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Note de lecture : « Nous ne sommes rien, soyons tout ! » (Valerio Evangelisti)

Comme dans son cycle du « Métal », Evangelisti creuse les failles historiques du rêve américain. x Avec ce roman « hors cycles » paru en 2004, traduit en français en 2008 par Serge Quadruppani chez Rivages, Valerio Evangelisti posait toutefois une pierre d’importance, proche de son cycle fantastique du « Métal » (qui traitait de l’ère de la guerre de … Lire la suite

Note de lecture : « Gokan » (Diniz Galhos)

Dans un Japon de cinéma, mené à cent à l’heure, le plus hilarant « Mexican standoff » de la littérature. x Publié en 2012 dans la collection NéO des éditions du Cherche-Midi, « Gokan » est le premier roman de Diniz Galhos, jusqu’à présent surtout connu pour sa traduction de l’anglais du « Livre sans nom » et de ses suites, … Lire la suite

Note de lecture : « 1974 », « 1977 », « 1980 », « 1983 » – Le Quatuor du Yorkshire (David Peace)

Un chef d’œuvre radical : la descente d’une humanité aux enfers individuels et collectifs. x x Publié à l’origine en quatre tomes entre 1999 et 2002, traduit en français entre 2002 et 2005 par Daniel Lemoine chez Rivages, le « Quatuor du Yorkshire »  (quatre romans enchaînés, titrés d’après l’année où se déroulent « principalement » les événements racontés … Lire la suite

Note de lecture : « Rom@ » (Stéphane Audeguy)

La ville de Rome parle, alors qu’un jeu vidéo surgit apocalyptiquement dans le réel… Savoureux même si quelque peu inabouti. x Paru en cette « rentrée littéraire » 2011 chez Gallimard, le quatrième roman de Stéphane Audeguy nous entraîne aux côtés d’un narrateur surprenant, la ville de Rome elle-même, qui nous confesse en 200 pages ses hauts, … Lire la suite

Note de lecture : « Le socle des vertiges » (Dieudonné Niangouna)

Machine infernale de rancœurs explosives, servie par une langue violemment brillante. x Créée à Limoges en septembre 2011, vue aux Amandiers en novembre de la même année, publiée simultanément aux Solitaires Intempestifs, cette nouvelle pièce du Congolais (« Brazzaville ») Dieudonné Niangouna, dans une mise en scène musclée (boue, utilisation hypnotique de vidéos montrant l’égorgement festif et … Lire la suite

Note de lecture : « Photo de groupe au bord du fleuve » (Emmanuel Dongala)

Des femmes cassant des cailloux au bord du Congo, héroïnes malgré elles d’un ironique conflit social potentiellement libérateur. x Exilé aux États-Unis depuis le début des années 90 et les troubles graves de son (« petit ») Congo natal, Emmanuel Dongala, auréolé du succès de « Johnny chien méchant » en 2002 (adapté au cinéma sous le titre « Johnny … Lire la suite

Note de lecture : « Vénénome » (Serge Quadruppani)

Sous les surprenants dehors d’une fable désenchantée sur l’écriture, une poésie de l’actualité. x Publié en 2005 chez Métailié, ce roman de Serge Quadruppani, dont le titre tient à une prononciation provençale et chantante du mot final de la locution « In cauda venenum », est de l’aveu même de son auteur l’une de ses œuvres contenant … Lire la suite

Note de lecture : « Lettre à la France nègre » (Yambo Ouologuem)

Un an après (1969), des explications de l’auteur autour de son roman « Le devoir de violence ». x Un an après son « Devoir de violence », le Malien Yambo Ouologuem livrait ce recueil de courts essais, à la fois manifeste littéraire et somme d’explications idéologiques et critiques reprenant les arguments sous-jacents à son roman, à savoir la … Lire la suite

Note de lecture : « Le devoir de violence » (Yambo Ouologuem)

En 1968, par un Malien, la première dénonciation de la complicité de notables africains dans les méfaits de la colonisation européenne. x Lorsque le Malien Yambo Ouologuem publie « Le devoir de violence » en 1968, il obtient le prix Renaudot (une première pour un écrivain africain), déclenche un véritable coup de tonnerre (pour la première fois, … Lire la suite

Note de lecture : « Aden » (Anne-Marie Garat)

Un informaticien de haut niveau réalise la nature de son travail et les raisons de son reniement vis-à-vis de sa famille. x Publié au Seuil et prix Fémina en 1992, le sixième roman d’Anne-Marie Garat, faussement intimiste, explore la mémoire et l’identité familiale comme ressorts de l’être, à travers la figure d’Aden Seliani, informaticien de … Lire la suite