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Notes de lecture 2013

Note de lecture : « The Sunday Books (Les livres du dimanche) » (Mervyn Peake & Michael Moorcock)

Textes de Moorcock sur les dessins de Peake à ses enfants, bel hommage à un maître disparu.

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Sunday Books

Le mythique Mervyn Peake est principalement connu en France pour son écriture, à travers sa fabuleuse trilogie « Gormenghast », sommet du gothique inclassable et de la tendresse cruelle à l’égard de ses personnages. Au Royaume-Uni, tout en étant un auteur culte, admiré, entre autres, par Alasdair Gray, Iain Banks, Michael Moorcock, ou encore Irvine Welsh, il fut aussi un peintre et illustrateur renommé. L’exposition qui lui a été consacrée aux Utopiales 2012, à Nantes, rappelait la richesse de son oeuvre graphique autour de ses illustrations pour « Alice au Pays des Merveilles », tout particulièrement.

Lors de son long séjour sur l’étonnante île anglo-normande de Sercq, alors que ses enfants étaient tout jeunes, il avait l’habitude, entre ses fréquentes absences liées à ses travaux à Londres, de consacrer ses dimanches à peindre pour ses enfants puis à improviser des histoires pour accompagner les dessins. Histoires de pirates, de fantômes, de fantastique, nourries de Lewis Carroll et de James Barrie comme de Walter Scott ou de Robert Louis Stevenson, ces histoires n’ont jamais été retranscrites. Mais lorsque les tableaux et dessins de cette période ont été retrouvés en 2009 par les enfants de Mervyn Peake, Michael Moorcock, vieil ami de la famille, a accepté d’écrire des textes pour les accompagner. Ces « Livres du dimanche », magnifique album cartonné et donc richement illustré, publié en 2010 et traduit la même année chez Denoël Graphic par Lili Sztajn, sont le résultat de cet hommage inattendu.

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Photo : Blog « Une page lue chaque soir… au minimum »

Mettant en scène un imaginaire baroque et farfelu dans lequel les pirates traditionnels, confrontés au quotidien de la modernité, doivent plus ou moins s’adapter, en gardant leurs brutalités ripailleuses, rebelles et cruelles comme leur capacité à incarner les rêves d’enfance, leur fantastique naturel et leur baroque fondamental, ces histoires courtes témoignent à la fois de la tendresse complice entre des enfants et leur père disparu, entre un écrivain âgé et son jeune disciple de l’époque, et d’une persistance thématique toujours apte à conquérir les imaginations, fût=ce en ce début de XXIème siècle pas toujours rêveur ou chaleureux.

Ce qu’en dit Ubik dans feu le Cafard Cosmique est ici. Ce qu’en dit Bruno Para dans noosfere est. Ce qu’en dit Vanessa V. sur ton très beau blog Une page lue chaque soir… au minimum, dédié principalement mais pas uniquement à la littérature jeunesse, est là-bas.

Pour acheter le livre chez Charybde, c’est ici.

À propos de Hugues

Un lecteur, un libraire, entre autres.

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