièrement précieux, ont tous deux été publiés chez Bragelonne) et Ursula K. Le Guin (la récente et belle initiative des Forges de Vulcain nous a offerts « Le langage de la nuit », qui relève toutefois au moins autant de la critique littéraire (excellente) au sens large que de l’art de l’écriture proprement dit).

L’ouvrage de Damon Knight (1922-2002), datant de 1981, se distingue à plusieurs titres. Par la personnalité multiple de l’auteur, d’abord : écrivain renommé depuis ses premiers succès dès 1950, généralement davantage reconnu, justement, pour sa petite centaine de nouvelles que pour sa grosse dizaine de romans, il fut également un critique fort respecté tout au long de sa carrière, ainsi qu’un éditeur extrêmement professionnel, et un animateur acharné – en compagnie de sa femme Kate Wilhelm, (dont, au passage, il faut absolument lire, si ce n’est déjà fait, le splendide roman « Hier les oiseaux », prix Hugo 1977) – des ateliers d’écriture Milford puis Clarion, ô combien renommés. Par le parti pris de son texte, ensuite : entièrement concentré sur la forme courte (précisant au besoin en quoi le roman, selon lui, diffère, ici ou là, sur tel ou tel aspect de l’écriture), et ne se limitant pas au genre science-fictif, mais allant puiser ses illustrations et ses analyses dans l’ensemble de la littérature.

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Damon Knight et Kate Wilhelm à l’atelier d’écriture Clarion en 1974.

Assorti d’une introduction irrévérencieuse et pleine d’humour, l’ouvrage se compose de six parties.

La première (« Développer votre talent d’écrivain ») présente les quatre étapes que traverse vraisemblablement tout auteur, du pur débutant à l’écrivain confirmé, et insiste sur les constantes permettant de s’arracher à la boue de la première étape (celle de l’écriture uniquement « pour soi » et des « rêves éveillés »), avec des exercices proposés pour apprendre à voir, apprendre à entendre, apprendre à se souvenir, apprendre à ressentir et, finalement, apprendre à travailler au mieux avec son propre inconscient.

La deuxième (« De l’idée à l’histoire ») traite aussi bien des sources d’idées (avec quelques confessions pénétrantes de la part de l’auteur) que de leur manipulation, du rôle de l’expérience personnelle, de la documentation, des contraintes auto-imposées, du rectangle vital Personnage – Environnement – Situation – Émotion, puis de questions plus techniques, assorties de nombreux exemples et d’exercices pratiques (certains fort amusants, d’autres davantage déroutants ou carrément impressionnants) : le thème et le sens, ce qui fait une histoire, le pacte de lecture, la forme et la mécanique du récit. Les pièces de résistance de cette partie sont sans doute les deux dernières, articulées autour des notions de situation et de conflit, et concernent la structure et l’intrigue (en incluant le cas « particulier » des récits sans intrigue proprement dite).

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La troisième partie (« Commencer une histoire ») s’attaque à l’épineux problème du début d’une nouvelle, et pose quelques questions fondamentales sur la manière dont le début peut et doit, le cas échéant, contribuer d’emblée au travail sur le rectangle magique, traitant idéalement sans attendre la partie Personnage – Environnement – Situation, et préparant judicieusement le terrain pour le dernier angle, Émotion. Damon Knight indique aussi les passages « obligés » et les pièges de l’exposition, et plusieurs manières d’en éviter les lourdeurs, sans toutefois par trop désarçonner la lectrice ou le lecteur. Enfin, la deuxième moitié de cette partie est entièrement consacrée à une question essentielle, celle du point de vue narratif adopté, et du jeu possible (ou impossible) entre les différentes approches.

La quatrième partie (« Contrôler une histoire ») est sans doute la plus technique des six, traitant des procédés destinés à attirer l’attention de la lectrice ou du lecteur, et à la maintenir (avec le plus d’efficacité possible, tout en évitant les grosses ficelles et les ressorts par trop visibles), des procédés de condensation, de compression, de concision et de précision (avec de nombreux exercices proposés, parfois surprenants), mais aussi de la question centrale des voix à utiliser, et de la manière d’acquérir la capacité à créer des voix différentes (l’un des écueils, notons-le, sur lequel butent souvent les auteurs même relativement confirmés). La partie s’achève par dix pages très pratiques sur le style d’écriture : en quoi il consiste, quels sont les défauts les plus courants, et comment tenter d’y remédier.

La cinquième partie (« Finir une histoire ») est peut-être la plus ouverte des six, car Damon Knight est parfaitement conscient de la taille gigantesque de l’univers des possibles en la matière, qu’il s’agisse de clore le récit proprement dit, mais aussi de décider, en cas de blocage, de la persévérance ou de l’abandon, avant de glisser doucement vers la sixième et dernière partie en abordant le marché et l’édition.

