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Notes de lecture 2013

Note de lecture : « La cité des jarres » (Arnaldur Indriðason)

Premier contact mitigé avec le plus sombre de tous les flics scandinaves…

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La cité des jarres

Après des mois voire des années de patiences et d’atermoiements, le moment était donc venu d’entrer en Indriðason

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Avec ce troisième roman de la série dite « d’Erlendur Sveinsson » (les deux premiers restant curieusement inédits en français), paru en 2000 (et en 2005 ici, chez Métailié, dans la traduction d’Éric Boury), l’auteur islandais campe un trio d’enquêteurs de la police de Reykjavik, conduits par le taciturne Erlendur, associé au dandy Sigurdur Oli et à l’appliquée Eliborg.

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L’Islande. Reykjavik. La vision extrêmement sombre d’une société minuscule, où tout le monde pourrait (presque) se connaître, avec bien moins que six degrés de séparation, où l’histoire semble souvent toute proche, au-delà des décennies écoulées, et néanmoins gangrenée, avec un effet potentiellement amplificateur du vase clos, par l’alcool, la drogue, le crime, le chômage et la résignation…

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L’inspecteur Erlendur incarne tout cela : divorcé avec fracas depuis des années, éloigné de ses deux enfants, sa fille aînée junkie et prostituée occasionnelle ne venant guère le voir que lorsqu’elle a un besoin d’argent plus désespéré qu’à l’accoutumée, doté à la fois d’une certaine naïveté insouciante parfois surprenante et d’une profonde misanthropie, n’ayant de relations authentiques avec personne…

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Ouch. A côté de ce héros islandais, l’hypocondriaque semi-dépressif Wallander de Mankell, le désabusé Beck de Sjöwall et Wahloö, ou encore le toujours-au-bord-du-précipice-alcoolique Harry Hole de Nesbö semblent de joyeux drilles et d’aimables boutes-en-train…

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Du coup, si ma curiosité a bien été éveillée, je n’ai pas vraiment été enthousiasmé par ce premier contact, à travers une enquête portant sur un assassinat, sur des viols commis il y a plus de quarante ans, et incidemment sur les caractéristiques génétiques des 300 000 habitants de cette micro-population insulaire… À suivre toutefois, sans hésiter.

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Au passage, je trouve dommage que le titre original islandais, « Marécage », bien représentatif de la lourde atmosphère de ce roman, n’ait pas été conservé, à la place de ce « La cité des Jarres » plus anecdotique qu’autre chose….

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Pour acheter le livre chez Charybde, c’est ici.

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À propos de Hugues

Un lecteur, un libraire, entre autres.

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