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Notes de lecture 2012

Note de lecture : « Du soleil, de l’histoire, de la vision » (Eleni Sikelianos)

De saisissants extraits de la poésie, en vers ou en prose, précise, maligne ou torturée, d’Eleni Sikelianos.

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Du soleil, de l'histoire, de la vision

Publié en 2007 aux éditions Grèges que je découvre à cette occasion, ce recueil traduit par Béatrice Trotignon assemble de copieux extraits de trois recueils originaux de l’Américaine Eleni Sikelianos : « From Blue Guide » (1999), « Of Sun, Of History, Of Seeing » (2001) et « The California Poem » (2004).

Comme l’écrivait la traductrice au moment de la parution du recueil, « sa poésie est au carrefour de multiples influences parmi lesquelles le souffle épique d’un Whitman et l’énergie des Beats, les expérimentations des modernistes, l’humour et la spontanéité de l’École de New York, la mise en question des formes du langage, des discours et des représentations dans le sillage des Language Poets. Elle joue aussi sur le débordement du poème par l’introduction d’images et de dessins ainsi que de documents historiques et scientifiques, qui portent la trace de son vif intérêt pour l’art en général (et en particulier le Land Art et les formes d’art dites site-specific) ainsi que sa passion pour les sciences, dont la zoologie, l’océanographie, la chimie, la microbiologie et la cosmologie. »

Tout cela transparaît avec force au long de ces 160 pages remarquablement éditées : le foisonnement des thématiques, la multiplicité des formes utilisées et les variations de registre intervenant dans un même recueil, et parfois dans un même écrit, sont enthousiasmantes. Pas de somnolence ici, ni de conventions ressassées… mais un jaillissement complexe d’images enchevêtrées pour le bonheur du rêve et de la réflexion.

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sikelianos

C’est ou ce n’est pas le cœur
d’une grande ville américaine avec les tueurs
qui rôdent ; nous traversons
ponts et chevalets ; des voitures fonçent
dans l’air volatil fonçant 54
secondes de lumière
de plus chaque nuit et les enfants
qui fleurent le métal
et la fumée. Ils sont là aussi. Les sangs se
meuvent – même ici le ciel fomente
quelque chose. »

« A présent : lâcher ce qu’on a connu
n’être pas étroit, mais
somptueux ; trouver un monde, un mot
qu’on ne connaissait pas. »

« Qui aimes-tu le plus,
bizarre oiseau-fleur, la poussière
ou notre céleste étoile du loup ?
Moi,
ou l’argent ?

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  1. Pingback: Note de lecture : « Sous nos yeux  (Lawrence Joseph) | «Charybde 27 : le Blog - 15 mai 2015

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