La dernière partie (« Être un écrivain »), si elles est traitée avec un certain d’humour, est pour moi la moins intéressante, car les conseils pratiques qu’elle distille me semblent particulièrement dépendants de la situation d’un marché éditorial en un temps et un lieu donnés (les États-Unis du début des années 80), même si certaines des émotions et frustrations que peut rencontrer l’écrivain au cours de sa carrière semblent bien avoir une forme de résonance universelle.

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Comme je le mentionnais au début, Damon Knight impressionne aussi par le nombre et la variété des exemples qu’il utilise, soigneusement commentés, et empruntés à Ernest Hemingway, à John Cheever, à Flannery O’Connor, à Léon Tolstoï, à Alice Munro, à Vonda McIntyre, à Cyril M. Kornbluth, à Kate Wilhelm, à Jack London, à Mark Twain, à H.G. Wells, à Nathaniel Hawthorne, à Algis Budrys, à Somerset Maugham, à Isaac Asimov, à Anthony Powell, à Thornton Wilder, à John D. MacDonald, à C.S. Lewis, à C.S. Forester, à James Blish, à Shirley Jackson, à Joseph Conrad, à John Collier, à Lord Dunsany, à J.G. Ballard, à Dashiell Hammett, à Sinclair Lewis, à Rex Stout, à Dorothy Parker, à Robert Louis Stevenson, à James Joyce, à John O’Hara, à Ford Madox Ford, à Alexandre Soljenytsine, à J.D. Salinger, à Edgar Allan Poe, ou encore à Theodore Sturgeon. Cet éclectisme des sources contribue largement, à mon humble avis, à la puissance discrète de l’ouvrage, et l’on ne peut que regretter qu’il ne soit pas plus fréquent, au sein du genre science-fictif ou ailleurs.

L’un des traits les plus intéressants de ce vrai-faux « manuel » est sans doute la présence d’une nouvelle complète de Damon Knight, proposée sur les pages de gauche, et entièrement commentée par l’auteur sur les pages de droite, au regard des notions utilisées dans l’ouvrage. Un exercice particulièrement riche et précieux, autour du texte « Semper Fi » de 1964 (traduit en français en 1976 par Daphné Halin dans le précieux volume du Club du Livre d’Anticipation « Les univers de Damon Knight », totalement épuisé mais que l’on peut sans doute dénicher chez nos amis de la librairie Scylla, ici).

Signalons pour la bonne forme que « Creating Short Fiction » a été traduit en français en 2005 par Christelle Sire, sous le titre « Maîtriser l’écriture de nouvelles », aux éditions Écrire aujourd’hui (qui publient par ailleurs l’intéressante mais fort inégale revue « Écrire Magazine »). L’ouvrage est aujourd’hui épuisé, à ma connaissance.

Pour les passionnées et passionnés de l’art de l’écriture (de nouvelles ou non), il ne faudra pas rater la rencontre prévue à la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris) le mercredi 24 mai prochain, à partir de 19 h 30, qui croisera les expériences des rôlistes fous et inventifs du podcast Les Voix d’Altaride avec les réflexions de Lionel Davoust, Mélanie Fazi et Laurent Genefort, trois auteurs regroupés dans leur podcast Procrastination, autour des approches d’écriture, individuelle ou collective, en matière de fiction et de jeu de rôle.

À propos de charybde2

Un lecteur, un libraire, entre autres.

Discussion

9 réflexions sur “Note de lecture : « Creating Short Fiction » (Damon Knight)

  1. un guide pour écrire court ?
    ou est ce
    un cours pour une écriture guidée
    ou alors
    un court guide écrit

    alors qu’il ne suffit que de lire Felix Fénéon

    « nouvelles en trois lignes » (15 Mercure de France, 128 p.)
    ca vient de ressortir Chez Fata Morgana en en plus c’est plus beau, mais il y a moins de pages (50)
    « oeuvres » (48, Gallimard, 478 p.)

    Publié par jlv.livres | 4 avril 2017, 18:34
  2. et en cadeau (on est encore en avril) ce conseil (de cavanna ? du Pr Choron ??)

    ecris plus grand, elle est sourde

    que l’on pourrait transformer pour Beethoven

    ecris plus court, il est myope

    Publié par jlv.livres | 4 avril 2017, 18:42
  3. aucunement
    j’adore les nouvelles (cf les nouvelles irlandaises D Hogan par ex)
    ou le bouquin recapitulatif de chez Fayard sur les nouvelles US
    et je crois qu’il est bbeaucoup plus difficile d’ecrire une nouvelle qu’un roman (cf Ambrose Bierce)

    Publié par jlv.livres | 5 avril 2017, 16:26
  4. Romans et nouvelles

    Deux exemples qui pourraient donner lieu à discussion sur les deux styles d’écriture.

