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Notes de lecture 2012

Note de lecture : « How They Won the War in the Pacific – Nimitz and his Admirals » (Edwin P. Hoyt)

Un classique de l’analyse du lien stratégie-management, sur la deuxième guerre mondiale dans le Pacifique.

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Hoyt

Publié en 1970 aux États-Unis, le travail d’historien d’Edwin P. Hoyt sur la conduite de la guerre du Pacifique 1941-1945 par Chester W. Nimitz, ses équipes et ses grands subordonnés, fait toujours aujourd’hui figure de « classique ».

C’est surtout par l’angle choisi, celui de l’intrication des liens hiérarchiques, des biais personnels, des subjectivités, au sein du travail mené par l’amiral, que vaut l’ouvrage, car ses données historiques et factuelles proprement dites reposent très largement sur le séminal « History of United States Naval Operations in World War II » de Samuel Eliot Morison, en 15 volumes (1947-62), augmenté des autobiographies écrites par les principaux acteurs (à l’exception notable de Nimitz lui-même).

Grâce notamment à l’exploitation supplémentaire de certaines correspondances officielles et privées, et du « Gray Book » du CINCPAC, on y trouvera donc de précieuses vues sur la manière dont le « management » si particulier de Nimitz se mit en place, de la manière dont il construisit la loyauté et l’usage complémentaire de Spruance et de Halsey, pour citer ses deux amiraux les plus célèbres, mais aussi des autres « poids lourds » de son théâtre d’opérations. Une lecture attentive fournira ainsi de nombreux éléments forts à tous ceux intéressés par le thème stratégique et humain du « Quiet Leadership », par opposition aux diverses modes communicationnelles tonitruantes qui encombrent encore très souvent le paysage décisionnel dans tous les domaines.

On restera malgré tout quelque peu sur sa faim, tant les obsessions personnelles de l’auteur (cordiale détestation du personnage de McArthur, d’une part, et mépris non dissimulé pour « l’affairisme » des leaders « pur jus » de l’aéronavale américaine de l’époque, d’autre part) finissent par occuper une place dans l’ouvrage nettement disproportionnée au vu de leur impact sur le sujet qu’il s’agissait de traiter.

Une lecture qui reste malgré ces imperfections presque toujours passionnante au long de ses 500 pages, et pour laquelle une bonne carte du Pacifique n’est toutefois pas un luxe, celle fournie en début d’ouvrage étant pour le moins succincte.

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Chester W. Nimitz

À propos de Hugues

Un lecteur, un libraire, entre autres.

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