    Pour Joseph Boyden 3 romans, 1 livre de nouvelles
    « Le Chemin des âmes » (2006, Albin Michel, 391 p.) traduit par Hugues Leroy
    « Les Saisons de la solitude » (2009, Albin Michel, 400 p.) traduit par Michel Lederer
    « Dans le grand cercle du monde » (2014, Albin Michel, 610 p.) traduit par Michel Lederer
    et
    « Là-haut vers le Nord» (2006, Albin Michel, 275 p.) traduit par Hugues Leroy

    Les 3 romans forment une trilogie, si l’on peut dire de la famille de Bird, commencée lors du début du siècle, avec ces deux indiens qui partent à la guerre de 14-18. Puis que l’on retrouve dans une réserve beaucoup plus tard. Et enfin dont on découvre les origines pendant les guerres entre Hurons et Iroquois. C’est l’ordre de parution des livres. On peut en trouver critique chez Charybde. Une saga, fort bien écrite de près de 1400 pages. Mais qui se lit très bien, et dont la poésie court tout au long d’un récit prenant.
    Les nouvelles se lisent également très bien. C’est chaque fois une scène, souvent à Toronto, ou sur les bords du lac Ontario ou de la baie d’Hudson.je ne ferai pas de comparaison entre nouvelle et roman.

    Pour Pierre Raufast, 3 romans aussi
    « La Fractale des Raviolis » (14, Alma, 263 p.)
    « La Variante Chilienne », (15, Alma, 264 p.)
    « La Baleine Thébaïde » (17, Alma, 218 p.)
    Les 3 livres sont beaucoup plus courts, à chaque fois 250 pages maxi de texte. Des chapitres courts eux aussi. Mais très vite on est dans un roman à tiroirs. Un chapitre = une histoire, et ça repart. Ce sont des histoires séparées, avec un semblant de suite. Bref un coq-à l’âne où on a du mal à suivre qui le coq, qui l’âne. C’est flagrant dans le premier roman, ça s’améliore un peu avec le temps. Mais la ficelle devient trop grosse dans le troisième. Ce ne sont même pas des nouvelles qui se suivent, il manquerait une introduction et un bref état des lieux.

    Publié par jlv.livres | 6 avril 2017, 08:40
  5. Merci mille fois pour cette découverte et cette précision de la critique !

    Publié par aline angoustures | 6 avril 2017, 18:32
  6. Non pas pour en finir avec les nouvelles, mais au contraire pour inciter à en lire.

    Un trait qui m’a toujours surpris a été le nombre d’auteurs irlandais qui en on fait leur mode d’écriture. C’est un trait de l’histoire littéraire de l’Irlande, que sont ces nouvelles ou « short stories ». Une brève compilation
    «The Penguin Book of Irish Short Stories » (2011, Pengin Books, 542 p.) édité par Benedict Kelly.
    «The Granta Book of Irish Short Stories» (2011, Granta Publications, 444 p.) édité par Anne Enright.
    «New Irish Writing», soit le #116 de la revue (2016, Granta Publications, 256 p.) édité par Sigrid Rausing.
    «Nouvelles Irlandaises» (1995, Presses Universitaires de Caen, 238 p.) édité par Lavin
    «Anthologie de Nouvelles Irlandaises» (1987, Presses Universitaires de Caen, 588 p.) édité par Benedict Kielly
    «32 Nouvelles Irlandaises» (1995, Presses Universitaires de Caen, 348 p.) édité par Jacqueline Genet et Elisabeth Hellegouarc’h
    «Nouvelles d’Irlande» (1997, L’instant même, 210 p.) édité par Michael Cronin et Louis Jolicoeur
    «Anthologie de Nouvelles Irlandaises contemporaines» (2003, Rive Droite, 354 p.) édité par Marc Le Boucher

    C’est donc une spécificité toute Irlandaise. D’ailleurs, il faut aller rendre visite à Dublin à une curieuse boutique qu’est la pharmacie « Sweny » à la devanture rose pale. Rendue célèbre par James Joyce dans « Ulysses », on y vend aussi bien des livres d’occasion que des savons au citron. A défaut on ira flâner à Trinity College, qui abrite dans son enceinte la vénérable « Old Library ». A voir aussi la « Long Gallery » sur deux niveaux, et ses quelques 200 000 volumes. Tout à coté de Trinity, on entrera chez «Hodges Figgis» dans Dawson Street ou encore dans « The Gutter Bookshop», sis à Temple Bar.

    Alors pourquoi cette spécificité irlandaise de la « short story ». Serait-ce une question de temps ou de climat ? Je ne le pense pas. Par contre, il est évident que si autant d’auteurs écrivent, c’est qu’il y a aussi les lecteurs. Les irlandais lisent. Dans son introduction au « Granta Book » Anne Enright émet l’hypothèse que ce n’est pas une question sociale opposée à une sorte de lyrisme. Ce lyrisme aboutirait à la nouvelle, par rapport à un roman qui serait plus long par un phénomène similaire à une distillation. On retrouve bien là un vocabulaire qui parle aux irlandais. « Non pas distillation de la langue, mais de l’expérience » écrit John Kerry dans « Inside out: a working theory of the Irish short story ». La version sociale serait plus une réflexion sur un retrait face à une complexité croissante du monde extérieur. Donc la nouvelle comme repli sur soi, plus facile à assumer que le roman. La distillation par le palais que ce soit de la littérature ou d’autres ingrédients, voilà bien toute l’Irlande entre Guiness et Whiskey.

    Pour finir un mot sur Desmond Hogan, la branche manquante d’un trio qui le relierait à James Joyce et Flann O’Brien. Ce serait faire vite cas de Seamus Heaney et de Samuel Beckett entre autres, sans compter des auteurs contemporains, tels que Robert McLiam Wilson, Annne Enright, John Banville, Colm Tóibín pour ne citer qu’eux.Donc à lire de Desmond Hogan :
    « Le Garçon aux Icônes » traduit par Pierre Demarty (2015, Grasset, 256 p.)
    « Les Feuilles d’Ombre » traduit par Serge Chauvin (2016, Grasset, 224 p.)
    « Renaissance » est une courte nouvelle (25 pages petit format) tirée de «Diamonds at the Bottom of the Sea and Other Stories», traduite par Julie Adam et Louis Jolicoeur dans «Nouvelles d’Irlande» (1997, L’instant même, 210 p.)
    Se dépêcher de le lire car selon Pierre Demarty, dans sa préface de « Le Garçon aux Icones » : « On dit qu’il n’a pas d’adresse, pas de téléphone, pas d’ordinateur, on dit qu’il ne communique que par cartes postales. / On dit qu’il vivrait aujourd’hui de nouveau à Dublin »
    Quoiqu’il en soit, une écriture hors du commun. « Une présence dans la nuit. Pourtant les nuits de Galway Est étaient désolées. Pleines de vaches vêlant, de fermiers flatulant, de vieilles femmes occupées à mourir ici ou là d’un cancer ou d’une solitude contractée jadis à la foire. Oui, c’était une contrée toute de trahisons. Les morts semblaient s’attarder ». Où l’on découvre la vie de Susan et de son fils « Un mari mort et un fils – comme les mouettes – distant ». Quant au fils « Il était si noué sur lui-même. Comme une chaussure aux lacets inextricablement serrés ». Livre superbe que ce « garçon aux icones », qui raconte le temps qui passe. « La jeunesse s’enfuit avant qu’on ait pu voir un cygne perdre la moindre plume. », les années qui s’écoule et que rien ne change « Les années s’étaient écaillées comme du papier peint. ».
    « Les Feuilles d’Ombre » par lequel j’ai commencé, le livre se lit quasiment d’une traite. Et tout au long des pages on retrouve des images et des raccourcis sublimes. « L’autre femme prit la parole en premier. Elle avait le nez pointu comme le bec d’une poule ; rehaussé de lunettes posées de guingois. Sa robe teintée d’une couleur indéterminée, très sombre ». A propos de l’Irlande, qui finalement reste un personnage du livre : « Laissez moi vous parler de ce lieu : les collines douces, aux mille nuances, les ciels crémeux, l’eau troublée, un éclair, un tonnerre de pluie. Et cernant tout cette sérénité, un pays de boucheries, d’humanité laminée, de meurtres dans les fermes, de tueries dans les cours, l’outrage ajouté à l’outrage ». Elargissant le champ de vision. « Dehors s’étendait l’océan. Le soir enserrait la baie d’un lilas grandissant ».

    Voilà, c’est un beau cadeau, juste avant Pâques que je vous envoie (à Hughes, dit Monsieur 2, et Marianne dite Madame 7, (et les autres qu’on lit moins souvent, mais qui travaillent), et Aline (pour une fois qu’il y a un retour à un commentaire).

    Publié par jlv.livres | 9 avril 2017, 08:42

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